Inside the Impetus Festival

Posted on mai 07, 2018, 12:12
10 mins

Impetus festival – 1 tarte par jour

D’abord MIFC souhaite vivement remercier les salles qui nous ont accueillsi pendant ce festival auquel nous sommes très attachés dans le Nord-Franche-Comté. Une programmation osée, le renfort de performances durant les concerts et en dehors, de vrais partis pris, et au bilan de cette édition 2018… ?? Une franche réussite sur la programmation, dont on salue les choix fins et les découvertes.

MIFC a suivi le parcours initiatique de ce festival qui nous emmène dans les lieux emblématiques du rock-métal de notre territoire.

Jour I  – la Poudrière 27 Avril 2018

On est arrivés un peu tard, en raison de la conférence de presse NOLOGO 2018. Du coup, exit la performance d’ouverture du concert, et bien désolé d’avoir loupé la prestation de tRuckks dont on nous a dit beaucoup de bien. Le groupe de Haute Saône à fort potentiel (17 ans de moyenne d’âge) est à suivre et à revoir sur une de leur prochaine date.

Impetus démarre sur les notes d’Arno de cea and the clockwork wizards. Projet qu’on pourrait qualifier de surf ‘n’noise (à nos oreilles) dans lequel on retrouve le guitariste d’IRRADIATES _ groupe qu’on connait bien en Franche-Comté. Une belle énergie qui a conquis le public. Ça joue vite, ça bouge grave sur scène,  notamment le bassiste complètement intenable, les morceaux, rapides, syncopés, s’enchainent à une vitesse folle. Les « brutal surfers » ont déjà mis tout le monde d’accord sur l’entame de soirée. RETROFUTURISME, nouvel album, est sorti en Mai 2018.

La tarte du soir nous sera infligée par METZ (Ca). La musique de ce groupe est assez bien résumée sur l’un des t-shirts vendus au stand Merchandising : un Smiley dans le godet d’un tractopelle. Vraiment c’est le sentiment que laisse ce concert costaud que nous ont offert les canadiens de Toronto. Une grosse caisse énorme, un basse-batterie fat, une guitare aux sonorités 90 : tout cela nous rappelle un peu le grunge des années 90 auquel Metz a ajouté des touches noise et rock. C’est efficace, ça joue très propre, le son est fat… On prend la baffe sur Kickin a can of Worms (dernier titre de « II », deuxième album de 2015), qui nous cueille juste après un passage d’arpèges tout doux qu’Alex laisse traîner à souhait pour mieux nous balancer le morceau par surprise. L’album II et « Strange Peace » (2017) sont assez largement survolés, on repère un paquet de tubes. Franchement un concert costaud, un son terrible… depuis Metz nous accompagne en voiture régulièrement, avec une préférence pour « II ». Leur dernier album, produit par Steve Albini, est à écouter sans hésiter.

Jour II  – le Moloco 28 Avril 2018

Cette fois-ci on arrive au taquet, à l’heure. On récupère le traditionnel t-shirt Impetus version 2018 fait par nos amis du Studio Sauvage. Une bière et on attaque la soirée.

Elle démarre avec le groupe bisontin FEROCES. On aime bien leur post-rock plein d’envolées atmosphériques et de reverb de guitare. Les clips sont vraiment accrocheurs, on repense parfois à TeamSleep dans l’idée…. Il nous manquera un peu de samples, moins audibles que sur support… Ils sont à retrouver tout le mois de Mai en concert dans la région… A revoir.

Attention, la tarte n°2 est déjà là. Vous avez peut-être lu notre interview du leader de Zeal and Ardor, et connaissiez donc notre impatience de voir cet OVNI bâlois sur scène. Le show commence calibré avec une intro en bonne et due forme. Les lumières sont au millimètre, le show est travaillé. Pas facile semble-t-il de gérer le son d’une telle formation, on a eu l’impression qu’ils l’ont cherché tout le concert tant les niveaux des instrus a bougé entre le début et la fin du set. Mis à part ces quelques détails, la voix de Manuel est impressionnante tant l’éventail de son chant est large. Les morceaux du dernier album « Stranger Fruit » sont sur la set-list, bien que sa sortie soit le mois prochain. On retrouve quelques morceaux de l’album « Devil is fine ». Un show millimétré, l’essentiel des tubes du projet et toujours cette surprenante variété d’ambiance, de tonalités et d’influences fidèlement restituée. Les titres Waste et Gravedigger’s Chant sont disponibles sur les plateformes de streaming pour ceux qui voudraient aller écouter des extraits de l’album à venir, prometteur, tout comme le groupe dont on a pas fini d’entendre parler je pense.

Pendant le changement de plateau, on va faire un tour dans les locaux de répétition du MOLOCO pour aller s’immerger dans la performance de Thomas BEGIN et son installation de guitares électriques suspendues au plafond « Larsen Surf-Mixing board ». Curieux jeu de sons circulaires entre 3 guitares et enceintes reliés par des fils… les unes entrainant les autres, puis inversement…

La soirée se clôture par High On Fire, projet de Matt PIKE _ ex SLEEP (heavy legend). C’est à l’ancienne, ça joue, la maîtrise et les années sont là. Leur heavy metal aux influences Motorhead sonne fort dans la salle du Moloco qui se vide au fur et à mesure.

 

Jour III  – le Catering Café 29 Avril 2018

Le petit neveu était pas disponible, je l’aurais bien emmené voir le Metal For Kids de la Poudrière avec Smash It Combo. Il y a eu du monde, ça devait être super pour les mômes (et leurs parents).

Rendez-vous est pris pour l’épisode dominical héricourtois qui annonce la fin, déjà, du Festival. Les concerts commencent tôt, 16h30, avec les locaux de Prison Life. On y retrouve des musiciens de Daemon Vendetta, Hellbats ou encore The Black Zombie Procession. Prison Life nous propose un retour aux sources sans concession aux années 90’s. Le groupe a sorti un EP 7 Titres enregistrés aussi dans le Nord Franche-Comté. Les titres sont efficaces et on a une impression de Municipal Waste dans les influences, la voix aigüe en moins.

Une bonne coupure pour tout vider et installer les Genevois de PROMETHEE (CH). Leur metal-hardcore est ciselé, maîtrisé et les premiers morceaux sont très intéressants. Malheureusement, une coupure de courant qui met en rade la console pendant 20 minutes brise un peu cet élan. Le groupe revient pour 4-5 titres avant de laisser la place _ timing oblige. Dommage, on est frustrés car ça sonnait vraiment très bien et ça joue tout aussi bien qu’un Architects. Leur troisième album sort chez Lifeforce Records

On profite du break pour aller jeter un œil sur l’ambiant-drone ciné concert de Tomaga quelques minutes, c’est déjà l’heure de repartir dans la salle.

Impetus 2018 se clôture avec le groupe CELESTE : une légende du post-sludge-black métal français _ et qui chante en français. Un peu dans la lignée de Regardes les hommes tomber ou Amenra, Celeste plonge la salle dans le noir pour son show éclairé aux seules lumières d’un stroboscope, une light rouge et les frontales rouges que chaque musicien porte. Le son est vraiment fort, le mur de son proposé est infranchissable, on est comme scotchés devant cette déflagration tout aussi puissante qu’hypnotique. Vous l’aurez compris, la tarte n°3 d’Impetus nous achève. C’est dimanche, demain ça bosse tôt, on se sauve à la dernière note du set, ce concert fut très impressionnant.