La Guerre du Son, à Landresse (25) – 19, 20 juillet 2019 – Le 1er jour.

AVIS de MOBILISATION GENERALE ! La Guerre …. du Son est déclarée !

En ce week-end de juillet, comme chaque année depuis 15 ans, les irréductibles Gaulois… heu je veux dire Franc-Comtois, des villages de Landresse et Ouvans sont bien présents sur le champ de bataille !

Voilà plusieurs semaines que tous s’y sont remis : de 7 à 77 ans, et même plus ! Chacun son boulot : il faut déblayer la grange qui recevra la grande scène, préparer l’école primaire qui se transformera en Loges pour les artistes et en espace VIP, faucher le champ qui deviendra la zone ouverte au public, organiser la venue des différents groupes, commander les steacks et les saucisses pour les casse-croûtes, éplucher les pommes de terre pour les frites, trier la salade pour les hamburgers, faire venir les fûts de bière et les palettes de boissons, monter les barrières, préparer la billetterie, descendre mettre des affiches pour les gens du bas (bin oui, là on est déjà sur les premiers plateaux du haut-Doubs, Besançon et Montbé’ c’est en bas!), …j’en passe et des meilleures. Et tout ça avec en tête l’envie de revivre, d’une façon plus moderne et musicale, les frasques du Petit Gibus et ses copains, héros de la « Guerre des Boutons » (de L. Pergaud), qui s’étripaient à la sortie de l’école et se coupaient les boutons et les bretelles dans ces mêmes prairies et sous-bois autour de Longerverne et Velrans (alias Landresse et Ouvans !…)

Vendredi 19 juillet.

Nous voilà arrivés au fin fond de la campagne après ¾ d’heure de routes plus étroites et tortueuses les unes que les autres. Là-bas à la sortie du village, un tracteur barre la route : c’est bon signe, on est arrivés ! Plus qu’à garer la voiture dans le champ de droite, passer chercher les pass photo et c’est parti pour 2 jours de plaisir !

Bon on a raté les FALLEN LILLIES… dommage… mais un vendredi après le boulot, être là-haut pour 19h, c’était trop juste. En même temps, j’ai confiance, elles ont du assurer les filles ! Il faut dire qu’après avoir remporté le tremplin « Voice of Hell » ce printemps et joué sur la Mainstage du Hellfest en ouverture du festival de l’enfer, elles ont un moral de fer et plus rien ne les arrête ! Et puis jouer « à la maison » (ou presque) devant LEUR public, ça doit de toute façon faire chaud au cœur. Elles sont comme ça les Fallen, en janvier elles jouent dans la minuscule salle du Farmer à Lyon pour la 1ère édition du Kikifestival, en juin elles s’offrent une des plus grandes scènes du monde au Hellfest, et en juillet elles montent se perdre à Landresse !! 🙂

Ce vendredi, sur la petite scène, la programmation est gérée par Rockin’chaise. On ne présente plus cette association de Colombier-Fontaine, aux portes du Pays de Montbéliard, qui donne un coup de pouce aux musiciens locaux en leur offrant des locaux de répétitions et toute une infrastructure pour les aider à avancer. C’est DEMON VENDETTA qui lance les hostilités. Mais le temps d’arriver et de discuter un peu à droite à gauche et de passer mettre à jour quelques formalités d’usage, bin je les ai ratés aussi. Je ne peux rien en dire puisque je ne les ai jamais vus ! Ils étaient programmés ce printemps au Rockin’chaise minifest mais se sont décommandés en dernière minute… J’arriverai peut-être à les voir un jour ?!!

Allez, j’affûte l’appareil photo, je place mes bouchons d’oreilles et je me dirige vers la grande scène. BANANE METALIK est annoncé. Pour la sortie de leur nouvel album, leur tournée Européenne (et même un peu plus loin dans les pays de l’Est) passe par Landresse. Originaire de Rennes, ce groupe de Gore’n’Roll comme ils se qualifient, étaient eux aussi au Hellfest il y a quelques semaines seulement ! Décidément ! 😉 Sur scène, des cercueils ouverts placés à la verticale renferment les amplis et quelques bougies, squelettes et autres têtes de morts, des avants-bras sanguinolents fraîchement tranchés maintiennent les micros, l’image de fond de scène fait penser à s’y méprendre à une affiche de film d’horreur… Bref le décor est planté ! Les musiciens arrivent, superbement grimés tels des morts vivants revenus de leur dernier banquet entre amis : des traces rouges de sang jusque sur les vêtements, des plaies béantes, des yeux blancs, des lèvres noires,… whaou ! On n’aurait pas envie de les croiser au coin d’un bois, mais… superbe boulot de maquillage. Le set démarre sur le même ton : du punk rock décoiffant et un échange avec le public omniprésent. D’ailleurs, à peine 5 mn passées que le leader invitait le public à monter sur scène ! Une bonne vingtaine de personnes les a donc rejoint, faisant encore monter l’ambiance d’un cran. La foule n’est pas énorme devant la scène, et pourtant, ils arrivent déjà à lancer des Slams ! Quelle ambiance ! Pas besoin de 10000 personnes devant une scène pour prouver qu’à Landresse, le public de Metaleux sait s’amuser. Et le week-end ne fait que commencer !

Allez, on reprend son souffle, on passe à la buvette et on va voir un peu ce qui se passe sur la petite scène. C’est MEMBRANE qui prend le relais après les Bananes. Alors petite scène peut-être, mais en attendant, ça ne rigole pas pour autant au niveau de la prog. Originaire de Vesoul (70), le groupe qui a déjà joué un peu partout en France, s’est carrément offert cette année une tournée en Russie avant de poser le matos à la Guerre du Son ! Qualifié habituellement de Hardcore et Noise rock, ils ont fait un peu évoluer leur style dans leur nouvel album sorti en début d’année. Le set de ce soir donne un échantillon de leur style musical, agrémenté de quelques notes folks, sludge, voire des consonances gothiques…

Retour sur la Grande Scène. Je passe la main à Yannick pour vous parler de NO ONE IS INNOCENT.

On ne les présente plus. Ils ont énormément tourné ces derniers mois. Alors, même si on revoit les mêmes postures de chacun (Kemar, le frontman, qui prend Shanka, le guitariste par le cou, ou Shanka se penchant en arrière en embrassant sa guitare,…), leur rock engagé marche toujours aussi bien, et le public est survolté. Les fans sont bien là ! Les lumières étaient malheureusement bien sombres une bonne partie de leur set. Dommage. Prestation énergique, le groupe a bien transpiré (et fait transpirer), et s’est démené tout au long du set. On a eu droit, entre autres, à des classiques comme « La Peau », « Silencio », mais aussi bien sûr des titres de leur dernier album (« Frankenstein », sorti en 2018) comme « La Gloire du Marché » et « Ali (King of the Ring) ». Le public en est sorti bien énervé, près à en découdre pour le groupe suivant de la scène principale : « Soulfly ».

En pendant ce temps, ASSIGNED FATE a terminé ses balances. Moi, j’arrive trop tard pour me faufiler en bord de scène pour faire des photos : le public s’est déjà agglutiné et ça pogote dès les premières notes ! Les Pontissaliens ne font pas dans la dentelle. Ils envoient du lourd et les 2 chanteurs donnent une note originale au style du groupe. C’est un Metal agressif voire hargneux, les riffs sont intéressants, les solos bien ficelés : le set est bref mais bon !

A la Guerre du Son, perdu au milieu des prés, un gros bus-tour s’est garé devant l’école. On se demande presque comment il est arrivé jusque là par les toutes petites routes. SOULFLY est dans la place les amis ! Je laisse le soin à Franck, grand fan de Max Cavalera, de vous en parler :

Concert raté en 2018 à la Poudrière de Belfort, c’était l’occasion ou jamais de retrouver Max et sa bande, au milieu de la campagne franc-comtoise…… Qui aurait imaginé qu’ils puissent être là en ce vendredi soir de juillet, en ce lieu paumé mais…… si réputé désormais….., merciiiiii la Prog’.

Soulfly, c’est avant tout, un homme…… Max CAVALERA, digne créateur avec son frère Igor du Groupe de métal oh combien célèbre, Sepultura.

Je dis un homme, car bon nombre de musiciens sont venus composer le combo depuis sa création en 1997, même Dave ELLEFSON, bassiste de Megadeth est venu s’y frotter…..

Soulfly, c’est un homme, mais aussi un style musical, le Tribal Métal. Ce style que Max CAVALERA inaugurera lors de son dernier album avec Sepultura, « ROOTS ».

Inspiré des rythmes et musiques tribaux brésiliens, que le groupe a découvert lors de leurs nombreuses rencontres avec les peuplades autochtones de la forêt brésilienne (tribu des kayapos entre autre….), cet album ouvrira la porte au style marqué de Soulfly…. On est d’accord, il « gueule » toujours autant notre Max, mais l’intégration d’instruments traditionnels comme le berimbau par exemple, va apporter ce petit plus et donner un petit peu d’exotisme à la sauvagerie sonore du groupe, plutôt rangé dans la catégorie trash metal voire Nu metal….

Le groupe est aujourd’hui à la tête de 11 albums (plutôt fertile l’esprit du Max en 20 ans d’existence), dont le premier « Soulfly » et le second « Primitive », restent les plus riches musicalement parlant, en tout cas, les plus marquants. Et ce sera un vrai plaisir de voir des morceaux de ces mêmes albums, joués sur la grande scène de la Guerre du Son. Les albums suivants, jusqu’à « Prophecy » en 2004, resteront dans cet esprit tribal, avant que le groupe ne revienne à un metal plus classique, dès 2005 avec « Dark Ages ».

Ouiiiiiii, merci Max pour les « Tribe », « No Hope = No Fear », « Primitive » et autre « Bleed….. », tous ces morceaux qui firent la réputation du groupe et de ce style metal si particulier. Par contre, fort est de constater que la voix n’était pas là, je pense sincèrement que le temps ne joue pas en faveur des cordes vocales quand on s’aventure dans ce style musical….. Mais bon tant, pis, c’est bien Max CAVALERA qui est en face de nous, et quand on connaît son histoire, on se dit qu’on a de la chance d’être là. Car Max CAVALERA, c’est une vie bien tourmentée avec son lot de tragédies familiales, de séparation, de reconstruction, d’engagement politique……une légende quoi…….

Le groupe, dans sa dernière composition, c’est Marc RIZZO à la guitare (et ça crayonne grave sur sa 7 cordes….), Zyon CAVALERA à la batterie (le fils de Max…..) et Myke LEON à la basse.

La foule ne s’y trompe pas, et c’est une vraie fusion qui s’installera entre elle et l’hôte de 23h30 de cette soirée pleine de furie métallique.

Je (Lola) reprends la plume… Il commence à se faire tard. Je suis montée me poser au stand de Metal in Franche-Comté en compagnie de Jérôme et Marion. Des amis sont passés nous voir, on a discuté, refait un peu le monde, et pendant ce temps, LE MASSACRE jouait dans le lointain sur la scène B… C’est ça aussi la vie de festivalier.

La soirée se terminera avec IPHAZE, groupe Toulousain de musique électro mêlant de la vidéo à son live. Je ne doute pas que ce soient des pointures dans leur domaine, mais au milieu de tous ces groupes Metal, Punk, Hardcore et autre, on ne comprend pas trop bien le fil d’idée des programmateurs du festival en leur proposant de clôturer la 1ere soirée… J’écoute 2 ou 3 morceaux depuis le pit en prenant quelques photos et on lève le camp ! A demain !!

Crédits Photos : Franck Lamberthod, Yannick Bredent, Laurence AMIELH

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Les Gueules de Bois, le 31 août ! Dans le Jura !!

Les Gueules de Bois ! 1ère édition du festival les samedi 31 août et dimanche 1er septembre 2019 à Legna (Commune de Valzin en Petite Montagne) dans le Jura ! Bois, Musique et BMX.

Samedi:
– Concerts en plein air
– Contest BMX
– Décoration boisée

Dimanche (gratuit) :
– Un marché artisanal sur le bois
– Tournoi de molkky
– Jeux en bois pour enfants avec animations

Artistes de la première édition du 31 Août :
– Les Fatals Picards
– Didier Super et son groupe Discount
– Guerilla Poubelle
– Gunther Tarp
– Dudy

Billetterie : www.weezevent.com/festival-les-gueules-de-bois
Site internet : www.festivalgueulesdebois.com

Venez-y, sinon vous y serez pas !

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Les Festivals du Printemps et de l’Eté 2019

Un petit récapitulatif des festivals du printemps et de l’été 2019. Pour plus d’informations cliquer sur les affiches.

La Guerre du Son - "lance l'assaut" le 27 avril à l'Atelier des Môles de Montbéliard (25)
Lac en Zik le 10 et 11 mai à Vaivre et Montoille (70)
Ebulli'son le 17 et 18 mai 2019 à Montfaucon (25)
BockSons Festi'Val le 17 et 18 mai à Valentigney (25)
OUTCH! Extreme Metal Festival le 24 et 25 mai à La Niche du Chien à Plumes à Dommarien(52)
Le Bruit du Renard le 31 mai et 1er juin à Seloncourt (25)
Rolling Saône le 30, 31 mai et 1er juin à Gray (70)
Montbout'd'Son le 1er juin à Montbouton (90)
Pop'Cornes Festival le 7 juin (mais aussi le 8 et 9) à Le Russey (25)
Rockalissimo le 14 et 15 juin à Dole (39)
Forest Fest Open Air le 12 et 13 juillet à Chevenez (Suisse)
La Guerre du Son le 19 et 20 juillet à Landresse (25)
Le Pied Orange le 26, 27 et 28 juillet Chez Narcisse à Le Val-D'Ajol (88)
Music'En Brousse le 28 et 29 juillet à Jussey (70)
Colombe'in Rock le 14 août à Colombe-lès-Vesoul (70)
Sapins Barbus le 16 et 17 août à Dommartin-lès-Remiremont (88)
Les Gueules de Bois le 31 août et 1er septembre à Légna (39 – Valzin en petite Montagne)
Le Swamp Fest le 6 et 7 septembre à l'aérodrome de Besançon - Thise (25)
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SWAMP FEST #1 : brasier du rock dans le bayou – 2ème jour du festival

    On retrouve Steph, nouvellement arrivée dans l’équipe, qui vous livre son ressenti sur le deuxième jour du Swamp Fest. Au programme Chicken Diamond, Josh Hoyer & Soul Colossal, Desana, Mars Red Sky, Jim Jones & the Righteous Mind et Hillbillies.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 2

    De retour dans le bayou de Thise, nous voilà prêts à en découdre avec les 6 nouveaux groupes invités à fouler la scène à peine refroidie du Swamp Fest… Sauf que par un malencontreux malentendu, ce ne sont que les dernières notes de Chicken Diamond que j’entends en arrivant, persuadée que les concerts commençaient à la même heure que la veille ! C’est donc par une grande frustration de ne pas avoir pu découvrir de ce one-man-band que je commence l’épisode 2. Espérons que le multi-instrumentiste ramènera son blues funk dans les environs prochainement…

Chicken Diamond

    Réaction de base face à la déception, je me rue vers le stand miamesque, histoire de ne pas subir l’immense file d’attente observée la veille à l’heure où tous les estomacs cherchaient la paix…A l’instar de la programmation musicale, la qualité gustative est là aussi plus qu’au rendez-vous, et ce n’est pas pour déplaire aux rockers présents, merci aux artisans présents qui ont su prendre soin de nos papilles.

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  Mais comme ce n’est pas une critique gastronomique que vous lisez, revenons-en au son…

    Les Etats-Unis (Lincoln, Nebraska) débarquent devant un public déjà plus dense que la veille à la même heure. Josh Hoyer accompagné de son Soul Colossal s’installe sur la scène franc-comtoise. Sachant qu’ils arrivent de l’Autriche et s’apprêtent à rallier l’Espagne pour continuer leur tournée, il est bien chouette qu’ils aient fait étape ici pour nous balancer leur soul électrique mâtinée de funk et R&B…Et ils captent l’audience très rapidement, car leur énergie et leur plaisir d’être là sont contagieux. Le frontman alterne la position assise devant ses keyboards avec des passages debout à venir chauffer la fosse, sous son chapeau inébranlable malgré les secousses, ou à encourager son trompettiste. Et les 4 musiciens ne sont pas en reste, tous très généreux et en contact régulier avec le public. Un set de quasiment 1 heure où l’on ne voit pas le temps passer, qui se termine en apothéose avec un solo du batteur. La plaine de Thise reprend des faux airs d’Amérique du Nord et s’enfonce dans la nuit qui promet d’être encore longue (mais pas plus chaude que la veille !).

Josh Hoyer & Soul Colossal
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    Une fois la diffusion vidéo mise en route et réglée en 2 temps 3 mouvements, les locaux du jour investissent le plateau éclairé en fond de scène par l’Alligator en chemise à carreaux emblématique : Desana, trio bisontin d’indie rock, avec Kayou, sans souci remis de sa prestation de la veille (si, si, il double la mise au Swamp Fest !) Après avoir déjà écumé pas mal de scènes de festival de la région tout cet été, il tient la forme ! Increvable, oserais-je dire aussi, Incontournable de l’été 2018 ! Avec Ben au chant et Steph à la batterie, ils nous promettent tous les trois de nous asséner un « son ultra gras distillé à grands coups de bottes dans ta gueule », alors je ne vous fais pas de photo (pis des pros sont présents pour faire le taf bien mieux que moi! d’ailleurs allez vite les voir), ça envoie… Un set ultra-vitaminé qui excite encore bien plus la fosse qui n’attend que ça. S’il y avait dû y avoir une coupure de courant, c’est bien sur leur prestation qu’on n’aurait pas été étonnés que ça arrive, mais là encore, le talent de l’orga et des techniciens (là ou d’autres, jaloux, diraient « la chance du débutant ») a permis d’éviter cet aléa assez classique des festoches électrifiés.

Desana
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    Le temps de laisser les marques de leurs grolles s’effacer de nos joues rouges, c’est de nouveau un trio qui s’avance, des Bordelais cette fois, à savoir le groupe de stoner psyché Mars Red Sky, en pleine tournée d’été commencée depuis mai avec un impressionnant nombre de dates et de villes européennes visitées. Et on peut dire que les empreintes de Desana ont largement eu le temps de disparaître de nos tronches, car pour la 1ère fois depuis le début du fest, le rythme et l’énergie bien rock font place à une atmosphère beaucoup plus planante et psychédélique. Un vrai repos pour nos tympans qui sont quand même bien câlinés. Un brin de lassitude vers la fin du set semble parcourir le public trop habitué à trépigner mais ce fût une bien belle chance de revoir ce groupe de 10 ans d’âge dans les parages (Méline Rock 2012 pour ceux qui y étaient !).

Mars Red Sky

    Après ce répit de beats et de remuage des jambes, retour au rock’n blues avec les Britanniques, Jim Jones & the Righteous Mind (ouais, le nom n’est pas simple, et les décrire non plus). Pour les avoir découverts à la soirée Halloween du Moloco l’an dernier, je m’attends de nouveau à un grand moment, et je ne suis pas la seule (« IMMANQUABLE » sur le flyer du Swamp Fest, c’est clair ?). Les braises dans le public n’étaient pas encore refroidies et le feu reprend très vite dans la fosse. C’est l’heure de ma seconde douche à la bière et le moment de bien ré-agripper les barrières devant la scène. Ca remue autant sur et devant la scène. Lookés comme jamais et à fond sur leurs instruments respectifs, ils sont à la hauteur des attentes et nous amènent vers 1h du mat’ sans temps mort ! Un grand moment…

Jim Jones & the Righteous Mind
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    C’est enfin l’heure du 12ème et dernier groupe invité par la Heavy Gators’team, et nous replongeons plusieurs décennies en arrière, dans le rockabilly, avec l’arrivée des Hillbillies, de leur contrebasse, de leurs fringues typiques de l’époque et de leur cheveux gominés à souhait. Mais peut-être pas suffisamment, car les bananes sont très vite baladées de gauche à droite tout comme nos têtes ou nos hanches. Qui aurait pensé que ça swinguait autant à Dijon ? Y a pas à dire, un contrebassiste qui slappe, ça a de l’allure ! Les Hillbillies alternent leurs compos avec des reprises et mettent fin à cette seconde (et déjà dernièèèèèère, arf) journée du Swamp Fest avec un talent qui leur promet un bel avenir.

Hillbillies
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    Comment conclure autrement ce report qu’en multipliant les félicitations à l’ensemble de ceux qui ont réussi à monter ce festival rock aux portes de Besançon, dans un lieu improbable, avec une programmation démentielle pour une première édition, qu’en remerciant tous les artistes qui ont relevé le défi et tous les bénévoles, encadrants et techniciens qui ont assuré, sans fausse note. On se dit rendez-vous pour la saison 2 hein ? Obligés les gars… Bye bye au Bayou…

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

Publications associées :

◊ [LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

◊ [INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Chicken Diamond

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Desana

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SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

    Elle nous suit depuis le début, elle nous a souvent accompagné dans les festivals et concerts, c’est donc avec un grand plaisir qu’on vous offre le  premier report de Steph.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 1

    Assister à la naissance d’un nouveau festival, c’est assez rare dans nos contrées, et c’est déjà remarquable et louable en soi, mais l’association Heavy Gators et sa flopée de bénévoles au top du top ont enfanté cette 1ère édition du Swamp Fest avec un tel brio qu’on ne peut qu’applaudir, se réjouir de ce week-end réussi et lui souhaiter longue vie. C’est d’ailleurs de tels compliments unanimes et clairement sincères qu’on a pu entendre de la part de chacun des 12 groupes programmés. Eh oui, 12 groupes ! Rien que ça ! Une prog très axée rock’n roll, dans plusieurs dérivés, mais restant homogène dans le style (à l’inverse de nombreux festivals qui cèdent au choix de mixer des styles très différents dans une même journée, hélas à mon goût !).

    Alors que s’est-il passé ces 7 et 8 septembre 2018, aux portes de Besançon… Pour ceux qui ne connaissaient pas (c’était mon cas…), l’arrivée sur le site de l’aérodrome de Thise est assez impressionnante : une vaste plaine, des hangars typiques, un arrière-plan montagneux, et le site du Swamp Fest implanté là au milieu, sous le soleil (non négligeable!). Un immense lieu de parking juste à deux pas de l’entrée, et une sensation qu’il va se passer quelque chose d’unique, parce que le lieu est unique et la prog alléchante…

    Entrons dans le vif du sujet. Après le passage par la billetterie, accueillis par des bénévoles souriants et très arrangeants (même quand on n’a pas son billet imprimé avec soi, vive la technologie!), nous voici entrés dans le « bayou », où s’alternent des stands classiques de merchandising, de prévention, le bar immmmmense, deux (bien trop petits) stands de nourriture, un peu plus originale que les sempiternels sandwiches chipo-merguez-hamburger qu’on a avalés tout l’été en festival (et que ça fait du bien d’avoir d’autres choix !), avec des stands d’artisans et exposants, et même un barbier ! Le tout encadré d’alligators bienveillants tout autour, emmenant vers la grande scène où les hostilités commencent aussitôt.

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    C’est Electric Worry, les locaux, qui ont l’honneur de fouler en premier la scène et de lancer la Swamp Fest dès 19h15, devant un public encore un peu clairsemé (mais ça ne durera pas!). Le power trio de Besançon, qui fête ses 10 ans d’âge, trouve là l’occasion de rejouer ensemble en live, après avoir écumé les scènes avec leurs autres projets musicaux, et c’est un vrai plaisir de les revoir. Le public ne s’y trompe pas et ne tarde pas à se rapprocher. Alternant des titres de leurs 2 EP et des nouveautés tout au long de leur (petit) set de 35 nmn, Electric Worry chauffe la foule comme il faut avant de laisser place aux parisiens de Wooden Shields.

Electric Worry

    Après un changement assez express, diablement bien animé par la scène VIP trônant sur le côté de la scène qui ne cessera, durant tout le WE, de diffuser des trèèèès bons titres (rock’n roll of course!) avec de vrais disques qui tournent !, un nouveau trio s’accapare la scène. Wooden Shields est une belle découverte, pour ma part, qui nous diffuse un heavy rock aux racines de blues rondement mené. Où quand la plaine de Thise prend des airs de Grand Ouest sauvage, sur fond de soleil couchant…et qu’on se prendrait presque un ptit blues des vacances ! C’est un featuring avec Victor (de Dirty Deep), à l’harmonica, qui clôt leur prestation avec fougue ! Et là, on se dit qu’il n’y a pas de doutes, la soirée promet d’être sacrément bonne…

Wooden Shields
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    Et ça n’a pas raté : la CLAQUE de la soirée, ce fut le set des Irlandais de The Bonnevilles, un guitariste et un batteur, à la méga classe vestimentaire (chemise blanche, cravate et pantalon noir), qui, dès les premières justify, vous envoient un son punk rock qui prouve immédiatement qu’ils ne sont pas venus pour assister à une cérémonie guindée. Une prestation sans temps mort, qui met le feu au public déjà bien massif et massé devant les barrières. Je dois bien l’avouer sans honte, j’ai ADORE, et je pense qu’on était un bien grand nombre à penser la même chose ! Vivement qu’ils reviennent réveiller la Franche-Comté qui n’était pas présente vendredi soir, car ça fait un bien fou !

The Bonnevilles
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Et dire que ce n’était pas fini…Encore 3 groupes trépignent pour participer à cette première soirée.

    C’est donc le tour des Washington Dead Cats de faire bouger la foule, et ils ont su faire ! Là, côté look, c’est l’imprimé sauvage qui fait son apparition et on vire dans un punkabilly maîtrisé (30 ans d’ancienneté quand même ! Ils ne le font pas…). La fosse s’anime sévèrement, et j’ai droit à une première douche à la bière, les risques du 1er rang remué par les pogos de l’arrière… Soyons positifs, ça rafraîchit ! (la température extérieure aussi, fichtre…restons groupés). Pendant ce temps là, les Wash nous emmènent dans leur monde éclectique, à bord de leur « fusée intergalactique pailletée or », la classe quoi… oui, même quand le chanteur quitte son pantalon et nous expose son caleçon imprimé léopard, il garde le style et le naturel de sa folie ! Ca doit être ça, l’énergie d’un chat mort…Un rappel scandé avec force permet de retrouver le groupe, son chanteur, avec son pantalon (ah bah non, finalement, il le retire assez vite…) pour un dernier titre et un petit slam dans la foule, roaAaAArrrrR.

Washington Dead Cats
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    En attendant que le groupe suivant s’installe, on essaie de retrouver son calme, mais les interludes musicaux sont toujours aussi survoltés et impossible de rester en place la moindre seconde. Les fans se rapprochent rapidement et là je capte derrière moi la phrase (masculine qui plus est!) qui résume bien la soirée : « T’imagines un orgasme de 45 mn, ben c’est ça un concert de Dirty Deep ». Je ne l’aurais pas forcément exprimé comme ça, mais pour avoir la chance de les avoir vus sur scène 3 ou 4 fois depuis l’an dernier, à plusieurs festivals ou en salles, je sais déjà que la prestation saura en effet procurer un grand plaisir (aux oreilles et aux yeux). Ceux qui ont été choisis pour être les parrains du Swamp Fest seront à la hauteur de ce titre et nous distilleront leur trash blues folk rock avec classe, justesse, et une belle symbiose entre les 3 Strasbourgeois. Tel un baiser diabolique, ils nous absorbent le reste d’énergie qu’il nous reste après toutes ces décibels, parce qu’il est impossible de ne pas danser, sauter et remuer quand ils se donnent autant devant et pour nous.

Dirty Deep

    Alors forcément, après une telle débauche de (booooon) son, quand il est quasiment 1h du mat’, et que le sixième et dernier groupe de la soirée se présente, une partie du public s’est en partie volatilisée… fatigués, exténués, comblés ? Cela n’empêchera pas Jäger Blaster de balancer son fuzzy stoner progressif, pour les survivants encore présents. Là encore, un plaisir de retrouver Jeff sur scène avec cette formation, lui qu’on a eu plus récemment l’occasion de voir en solo ou en kilt avec ses acolytes des Korrigan Celtics. Il porte donc toujours très bien aussi le pantalon (il l’a gardé sur lui, lui!) et le chant stoner. Les Jäger ont pu clôturer un peu plus en douceur, quoique nerveusement quand même parfois, cette géniale première soirée. Il ne restait plus qu’à affronter une petite heure de route pour rentrer et se glisser au lit avant de remettre ça le lendemain, boostés comme jamais.

Jäger Blaster
    L’épisode 2 de nos aventures dans les marais rock Bisontins est à suivre…essayons de dormir !

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

Publications associées :

[LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : brasier du rock dans le bayou – 2ème jour du festival

[INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

[INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Electric Worry

[INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Wooden Shields

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Jäger Blaster

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Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

1/Swamp fest, qu’est ce qui se cache derrière ce nom ?

Derrière ce nom se cache un Nouveau Festival dédié au rock’n’roll et ses dérivés.

Et qui sont les individus un peu fou pour mettre sur pied un tel festival ?

Des personnes comme tout le monde qui ont juste envie de donner sa place au rock’n’roll indépendant et le faire partager. Le Noyau dur est constitué de 6 personnes (Petit Pierre-Yves/Petit david/Rogez Benjamin/Babé Lilian/Reaubourg Amaury et moi même Longin max) et au fur et à mesure on a ajouté 3 personnes importantes (Rosa Fabre alias Cerise la Castagne pour l’illustration, Ornella Salvi pour la communication et surtout notre Régisseur Général Fellmann Tibo)

Lilian, Amaury, Dadou, Ornella, Pierre-Yves, Ben et Max. Il ne manque que Cerise La Castagne

2/Une fois passée la surprise d un tel festival, on se demande un peu ce que on va y trouver. A quoi va ressembler le site ?

Merde, la surprise est déjà passée….haha

Le festival se situe sur l’aérodrome de Thise-Besançon (aux portes de Besançon). Il y aura évidemment une Scène qui est la pièce Maitresse, mais aussi tout une Ambiance Bayou grâce a l’équipe Déco menée par Amaury. Il y aura à boire et à manger (Local), un camping pour ne pas avoir à reprendre le volant.

Des stands exposants seront la aussi: Brocante avec Crane D’ange, Vinyles avec la Main dans le Bac, un Barbier et un tatoueur qui évidement ne tatouera pas pour des raisons d’hygiène mais présentera son taf au public.

3/La programmation s’annonce très Rock, comment s’est fait le choix des groupes ?

Le choix des groupes…. Bonne question!

On a tous préparé une liste de ce qu’on aimerait voir jouer sur cet évènement. Démarcher les groupes pour savoir qui tourne ou est dispo à ces dates, et ensuite les convaincre de prendre part à ce nouvel évènement.

4/Dès l annonce du fest le choix du lieu m’a semblé ideal, comment avez vous pu avoir l aérodrome de thise?

Ha ça!!! On a monté le projet sur papier, on l’a présenté aux personnes concernées par ce lieu et fait la demande. Ça ne c’est pas fait en une seul fois….

Pas peur d une inondation surprise ?

Perso je n’ai jamais vu ce terrain inondé début septembre d’où le choix de la date (Petit clin d’œil a David ), du moins une des raisons.

Pourra t on approcher des hangars ?

Les Hangars seront mis en avant avec de la lumière mais il ne sera pas possible de s’en approcher.  A la base notre projet était de mettre la scène devant les hangars et les utiliser en fond, mais pour des raisons de travaux qui étaient prévus pour cet été on a décalé le site sur l’herbe.

Aussi, techniquement cela aurait bloqué l’activité de l’aéroclub pour plus d’une semaine ce qui est trop pour eux! On leur bloque déjà 2 jours d’exploitation !

 

5/Cette année est bien entendu une étape test et on espère vivement que ça dure, quel serait les groupes que tu aimerais avoir sur la prochaine affiche ?

Oui on va déjà faire la première et son bilan et après on verra. Mais il y a tellement de groupes que l’on aimerait faire !

Je pose juste une petite liste loin d’être exhaustive….:

Clutch, Left lane Cruisers, The Monsters, James Leg, Sasquash, Monster Truck, Black Rebel Motorcycle Club, Radio Moscow, Sea Sick Steve, Jack White et tellement d’autres…..

6/Parlons fonctionnement, quelles associations vont bosser avec vous sur le festival ?

On a monté une Association qui s’appelle Heavy Gators pour gérer le festival. Après énormément d’asso nous soutiennent et partage notre événement….. mais la liste est longue et j’ai peur d’en oublier….

Et question qu’on pose a tous les Fest, y a t il un stand vege/Vegan ?

Des frites tu veux dire? (ndlr :lol on me le fait souvent ça).Oui Il y en aura. Il y aura une option pour les végétariens mais Vegan c’est un peu plus compliqué…. (pas d’accord, si végétarien il y a, suffit juste de mettre le fromage en option si c’est ce qui est prévu)

7/Le swamp fest est le seul Fest typé Rock sur Besançon depuis un bon moment, à ton avis pourquoi personne n avait osé se lancer ?

Peut être parce que personne n’est aussi con que nous!! Haha

Le rock’n’roll de nos jours c’est de plus en plus difficile, surtout pour nous qui voulons promouvoir les groupes plutôt indépendants et faire de la découverte

8/Je te laisse le mot de la fin et a bientôt dans le bayou.

On vous attend dans le Bayou pour une bonne dose de Rock’n’Roll… Prenez vos places sur www.weezevent.com/swamp-fest car notre capacité est limitée…

Aussi pour les Moins de 13 ans c’est gratos (accompagnés évidement) et pour les moins de 18 ans c’est tarif réduit sur place…

Rouler bourré nuis à la santé des autres alors restez sur le camping qui sera animé le samedi après-midi….

Merci Metal en Franche-Comté

Max

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