Samedi dernier, le 15 juin, se tenait la toute première soirée organisée par la nouvelle association franc-comtoise Iron Crew. Cette soirée, orientée Metal technique, Core et Djent, s’offrait une affiche de groupes français mêlant couleurs locales (Assigned Fate), étoiles montantes (Your Pride) et pointures (inter)nationales (Kadinja).

Dès l’entrée, on sent que Iron Crew a le souci de faire les choses bien. En effet, après une erreur dans les préventes, chaque personne s’est vu rembourser immédiatement à l’entrée le surplus payé au moment de la réservation. Les bons comptes font les bons amis !

Après un peu d’attente, les concerts démarrent enfin avec les Pontissaliens de Assigned Fate, malheureusement amputés d’un guitariste ce soir-là, sommairement remplacé par des samples, mais le groupe aura l’honnêteté d’en informer le public. Par ailleurs, les musiciens ne se laisseront pas avoir par les aléas du numérique et prouveront encore une fois que leur set est solidement en place (malgré peut-être quelques imprécisions niveau double pédale, sauvées par un groove toujours présent). En plus de la qualité de son et de jeu, Assigned Fate s’éclate toujours autant sur scène et il n’est pas rare de voir l’un des chanteurs s’approprier le décor (enfin, le comptoir) et la fosse, un excellent moyen de communiquer leur énergie. Mention spéciale également au bassiste qui a envoyé du lourd.

 

Vient ensuite le groupe Your Pride, composé d’un chanteur, un batteur et un bassiste, et de pas moins de trois guitaristes. Le groupe a tôt fait de reprendre là où Assigned Fate s’était arrêté et continue de faire monter la température de la salle et l’énergie du public. Malheureusement, le son était plutôt moyen, ce qui empêchait d’identifier le rôle des guitares et rendait le tout assez confus. Le tout était cependant bien dosé, et les riffs tapaient là où il fallait. Même si je reste sur un avis mitigé, il faut reconnaître que le tout était plutôt efficace.

 

Kadinja arrive enfin, après avoir rapidement comblé son retard (visiblement les musiciens avaient été retardés sur la route) par un rapide line check (qui aura suffit à pallier le manque de temps). Je suis d’ordinaire assez réfractaire quant au chant clair dans ce genre de Metal, mais force est de constater que Philippe Charny est excellent et maîtrise autant chant clair que growl, sans fausse note et avec brio, tout en communiquant bien avec le public, et toujours avec cet air humble qui semble l’habiter constamment. Côté rythmique, Pierre Danel, Quentin Godet (guitares) et Steve Tréguier (basse) sont d’une précision chirurgicale, d’une technicité fulgurante et d’une excellente maîtrise en général. Danel n’hésite pas à sauter dans la fosse et à jouer les Moïse avant le wall of death. Les riffs sont excellents, variés tant dans l’exécution que dans l’ambiance, les soli aussi. Le tout est brillamment porté par le monstre qu’est Morgan Berthet (batterie), une légende de la batterie en France, aux breaks toujours inattendus mais ravageurs et aux patterns inimitables. Un très bon concert de la part de Kadinja qui mérite amplement de poursuivre son ascension (notamment au Royaume-Uni où ils tournent actuellement).

 

Bilan de la soirée : du très lourd, tant au niveau atmosphérique que musical. La soirée, même si les concerts ont commencé avec un peu de retard, s’est déroulée sans un seul accro et les groupes se sont enchaînés sans perdre de temps, l’énergie n’est donc jamais retombée et a continué d’accroître jusqu’à la fin. Un lancement réussi pour Iron Crew qui aurait mérité un peu plus de spectateurs (tout de même une bonne centaine au compteur, pas mal pour un début) que l’on souhaite désormais voir organiser un maximum de concerts.

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Faire un live report d’une date qu’on organise, c’est comme s’extasier devant un dessin de son gosse, ce n’est pas parfait mais on sait qu’il s’est fait plaisir en le faisant. Et bien c’est exactement ça ! Malgré le stress, les risques, la fatigue, on a fait notre premier concert ! Et comme je ne peux pas être totalement objectif sur les groupes qui ont joué, je vous propose un journal de bord de ce premier concert qui finalement a commencé fin janvier.

Mais avant tout, je commence par les remerciements, car ce concert ce n’est pas une personne, c’est bien une équipe

Nico, la personne de confiance, le gars sur qui on peut toujours compter ; Marion pour sa présence et sa confiance ; Stéphanie pour son soutien énorme !! ; Michael, Mathilde et Alexia pour leur gros coup de main ; Anton et Manu pour nous avoir fait confiance et laissé la boutique, le salon du tatouage pour la promo, les groupes pour leur patience, leur bienveillance !! Et vous le public qui êtes venu ce soir avec nous pour écouter du bon Rock !!!

J- 0

Comme d’habitude, je travaille (glandouille, diront certains) sur notre page facebook, et d’un coup une petite notification de mon ami David d’Iron Bastards qui annonce qu’il tourne avec Sticky Boys et un autre groupe que je ne connais pas encore !! Et là je me dis, putain l’affiche de tueur !! Et je ne sais pas ce qui me prends à ce moment-là, je me dis, tiens et si on les faisait jouer dans le coin ! Ni une ni 2, je propose le plateau aux orga et salles que je connais. Personne pour le faire à cette date.

J- 0

Après une nuit de réflexion, je me dis … et si on le faisait nous-mêmes ce concert ! Je sonde un peu à droite à gauche, je pose la question aux autres de l’asso. Je pense qu’ils ont juste du me prendre pour un idiot fini de vouloir faire ça, sachant qu’on a jamais fait ça avant, qu’on a un budget serré mais après avoir expliqué que cette date est une tuerie, mon bras droit (Nico) et mon bras gauche (la trésorière) me disent qu’on peut le tenter !! Manque plus que la salle, et là, après avoir écumé la région, l’Antonnoir s’impose comme un choix judicieux et Anton nous dit ok ! Les amis, c’est parti, on va organiser un concert !

J- 43

Un mois de mise en place laborieux, entre recherche de fonds, création de supports, début de communication. Car ouais, y a le concert, mais derrière il faut que tout soit au top. Pour une première, on doit être irréprochable et on va essayer de mettre les p’tits plats dans les grands ! En parlant de plat d’ailleurs, comme vous le savez, on est pour certains vegans ou végé dans l’asso, et il me semblait difficile de payer de la souffrance animale pour nourrir l’équipe et les groupes, alors on a osé le pari du catering Vegan pour cette date, les groupes, l’orga ont dit ok et c’est donc le resto Gloria Mea Fides qui nous a nourri !!

J- 17

Ce vendredi, Hellbats joue à Besançon et c’est un sacré événement à ne pas manquer, tant pour le groupe en lui-même que pour la promo de notre date, merci au Mighty Worms pour ce concert ! Distribution de flyers, beaucoup de discussions avec des acteurs de la scène locale et gros son dans les oreilles.

J- 16

Gros travail de communication avec des articles dans les médias (Le Progrès, Macommune info, Diversions + d’autres webzines et agenda en tout genre), des passages radios (La Colère du Peuple, Jamix on Air) et du tractage/collage d’affiches (gros fuck à ceux qui ont recouvert les nôtres avec leurs bouses, nous on a juste niqué celle du cirque sur l’eau – stop exploitation animale – et celle de Maitre Gims – stop à la merde)

JOUR J

On se lève en disant que ça va être une putain de journée ! Presque 40 préventes, ça s’annonce plutôt bien !! Pour se mettre en jambes, car avant d’être un passionné de musique, je suis surtout un habitant de cette planète, direction la Marche pour le Climat pour revendiquer le droit à un avenir pour nos enfants.

Et hop, direction le Salon du Tatouage pour une distribution de flyers que Nico a déjà bien attaqué le matin, plus de 500 tracts, on s’est même fait embaucher pour filer ceux du salon. Une belle vitrine pour notre concert, on espère à fond que tout ce petit monde viendra après !!

15h30 les groupes ne vont pas tarder à arriver, on file à l’Antonnoir pour installer notre bazar et préparer les loges. 16 h … où sont les groupes ??? retenus quelques minutes par les gilets jaunes plusieurs fois, ils arrivent enfin !!

C’est parti pour le grand déballage, ça en fait du matos pour 3 groupes ! Mais les gars sont rodés, c’est leur deuxième week-end ensemble.

19h30 tout est prêt !! Un repas vegan vite avalé et on file avec ma moitié aux entrées, déjà du monde devant la porte à 20h ! Il faudra patienter !! Petit à petit, le public arrive et à 21h15, on compte environ 80 personnes !

Full Throttle Baby entrent en scène et ils ont vite fait de mettre l’ambiance, Julien le chanteur descend au contact, pousse le public à bouger ! Quelques-uns le suivent mais pour le moment, c’est assez calme ! Dommage car le Rock’n’Roll des Parisiens est une machine à pogo !! Je fais un petit passage devant la scène pour montrer que l’orga est content !! et hop retour aux entrées avec l’espoir que ça arrive un peu !

Full Throttle Baby
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Déception pour Iron Bastards ils ne sont guère plus à venir écouter le fast Rock’n’Roll de mes strasbourgeois préférés. Franchement c’est un réel plaisir de les voir encore sur scène, dans une configuration plus intimiste que lors des Sapins Barbus. Les nouveaux titres passent bien l’épreuve du live ! David nous régale de solos de plus en plus travaillés !

Iron Bastards
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Il faut se rendre à l’évidence, on n’atteindra pas notre nombre d’entrée pour éviter de perdre de l’argent, c’est le jeu … mais quand même un goût amer car l’affiche était belle et quand les Sticky Boys montent scène, le public est encore timide !! Heureusement nos Parisiens savent mettre l’ambiance et ça fait plaisir ! Même si on sent la fatigue, ils donnent tout, et jouent avec le public !! c’est d’ailleurs eux qui font gagner le pass de la Guerre du Son, la demoiselle repartira même avec un bisou du chanteur (moi aussi j’aurai droit à un câlin d’ailleurs).

Le concert se termine en retard mais on s’en fiche le taulier a dit ok !! Rangement rapide, bilan rapide avec l’équipe et c’est déjà l’heure de partir … enfin ça c’était le programme, mais bon y a l’after !

Certains vont se coucher, je fais donc le conducteur de van puis taxi pour ramener les musiciens qui ne peuvent pas conduire. Franchement ils méritent largement que je les emmène et que je les borde, ils ont tout donné !

Et finalement j’abandonne une partie des Sticky Boys, ils rentreront au petit matin pour dormir quelques heures.

10h30 le dimanche, je retrouve les Full Throttle Baby au petit déj, certains ont une mine bien fatiguée, en effet il y a eu quelques petits soucis de répartition des lits. Le reste des zicos se lève un par un et c’est sur une dédicace sur l’affiche du concert que je quitte tout ce petit monde pour aller moi aussi me coucher, ben ouais faut aller bosser le soir … mais putain quel pied cette soirée !!!

Sticky Boys
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L’ANTONNOIR (Besançon  – 25) – Vendredi 1er mars 2019

S’il y a un concert que j’attendais depuis des mois, c’est bien celui là (bon ok, j’attends avec encore plus d’impatience le nôtre, de concert), revoir Hellbats sur scène alors que ça fait presque 8 ans que je ne les ai pas vus, du pur bonheur ! Et quand en plus Mighty Worm décide de confronter la vieille garde aux jeunes loups de Vesoul, on se dit que cette affiche a tout pour faire une soirée de pur Rock’n’roll !

C’est donc accompagné de 2 autres membres de l’équipe, et d’un public bien fourni dans l’Antonnoir, que tRuckks envoie les premières notes !! En l’espace de 2 ans, j’ai vu progresser ces petits gars de Haute-Saône, des « Agités du Local » aux « Eurockéennes », que d’évolution dans le bon sens. Plus pro, plus de morceaux, plus d’influences et une maîtrise de la scène qui fait que le public (une vraie fan base a littéralement fait vivre le pogo durant tout le concert) est en transe ! Une demoiselle devant a carrément posé le tshirt au bout de 2 titres !! Les nouveaux titres du EP passent très bien l’épreuve du live, « Chaîne » par exemple a déchaîné encore plus le public que les autres morceaux !! c’est de loin mon préféré. Leny, le bassiste chanteur, est totalement habité par sa musique, il n’hésite pas à poser la basse pour aller dans le public. Lui aussi tombe le tshirt pour laisser apparaître un soutif rose, un message ? une revendication ? on leur posera un jour la question !! En tout cas, l’esprit punk ne quittera pas les 4 boys durant tout le live et c’est une pédale d’effet HS qui mettra fin au concert !! ça tombe bien c’était la fin !! Petite pause bières, discussion avec un paquet de personnes de Bad Obsession et Cocoelle (pâtisserie végétale de Besançon), passage par le stand merch Hellbats pour récupérer le DVD de la tournée mythique aux USA, que voilà déjà les Chauves Souris de l’enfer !

tRuckks

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Hellbats monte sur scène et c’est avec un nouveau bassiste que je redécouvre un groupe que je suis depuis 2003, toujours un immense plaisir de les voir en live ! Elie est toujours totalement imprégné de sa musique, ce mélange de psychobilly, de Metal et de Rockab, bref du Rock’n’roll. Et comme pour tRuckks, c’est la sortie d’un EP qui fait qu’on se retrouve tous ce soir pour vibrer au son de la guitare électrique ! Et force est de reconnaître que si je doutais un peu (voir chronique) de la puissance des nouveaux morceaux, mes doutes s’estompent en live !! Malgré tout, c’est vers les anciens titres que balance mon cœur et comme beaucoup de vieux de la soirée, dès que retentit « Heavy rockers » impossible de ne pas secouer la tête, de reprendre en chœur ce refrain que j’ai chanté des dizaines de fois déjà ! Mention spéciale au gars du public qui a piqué le micro du bassiste pour chanter avec le groupe !! Le public est déchaîné, le matos souffre, vole, tombe mais résiste à cette tornade !!

A la fin du concert, difficile de dire quel groupe a le plus rendu fou le public, la jeunesse de tRuckks face à l’expérience des Hellbats ! Ce qui est sûr c’est que l’Antonnoir, Mighty Worm et les groupes précédemment cités ont montré que Besac peut encore se sortir les doigts pour une belle date ! Si vous n’étiez pas là, sachez que vous aurez pas mal de sessions de rattrapage, pour ça un petit tour sur l’agenda et surtout rendez-vous le 16 mars, au même endroit, pour une date qui sera, je l’espère, aussi épique !!

Hellbats

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Report par Jérôme
Photos par Nicolight
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Viagra boys…ces suédois révélation des Eurocks (et de tant d’autres) étaient de passage à l’Antonnoir le 20 octobre 2018

 

Une rencontre en loge, un échange simple et amical avec Sebastian Murphy à base de tatouage (il est tatoueur de profession), de musique et de Pontarlier. Le chanteur charismatique de Viagra boys est hyper accessible avant son entrée sur scène et sa métamorphose.

 

Les voilà sur scène..torse nu, dévoilant une belle panoplie de tattoos traditionnels, Sebastian gesticule, se dandine et s’écroule. Il est possédé. L’ambiance est tout aussi frénétique dans la salle, le public « au contact » se laissant maculer de bière à chaque nouvelle chanson.

 

Les titres du dernier opus, Street Worms s’enchainent, Down in the Basement, Slow learner, …Sports.

Un très grand concert en ce qui me concerne, avec cette sensation privilégiée de les voir.. si près. Pas sur que cela soit possible dans quelques années!

 

Merci encore à toute l’équipe de l’Antonnoir, et plus spécialement au Pôpa, Grazie poto!

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