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Elles sont rares les fois où je commence un report le lendemain, entre fatigue et alcool ! Mais là je suis chaud ! Enfin … putain les Vosges ça pelle vindieu le soir ! C’est donc chez les Sapins Barbus que nous nous rendons ce vendredi, sous une pluie battante avec donc cette appréhension qu’on va déguster, surtout que les montagne semblent bien prises dans la brume au loin. Mais en arrivant sur le site, presque pas une goutte ! Un petit miracle.

Mais quel site !! Tout est en rondin ou palettes, du bar aux scènes ! On voit que nous sommes chez les Bucherons ! Petit plus, c’est une ancienne carrière me semble t il, donc un sol en cailloux, presque droit, idéal pour les engins et le public qui ne s’enlisent pas, moins bien pour le slammeur qui se loupe !

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Mon arrivée est chronométrée, je dois foncer voir les copains de Iron Bastards pour faire une interview vidéo avant leur set tout en ne ratant pas Stone Deaf ! Voyez un peu le timing ! Mission réussi, j’assiste donc à la moitié du show des petits gars d’Epinal qui ont la lourde tache de mettre en jambe le public. On va dire que c’est en partie assurée, leur Rock/Stoner passe bien l’épreuve du live mais ça manque encore de titre accrocheur au premier riff ! Il n’est jamais facile de passer en premier et pour moi, ils ont fait du bon boulot.

 

Passage donc sur la grande scène, dont le cadre est en rondins, pour nos Strasbourgeois préférés. Iron Bastards, qu’on ne présente plus ici, joue du Rock’n’Roll ! On pourrait se contenter de ça comme présentation ! Et c’est un David (basse/chant) tout heureux d’être là (bein oui c’est son anniv, ce que le public ne va pas oublier de lui rappeler) qui ouvre les hostilités. Le public commence à se réveiller au bout de plusieurs titres mais c’est bien la reprise de Motorhead qui va mettre tout le monde au garde à vous ! Les nouveaux titres se glissent facilement dans la setlist, je les trouve bien typé Metal, à réécouter sur CD ! Je pense que le groupe se serait passé du pépin guitare mais ce fut de courte durée, l’occasion de chanter (encore) un joyeux anniversaire ! J’ai finalement moins apprécié ce concert que leur prestation au Pinky Bar, un scène trop grande pour une musique qui réclame du contact avec le public !

Ah ça y est, je ne suis plus seul (qui est vraiment seul dans un fest …) Nico me rejoint et va pouvoir nous régaler de bien belles images !!

C’est donc lui qui shoot Dog’n’Style qui ont revêtu leurs plus beaux shorts et chemises à fleurs, je m’attendais plutôt à du cuir et des strings ! Comme quoi on peut faire de la bonne musique habillé comme Magnum ! Car oui, j’ai passé un bon moment devant les gars d’Epinal (encore), leur Rock’n’Roll est vraiment taillé pour la scène, leur communication au top et le public ne s’y est pas trompé, il y avait du monde alors que Nashville se préparait pourtant à fouler les planches (ici le mot prends tout son sens). Je ne connais pas encore leur discographie mais c’est une chose que je vais vite rattraper.

Nashville Pussy, raté tellement de fois que je ne compte plus, dont une date mythique au Cylindre de Larnod … et bien voilà c’est fait j’ai enfin vu les Ricains et j’en ai pris pour mon argent (ok oui j’ai un pass press, mais bon on a compris non ?). Le duo mythique Blaine Cartwright et Ruyters Suys est toujours aussi explosif, ce petit bout de femme est une puce survoltée sur scène, entre solo et headbanging ! Elle assure le show. Son compagnon de route (dans la vie aussi) n’est pas en reste, nous gratifiant de son habituel coup de la bière dans le chapeau ! Et Coté musique, là aussi on est dans le Rock’n’Roll, oscillant entre AC DC, Motorhead et le Rock Sudiste de Lynyrd Skynyrd ! Go MotherFucker GO !! Un vrai plaisir de les avoir vu !!

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Après un tel concert, pas facile de prendre le relais ! Mais les Franc Comtois de l’affiche vont y arriver ! 58 Shots, déjà bien connu de nos services, va donner une leçon de Rock aux Vosgiens ! Ils avaient déjà charmé notre lola lors du Mon Baby Blues 2017 et ce soir c’est moi qui tombe sous le charme de leur Rock vitaminé et surtout des capacités vocales du chanteur !! Il n’hésite pas taquiner les aigus sans fausse note ! Les titres plus rapides « You don’t mess with the lion » alternent avec des ballades qui résonnent les montagnes Vosgiennes ! Quand on voit les premières parties qu’ils sont déjà assurés, on comprends qu’ils ont de l’avenir nos Belfortains !

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On arrive déjà sur le dernier gro◊upe, le froid commence à nous picoter un peu, il va falloir un groupe au top pour réchauffer le public (bon ok le public a surement moins froid que moi vu l’alcool et les pogos), et c’est Aqme, que l’on a vu il y a peu à la Guerre du Son. Cette fois aucune excuse, je peux écouter le set des français sans être distrait par le stand !  Première chose, Charlotte n’a pas encore repris sa place mais son remplaçant n’est pas manchot, loin de là ! En tout cas l’ambiance sur scène comme dans le public est bonne, les petits pas de danse de Vincent pendant la balance sont annonciateurs d’un groupe qui vient s’éclater. On peut dire que le chanteur ne s’économise pas tout comme le reste de l’équipe et leur Metal chanté en Français fait mouche, un titre comme « Tant d’années » enflamme le public !! Autant lors de la Guerre du Son j’étais un peu septique sur les compos du groupe, là je suis plutôt content de les avoir bien écouté !! Fin de cette première journée, demain c’est Nico qui s’y colle !

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Après une première bataille le vendredi rudement menée par les troupes de Guerriers, c’est avec quelques heures de sommeil et 12 h de boulot dans les pattes que nous revenons sur le site de Landresse, accompagnés cette fois de Clément qui nous donnera son avis sur les concerts d’Ultra Vomit et Lacuna Coil. On laisse aussi la parole à un festivalier pour les premiers groupes car nous ne pouvions être présent à l’ouverture ! Première chose qui saute aux yeux, quelle foule par rapport à hier !

Photos par Nicolight (sauf Cadillac Corrida par Pim Photography et Stepmom Fuckers par la Guerre du Son)

« Après avoir pris de quoi passer la soirée en jeton, direction le premier groupe : Cadillac Corrida, découverte pour moi, mais ça envoie du lourd ! On se laisse emporter par la fougue du groupe et ce ne sera pas les fans juste à nos côtés qui diront le contraire 😉

Niveau perfs, l’instrumental est bien huilé, un son propre et clair quand il le faut et un chanteur qui gère à la perfection!

On notera l’hommage rendu à Daniel Balavoine, sur le titre « le chanteur ». report par Julien Vernier

Vous connaissez cette malédiction, celle qui vous fait rater un groupe pour plein de raison ! Et bien Stepmom Fuckerz c’est l’un de ses groupes pour moi. Loupé déjà 4 fois, dont une à environ 1 km de chez moi à cause du taf … Et bien ce soir, rebelote ! Alors de l’avis des membres présent, j’ai encore raté quelque chose ! Donc cette fois, me reste qu’à pas les louper en septembre !

Et c’est donc avec AqME que l’on commence la soirée. Et pour cause d’installation c’est encore d’une oreille pas assez attentive que j’écoute leur prestation. Pas facile de tout faire. Néanmoins, je retiens une énergie sur scène, des compos avec un Metal bien lourd, groovy ! Mention spécial pour le feat avec le chanteur de Dagoba !

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Le stand ne désemplit pas, je n’ai pas compté le nombre de personne venu nous parler, et demander un drapeau qui était en rupture de stock le vendredi après Toybloïd. Et en plus vlà que je me retrouve à vendre du merch des groupes de la soirée sans le savoir ! Les gars de Cadillac, Prisonlife vous êtes Rock’n’Roll, je pense avoir bien géré non ? L’occasion de rencontrer Jean Philippe et de parler de son projet de documentaire, « les disparus de la photos » qui sera bientôt en interview dans nos pages !

Allez, retour sur scène pour Wendy’s Surrender et son Hardcore spécial décollement de mâchoire ! Pas de répit dans la fosse malgré un public un peu absent ! Et les amis, y a pas que Ultra Vomit dans la vie, quand il y a un groupe qui se déchaine sur scène, la moindre des choses c’est d’aller dans le pit ! Assurément une bonne surprise pour moi, à revoir dans un endroit plus fermé, ce style ça doit sentir la sueur et le sang !

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Comme je le disais, ce soir il y a Ultra Vomit ! Et pour le coup, je laisse la parole à Clément, les ayant déjà vu il y a peu !

Très attendues en cette soirée d’été, nos stars nationales arrivent enfin sur la scène de la Guerre du Son (après une introduction typique du quatuor, où La Boule et Passe-Partout succèdent à Bugs Bunny) et démarre en beauté et nous percute (avis personnel, l’ingé son a fait du très bon boulot !) d’emblée avec « Darry Cowl Chamber » suivi des « Bonnes Manières ». Le dernier album d’Ultra Vomit (Panzer Surprise !) a beau être encore tout neuf (2017), leur setlist reste bien généreuse en titres issus des deux premiers albums. Je l’ai d’ailleurs trouvée plus riche en surprise que sur leur tournée précédente (souvenir du 25 août 2017 !), et on ne va pas s’en plaindre. Toutes les chansons que le public veut sont là, toutes celles que le groupe veut aussi. C’est un concert qui ne traîne pas et qui sait nous contenter. Evidemment, quiconque les aura déjà vu durant cette tournée ne pourra s’empêcher de remarquer que certaines blagues reviennent à chaque fois, en plus d’être subtilement téléphonées. Mais c’est cette subtilité digne de la furtivité d’un panzer et ce don de pouvoir encore et toujours nous faire marrer avec sans cesse les mêmes conneries qu’on cherche ici, et qui fait plaisir à voir. Aucune redondance, ni même de lourdeur (un panzer, j’vous dit ! Tout léger !) chez les copains bretons, qui semblent d’ailleurs prendre eux-mêmes énormément de plaisir à ressortir les mêmes vannes (on a senti Manard heureux en observant la fosse avant « Pipi vs Caca »). Ils ont bien raison, tant qu’elles marchent !

Bref, je m’égare (vas-y toi, pour garer un panzer !). Des surprises je disais. Déjà présente dans la setlist de 2017, j’ai encore une fois été surpris d’entendre « Batman vs Predator », un morceau qui, entre quelques blagues graveleuses, vient nous rappeler qu’on a en plus affaire à des musiciens doués ! Vraiment, un concert d’Ultra Vomit, c’est vraiment complet. En plus, ils ont l’air d’aimer ça, le complet, eux qui enchaînent les salles pleines à craquer ! Pas étonnant, car on pouvait clairement voir que, comme je le disais plus haut, Ultra Vomit rassemblent toujours aussi bien ses nostalgiques et ses nouveaux fans, et même ceux qui d’ordinaire apprécient moins ne pourront certainement pas s’empêcher de sourire à cet hommage à Lemmy Kilmister (Fetus est décidément bon imitateur !).

J’aime autant ne pas en dire beaucoup plus, car je ne voudrais pas vous gâcher la (panzer) surprise, à vous qui avez sans doute déjà prévu d’aller les voir, quelque part dans l’Hexagone !

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Autant dire qu’après ça, il sera dur de faire mieux. Surtout que le groupe suivant est MØØN, mené par des membres du studio Sauvage, dont le style est à l’opposer d’UV. Un Rock, presque stoner, dont la voix envoutante de la chanteuse, résonne dans la nuit de Landresse. Un pur moment occulte, aussi une bonne découverte pour moi et j’espère revoir bientôt en live !

Dès que Clément a su que Lacuna Coil était à la Guerre du Son, il était entendu qu’il nous ferait le report, alors place à la jeunesse (d’autant plus que votre serviteur n’a jamais accroché aux italiens)

Les italiens de Lacuna Coil de passage chez nous ?! Il ne fallait surtout pas manquer ça !

Avec bientôt 20 ans d’existence, le groupe (que j’écoute depuis le collège, tout de même) avait beaucoup de choses à offrir au public de la Guerre du Son.

Plus jeune, je me passais en boucle une vidéo du titre « Our Truth » jouée au Wacken Open Air ; surprise pour moi : le groupe ouvre le concert avec cette chanson ! Comme sur la vidéo, mais en mieux. Beaucoup mieux. Le public est saisi d’emblée !

Très vite, je constate que ces musiciens sont d’une précision plus qu’efficace, en plus d’avoir une réelle présence sur scène. Marco Coti Zelati (basse, et presque toute la composition du dernier album !) montre bien qu’il prend plaisir à jouer et échange souvent de place avec Diego Cavallotti (guitare) qui, lui, sourit à chaque regard croisé et fait pleuvoir les médiators sur ses élus dans le public (dois-je humblement signaler que j’étais de ceux-ci ?). Ryan Blake Folden (batterie) quant à lui m’a impressionné. Depuis son arrivée dans le groupe pour l’album Delirium, la section rythmique de Lacuna Coil s’est trouvée incroyablement renforcée. On distingue qu’il possède un style et une technique bien à lui qui fait plaisir à entendre, et même à voir, car son jeu de scène est également excellent ! J’en arrive maintenant au duo Andrea Ferro et Cristina Scabbia (chants). La complicité entre eux deux et avec les autres musiciens est évidente. Un Andrea très en forme nous envoie une bonne dose de brutalité et impose le respect par sa stature. Cristina (qui s’exprime en français !) est terriblement époustouflante (ah ! ces frissons sur « Delirium »), et revendique son rang de grande chanteuse de Metal. Bien mérité.

Le quintet fait décidément forte impression ce soir, surtout avec leurs maquillages et costumes, une pratique héritée de leur dernier album en date, Delirium (2016) ; un album qui, selon moi, a su élever Lacuna Coil parmi de grandes figures du Metal et qui canalise l’identité du groupe en en faisant quelque chose d’incroyablement unique et de mémorable. Mais pas de panique, jeune ancien ! Les fans de la première heure ont pu se réjouir aussi car la setlist couvrait toute leur discographie (déjà 8 albums !). J’ai même été surpris d’entendre leur reprise de « Enjoy The Silence » de Depeche Mode (présente sur l’album Karmacode). Petit bémol cependant, je déplore l’utilisation de beaucoup de samples. Ceux-ci sont très bons, mais l’on sent qu’ils brident un peu les musiciens, qui gagneraient à pouvoir s’exprimer plus.

Lacuna Coil méritait donc de faire la tête d’affiche de cette édition 2018 de la Guerre du Son et aura certainement rassemblé tout le monde avec ce cri qui résonne chez tous les adeptes de Metal à notre époque : « WE FEAR NOTHING ! ».

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Pas facile de jouer vers 1h du mat et de faire bouger le public. Et bien PrisonLife la fait ! et avec brio ! Mené par Sam Guillerand – dont le nombre d’activité mériterait un article complet – et  des membres de Wendy’s Surrender, Slaughterers, Nothing to Prove, Prisonlife se veut Hardcore mais, putain, que d’influences Metal aussi ! En fermant les yeux, c’est une époque lointaine où le Thrash était roi qui me vient en tête ! Bref une bonne claque made in Franche Comté !

Comme hier, on termine la journée sur un groupe qui mêle sonorité Metal/Rock et Electro ! Mais désolé pour Horskh, fatigue, alcool, route, 12h de taf dans les pattes, 12 h de taf encore le lendemain, j’ai écouté votre set en rangeant le stand. Autant dire que mon avis est totalement non professionnel et basé uniquement sur ce que je pense de votre musique en général, c’est à dire, une agressivité héritée du Metal et une puissance énorme des beat électro accouplé à une imagerie maitrisée ! J’aime mais ce soir c’était pas possible !

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Rendez vous l’année prochaine,  le 19 et 20 juillet 2019

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