Elle nous suit depuis le début, elle nous a souvent accompagné dans les festivals et concerts, c’est donc avec un grand plaisir qu’on vous offre le  premier report de Steph.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 1

    Assister à la naissance d’un nouveau festival, c’est assez rare dans nos contrées, et c’est déjà remarquable et louable en soi, mais l’association Heavy Gators et sa flopée de bénévoles au top du top ont enfanté cette 1ère édition du Swamp Fest avec un tel brio qu’on ne peut qu’applaudir, se réjouir de ce week-end réussi et lui souhaiter longue vie. C’est d’ailleurs de tels compliments unanimes et clairement sincères qu’on a pu entendre de la part de chacun des 12 groupes programmés. Eh oui, 12 groupes ! Rien que ça ! Une prog très axée rock’n roll, dans plusieurs dérivés, mais restant homogène dans le style (à l’inverse de nombreux festivals qui cèdent au choix de mixer des styles très différents dans une même journée, hélas à mon goût !).

    Alors que s’est-il passé ces 7 et 8 septembre 2018, aux portes de Besançon… Pour ceux qui ne connaissaient pas (c’était mon cas…), l’arrivée sur le site de l’aérodrome de Thise est assez impressionnante : une vaste plaine, des hangars typiques, un arrière-plan montagneux, et le site du Swamp Fest implanté là au milieu, sous le soleil (non négligeable!). Un immense lieu de parking juste à deux pas de l’entrée, et une sensation qu’il va se passer quelque chose d’unique, parce que le lieu est unique et la prog alléchante…

    Entrons dans le vif du sujet. Après le passage par la billetterie, accueillis par des bénévoles souriants et très arrangeants (même quand on n’a pas son billet imprimé avec soi, vive la technologie!), nous voici entrés dans le « bayou », où s’alternent des stands classiques de merchandising, de prévention, le bar immmmmense, deux (bien trop petits) stands de nourriture, un peu plus originale que les sempiternels sandwiches chipo-merguez-hamburger qu’on a avalés tout l’été en festival (et que ça fait du bien d’avoir d’autres choix !), avec des stands d’artisans et exposants, et même un barbier ! Le tout encadré d’alligators bienveillants tout autour, emmenant vers la grande scène où les hostilités commencent aussitôt.

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    C’est Electric Worry, les locaux, qui ont l’honneur de fouler en premier la scène et de lancer la Swamp Fest dès 19h15, devant un public encore un peu clairsemé (mais ça ne durera pas!). Le power trio de Besançon, qui fête ses 10 ans d’âge, trouve là l’occasion de rejouer ensemble en live, après avoir écumé les scènes avec leurs autres projets musicaux, et c’est un vrai plaisir de les revoir. Le public ne s’y trompe pas et ne tarde pas à se rapprocher. Alternant des titres de leurs 2 EP et des nouveautés tout au long de leur (petit) set de 35 nmn, Electric Worry chauffe la foule comme il faut avant de laisser place aux parisiens de Wooden Shields.

Electric Worry

    Après un changement assez express, diablement bien animé par la scène VIP trônant sur le côté de la scène qui ne cessera, durant tout le WE, de diffuser des trèèèès bons titres (rock’n roll of course!) avec de vrais disques qui tournent !, un nouveau trio s’accapare la scène. Wooden Shields est une belle découverte, pour ma part, qui nous diffuse un heavy rock aux racines de blues rondement mené. Où quand la plaine de Thise prend des airs de Grand Ouest sauvage, sur fond de soleil couchant…et qu’on se prendrait presque un ptit blues des vacances ! C’est un featuring avec Victor (de Dirty Deep), à l’harmonica, qui clôt leur prestation avec fougue ! Et là, on se dit qu’il n’y a pas de doutes, la soirée promet d’être sacrément bonne…

Wooden Shields
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    Et ça n’a pas raté : la CLAQUE de la soirée, ce fut le set des Irlandais de The Bonnevilles, un guitariste et un batteur, à la méga classe vestimentaire (chemise blanche, cravate et pantalon noir), qui, dès les premières justify, vous envoient un son punk rock qui prouve immédiatement qu’ils ne sont pas venus pour assister à une cérémonie guindée. Une prestation sans temps mort, qui met le feu au public déjà bien massif et massé devant les barrières. Je dois bien l’avouer sans honte, j’ai ADORE, et je pense qu’on était un bien grand nombre à penser la même chose ! Vivement qu’ils reviennent réveiller la Franche-Comté qui n’était pas présente vendredi soir, car ça fait un bien fou !

The Bonnevilles
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Et dire que ce n’était pas fini…Encore 3 groupes trépignent pour participer à cette première soirée.

    C’est donc le tour des Washington Dead Cats de faire bouger la foule, et ils ont su faire ! Là, côté look, c’est l’imprimé sauvage qui fait son apparition et on vire dans un punkabilly maîtrisé (30 ans d’ancienneté quand même ! Ils ne le font pas…). La fosse s’anime sévèrement, et j’ai droit à une première douche à la bière, les risques du 1er rang remué par les pogos de l’arrière… Soyons positifs, ça rafraîchit ! (la température extérieure aussi, fichtre…restons groupés). Pendant ce temps là, les Wash nous emmènent dans leur monde éclectique, à bord de leur « fusée intergalactique pailletée or », la classe quoi… oui, même quand le chanteur quitte son pantalon et nous expose son caleçon imprimé léopard, il garde le style et le naturel de sa folie ! Ca doit être ça, l’énergie d’un chat mort…Un rappel scandé avec force permet de retrouver le groupe, son chanteur, avec son pantalon (ah bah non, finalement, il le retire assez vite…) pour un dernier titre et un petit slam dans la foule, roaAaAArrrrR.

Washington Dead Cats
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    En attendant que le groupe suivant s’installe, on essaie de retrouver son calme, mais les interludes musicaux sont toujours aussi survoltés et impossible de rester en place la moindre seconde. Les fans se rapprochent rapidement et là je capte derrière moi la phrase (masculine qui plus est!) qui résume bien la soirée : « T’imagines un orgasme de 45 mn, ben c’est ça un concert de Dirty Deep ». Je ne l’aurais pas forcément exprimé comme ça, mais pour avoir la chance de les avoir vus sur scène 3 ou 4 fois depuis l’an dernier, à plusieurs festivals ou en salles, je sais déjà que la prestation saura en effet procurer un grand plaisir (aux oreilles et aux yeux). Ceux qui ont été choisis pour être les parrains du Swamp Fest seront à la hauteur de ce titre et nous distilleront leur trash blues folk rock avec classe, justesse, et une belle symbiose entre les 3 Strasbourgeois. Tel un baiser diabolique, ils nous absorbent le reste d’énergie qu’il nous reste après toutes ces décibels, parce qu’il est impossible de ne pas danser, sauter et remuer quand ils se donnent autant devant et pour nous.

Dirty Deep

    Alors forcément, après une telle débauche de (booooon) son, quand il est quasiment 1h du mat’, et que le sixième et dernier groupe de la soirée se présente, une partie du public s’est en partie volatilisée… fatigués, exténués, comblés ? Cela n’empêchera pas Jäger Blaster de balancer son fuzzy stoner progressif, pour les survivants encore présents. Là encore, un plaisir de retrouver Jeff sur scène avec cette formation, lui qu’on a eu plus récemment l’occasion de voir en solo ou en kilt avec ses acolytes des Korrigan Celtics. Il porte donc toujours très bien aussi le pantalon (il l’a gardé sur lui, lui!) et le chant stoner. Les Jäger ont pu clôturer un peu plus en douceur, quoique nerveusement quand même parfois, cette géniale première soirée. Il ne restait plus qu’à affronter une petite heure de route pour rentrer et se glisser au lit avant de remettre ça le lendemain, boostés comme jamais.

Jäger Blaster
    L’épisode 2 de nos aventures dans les marais rock Bisontins est à suivre…essayons de dormir !

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

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  Au programme : Alestorm, Sticky Boys, Snap Border, Dirty Deep, Dictracy Lords, et Rock or Bust AC/DC Cover band

    Après deux heures de route depuis Besançon (25) me revoilà sur le site des Sapins Barbus. Côté météo, si la journée de la veille nous avons quelques gouttes éparses, ce samedi est splendide le soleil est au rendez-vous. Quant aux festivaliers, la foule est moins dense cependant je suis arrivée en avance, il n’y a pas d’inquiétude à avoir la clairière va se remplir doucement au cours de la soirée avec petits conifères déchaînés.

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    Je m’accorde une petite bière bien méritée avant de débuter les festivités, elle est délicieuse cette bière ambrée « Sapin Barbue ». Je goûterais la bière artisanale locale de Remiremont, la « Marie-Thérèse », un peu plus tard dans la soirée. Tout en dégustant ma bière j’aperçois un type avec une tronçonneuse sur scène… rien de grave c’est juste une personne du staff qui effectue une finition de dernière minute sur la plate-forme qui accueil les batteries. Tout est normal (ou presque…) n’oublions pas qu’on est chez des bûcherons.

    Au bar, je discute cinq minutes avec deux membres de l’équipe des Sapins Barbus. Nous parlons des événements organisés en dehors du festival, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas de tremplin même si c’est une idée pour les éditions futures. Je leur demande alors comment les groupes sont sélectionnés, ils me répondent que deux personnes de l’équipe sont préposés à cette tâche. D’autre part, comme cette année le festival fête sa cinquième édition, ils ont ré-invité les « coups de cœur » des années précédentes.

    Ils me parlent aussi des « 48 heures copeaux » qui se sont déroulés le week-end du 31 mars et 1er avril. Au cours de ces deux jours une soixantaine de bénévoles, encadrés par les « bûcherons barbus », ont découpé et écorcé le bois en vue de la fabrication des décors ainsi que de la grande scène construite cette année. Des graffeurs étaient venus aussi pour l’occasion réaliser quelques fresques. Un week-end d’un travail acharné mais essentiel aux préparatifs du festival, une petite scène a été montée pour l’occasion histoire se détendre après une dure journée de labeur. L’année prochaine ils envisagent de refaire un week-end similaire, la grande scène n’étant pas entièrement terminée et il y a toujours de nouveaux décors à réaliser. On parle aussi de l’ambiance dans le camping de cette année, des jeux ont été organisés et surtout des concerts entièrement gratuits. Toys Breakers (punk rock), 1F CK (pap & rock fusion) et Outspoken (punk rock) ont pu divertir les campeurs en attendant l’ouverture des portes du festival.

    Je les quitte pour me diriger vers la petite scène où Dicktracy Lords ne va pas tarder. Je reverrai l’un d’eux un peu plus dans la soirée avec une masse à la main… rien d’alarmant… je vous ai déjà dit qu’on est chez les bûcherons.

  Les festivités commencent…

    Dicktracy Lords débutent cette deuxième journée du festival. Il n’y a malheureusement pas foule devant la petite scène, et c’est bien dommage ce groupe de rock’n’roll l’aurait bien mérité. Pour ma part j’apprécie de découvrir ces Parisiens.

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    Pour le prochain groupe sachant que mon ami depuis 37ans l’apprécie je lui tourne une petite vidéo qu’il aura en main dès le lundi suivant. Je laisse donc Jérôme vous en parler bien mieux que moi : « Ah Sticky Boys, un des rare groupe vu dans un petit bar (feu le BarAcat) puis sur la mainstage 2 du Hellfest. J’avais adoré l’album « Make Art » et « Calling the devil » sorti en 2017 est venu prouver que les Boys avaient les reins (le foie aussi) pour devenir un sacré groupe de live ! Et aujourd’hui au milieu de sapins, ils ont encore tout dévastés. Le power trio enchaîne les titres, le public est déjà plus présent et commence à s’échauffer pour Alestorm ! Je peux vous dire une chose, on va les revoir bientôt sur nos terres ! »

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    Rock Or Bust AC-DC Cover Band se produit ensuite sur la petite scène, un groupe de reprises comme son nom l’indique. Rien à redire ça sonne juste et du AC/DC ça fonctionne toujours qui plus est quand les membres du groupe se donnent à fond sur scène. L’un dès guitaristes va même descendre de scène entouré de quatre garde du corps pour se rendre sur la plate-forme surélevée pour livrer quelques riffs. Dommage qu’ils ne se produisent  pas sur la « main stage » ça aurait donné vu comment les festivaliers apprécient et en redemandent.

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    Il est temps de s’alimenter entre deux groupes. Le jour précédent nous avions eu une agréable surprise, je me dirige donc vers le stand de « Tofaille » puisque qu’il y a une version végétarienne. Rappelons que la recette de base, que nous avions dénichée sur le site officiel, est à base pomme de terre, oignons, lard, échine de porc et saucisses. Les cuistots ont donc fait l’effort de séparer les aliments dans des marmites pour en décliner une version végétarienne (et même végan). Au top les Sapins Barbus !!! Pour faire descendre tout ça une une petit mousse blonde la « Marie-Thérèse », la bière artisanale de Remiremont. Elle est douce cependant j’ai une préférence pour la Sapin Barbue.

    Sinon pour la restauration les festivaliers avaient le choix entre plusieurs stands (barbecue, Tofaille et burger) ainsi que deux bars pour s’abreuver. Ils pouvaient ensuite se poser sur vieux canapés (comme ceux qui se trouvent dans les garages des potes) placés sous de grandes gloriettes fabriquées maison bien évidemment. Tout est bien pensé je regrette en revanche le manque de tables hautes au niveau des bars, les places sont chères pour simplement poser sa barquette de bouffe et sa bière.

  On continue sur la « main stage »…

    La foule atteint son apogée pour Alestorm, les petits conifères sont venus en masse et ils sont survoltés. On m’avait prévenu, la sécu sera sur les dents !!! Alestorm font le show, déchaîne le public à tel point que les membres de sécurité sont obligés les soutenir les « crash-barrières », et un membre du staff des Sapins Barbus vient à la hâte planter de nouveau piton à coup de masse pour les maintenir en place. On a eu le droit bien sûr au traditionnel « Canard Géant » dans le public et le chanteur de All But One Joe CARTER-HAWKIN est soudainement apparu sur scène pour fêter son anniversaire. Il est jeté dans une brouette puis on lui sert un bon gros gâteau et une bonne bière, il se rappellera longtemps de ce moment.

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    C’est le tour de  Snap Border de continuer à emmener le publique sur la seconde scène, et si nos conifères étaient chaud avec Alestorm la température continue de monter avec Snap Border. Ils ont offre un magnifique Wall Of Death que vous pouvez retrouver sur leur page Facebook : Wall Of Death – Snap Border et il y a eu encore un anniversaire de fêté sur scène. C’est autour de Eddy, l’un des guitariste du groupe, de recevoir un magnifique cape rouge de Super Eddy qu’il portera jusqu’à la fin.

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    Dirty Deep termine la soirée sur la scène principale. Le mélange judicieux de guitare, basse, batterie et surtout de d’harmonica donnent des sonorités blues-rocks idéales pour apaiser les esprits. Je ne vais pas tarder à partir mais je sais que je reverrai Dirty Deep d’ici peu car ils sont programmés au Swamp Fest, le 7 et 8 septembre, sur l’aérodrome de Besançon-Thise (25).

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    Il est tard et deux heures de route m’attendent, je m’en retourne en pensant déjà à l’année prochaine. Bye Bye les Sapins Barbus, on ne vous oubliera pas…

Crédits photos : Nico Light

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