T.A.N.K (Think of A New Kind) est un groupe plutôt singulier dans le paysage Metal français. Un style qui leur est propre, des influences plutôt variées, déjà trois albums à leur actif et de nombreuses tournées à partager l’affiche avec des pointures, il était quand même temps de vous parler de l’agressivité subtile de T.A.N.K (avec Raf Pener au chant, Nils Courbaron et Thomas Moreau aux guitares, Olivier D’Aries à la basse et Clément Rouxel à la batterie) – et même mieux, c’est eux qui vont vous en parler !

Voici notre interview de T.A.N.K (Think of A New Kind), à propos de leur nouvelle grosse tournée qui approche et de leur mystérieux nouvel album.

Salut à vous, T.A.N.K (Think of A New Kind). Avant toute chose, comment se porte le groupe ?

 

Salut Clément et merci de cette interview. Le groupe va plutôt bien, on est ravis d’annoncer cette petite tournée française avec Devildriver et ACOD en septembre/octobre 2019.

On sort de 3 années très intenses où on a à la fois beaucoup plus tourné à l’étranger que dans le passé, et fait face à des soucis de santé et l’arrivée d’un nouveau guitariste. On a en outre essuyé les plâtres avec divers managers peu scrupuleux. Notre prochain album est fin prêt, on en est très fier et on travaille actuellement à la meilleure sortie possible.

 

T.A.N.K a (malheureusement !) fait très peu d’apparitions côté Franche-Comté (hormis le Crazyfest à Lons-Le-Saunier en 2013), alors pour ceux qui ne vous connaîtraient peut-être pas encore, comment présenteriez-vous le groupe ?

 

Nous pratiquons un metal extrême à la frontière entre le death mélodique suédois, le thrash et le metalcore. On est forcément très influencés par différents courants des années 90, mais aussi par des sons plus modernes. En tout cas notre musique prend toute son ampleur en live.

Depuis 2010, on a sorti 3 albums, joué sur de gros festivals comme le Hellfest, le Wacken Open Air, les Metal Days ou le Motocultor. Et pour notre dernier album Symbiosis, nous sommes partis par deux fois sur les routes européennes : d’abord en compagnie de Soilwork et HateSphere, puis toujours avec HateSphere en support du super band Sinsaenum (Joey Jordison, Fred Leclercq, Stef Buriez…).

Voilà en gros pour le CV express !

Depuis votre premier album (The Burden of Will, 2010), le line-up du groupe a pas mal bougé côté guitares. Avec Nils Courbaron et Thomas Moreau qui occupent désormais ces deux places, diriez-vous que line-up est enfin consolidé ?

 

On ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait, surtout sur cette scène metal si compliquée… mais ce qui est certain c’est que l’arrivée de Thomas Moreau a été un vrai bol d’air frais et que nous avons sans nul doute la formule du groupe la plus soudée de notre histoire. Il n’y a plus de guerre d’égo mais deux guitaristes fins techniciens qui ont plaisir à composer ensemble. Nous avons vraiment hâte que vous puissiez vous en rendre compte avec ce prochain album !

 

Vous avez un nouvel album qui approche, peut-on en savoir plus sur ce qu’il racontera et comment il a été composé et enregistré ?

 

Difficile d’en dire trop en amont, notamment sur tout l’aspect conceptuel. C’est un album très catchy, beaucoup plus orienté live que le précédent, avec beaucoup de mélodies et de riffs bien cool pour plomber les cervicales. Ça a encore une fois été collégialement composé, même si Nils Courbaron s’est vraiment affirmé en tant que leader sur cet aspect.

C’est un album qui a été enregistré en home studio avec Guillaume qui s’était occupé de l’enregistrement de The Burden of Will. Le mix et le mastering ont été confiés à HK du Vamacara Studio. On est très satisfaits de la prod !

C’est devenu la coutume sur les albums de T.A.N.K de retrouver des guests (Björn « Speed » Strid de Soilwork, Jon Howard de Threat Signal…), peut-on s’attendre à en trouver sur le prochain ?

 

Tout à fait mais mystère sur l’identité de la personne. 😊 On a vraiment hâte que vous puissiez entendre ce morceau. La performance de cette personne a été époustouflante !

 

Il y a quelques mois vous avez lancé un appel à participation pour le clip du premier titre extrait de votre prochain album. Les participants devaient scander un slogan en français, alors que T.A.N.K a toujours eu des paroles en anglais. Comment expliqueriez-vous ce revirement et votre rapport à la langue ?

 

L’album reste en anglais, mais il est vrai que quelques passages en français viennent s’y glisser ci-et-là. On ne peut pas en dire trop pour ne pas gâcher l’effet de surprise mais nous avions écrit cette phrase, « notre metal est plus fort que le leur », sur notre Facebook à la suite des attentats du Bataclan. Elle voulait dire que la culture et l’art restent les meilleures armes face à la barbarie. L’album ne traite pas à proprement parler des attentats, on est vraiment sur une dystopie.

Pour autant la situation de notre pays (idiocratie, hyper sécurité, prosélytisme et j’en passe) a renforcé en nous une certaine conscience politique, une certaine rage que bizarrement nous avions peut-être moins en étant un peu plus jeunes. On a donc ressenti le besoin de s’exprimer dans notre langue à certains moments. Wait and see ! 😊

 

Peut-on s’attendre à plus de paroles en français sur l’album, ou peut-être dans le futur ?

 

Apriori non, l’anglais reste notre langue de prédilection.

L’album précédent avait nécessité une campagne de financement participatif pour être produit, comptez-vous recommencer l’opération avec le prochain ?

 

On ne remerciera jamais assez les personnes ayant souscrit à ce financement participatif. C’était avant tout une précommande directe de l’album « du producteur au consommateur ». On se croirait un peu dans le circuit des fruits et légumes mais ce n’est pas si éloigné dans l’idée.

Nous avons pour le moment tout financé par nous même pour ce dernier opus. Ce n’est pas toujours évident, on bosse beaucoup mais on essaie de s’assumer seuls pour espérer passer un palier pour cette sortie, avec une meilleure visibilité et une meilleure distribution. Les labels ne sont pas forcément très fans de ce type de procédés.

Si on ne trouve pas de deal satisfaisant, on refera peut-être un appel aux fans voulant précommander l’album pour en financer la sortie physique. Rien n’est exclu ; on a toujours tout fait par nous même jusqu’à présent.

 

The Burden of Will avait quelque chose de plus simple et assez mélodique, tandis que Spasms of Upheaval (2012) et Symbiosis (2015) ont peu à peu développé un style plus personnel et plus complexe, mais toujours aussi agressif et avec quelques passages plus solennels. Le prochain album s’inscrit-il dans la continuité de ces deux derniers où y a-t-il des changements importants dans la recette ?

 

Le prochain album est sans doute à mi-chemin entre Spasms of Upheaval et Symbiosis, avec toujours un peu d’expérimentations et de nouveautés, mais néanmoins un aspect vraiment « in your face » avec des titres vraiment taillés pour le live !

 

En LIVE

27/09 Lyon (CCO)
28/09 Mulhouse (Le Noumatrouff)
29/09 Metz (Le Gueulard Plus)
30/09 Paris (Le Petit Bain)
01/10 Toulouse (Le Metronum)

Avez-vous d’autres projets (à titre personnel ou en groupe) à venir dont vous aimeriez nous faire part ?

 

Beaucoup de choses sont dans les tuyaux. Le clip participatif est terminé depuis longtemps, l’album aussi. On aurait aimé que tout soit déjà sorti depuis un moment. On remercie les supporters de la première heure de leur patience mais on prend le temps de faire correctement les choses, d’étudier toutes les propositions, et de faire notre choix en notre âme et conscience.

 

Merci beaucoup pour vos réponses et au plaisir de vous revoir en concert. Je vous laisse le mot de la fin !

 

A nouveau merci à tous ceux qui nous suivent depuis 10 ans ! C’est fou de regarder le chemin parcouru, d’avoir vu autant de groupe se monter puis disparaitre, et de se dire qu’on est encore là, avec un album dont on est hyper fiers. Rendez-vous en septembre/octobre avec Devildriver et ACOD pour en découvrir des morceaux en live !

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