Dimmu Borgir – Eonian

Eonian, dernier bijou de Norvège ?

Dixième et dernier en date, et après 8 ans d’attente, cet opus de Dimmu Borgir sorti le 04 mai dernier chez Nuclear Blast me paraissait mitigé à l’écoute des deux titres mis à disposition avant la sortie.  Interdimensional Summit m’a d’abord laissé un arrière-goût de « mais c’est Dimmu ça ? » car sans être indigeste, il n’en est pas moins en jolie rupture avec ce dont le groupe nous avait habitué, avec un une sonorité et une construction très pop. Autant dire que, touché par leur musique depuis longtemps, j’ai serré les fesses. Heureusement pour mon arrière-train, la seconde release, Council of Wolves and Snakes, m’a rassuré : un ton plus sombre, bien que très propre, et un accompagnement « tribal » tout à fait bienvenu.

               Musique parfaite pour préparer la sortie de l’album, j’étais donc hypé, comme disent les jeunes (y’a plus de saisons ma ‘tite dame..). Quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsque…en fait non, malgré mon plaisir immense, j’avoue ne pas avoir été tant surpris : c’est du Dimmu Borgir, sûrement un peu modernisé, mais leur signature est toujours présente. Sauf pour la piste 2, je vous laisse deviner laquelle est-ce.

               L’entrée en matière (dont on sera tous d’accord pour dire que ces Norvégiens y apportent beaucoup de soin à chaque album) ne frappe pas autant que les intro de Puritanical Euhoric Misanthropia, Abrahadabra ou Enthrone Darkness Triumphant, paraît moins léchée, mais reste tout de même efficace et agréable. On notera toutefois une voix qui reste beaucoup en retrait au bénéfice des cœurs et instrus.

               Alpha Aeon Omega, 9ème titre, me reste particulièrement à l’esprit à chaque écoute de l’album, par sa grosse présence de cœurs sûrement, par son rythme lent, presque « langoureux ». Oui. Les poils du bras qui s’hérissent. Le pouls qui s’accélère. Les désirs les plus fous qui..continuons.

               C’est sans doute à travers Lightbringer que je retrouve le plus les sonorités et le tempérament des opus précédents.

Une nouveauté toutefois, impression peut-être très personnelle, les dix pistes me semblent très différenciées, différenciables, bien plus que sur les albums précédents à mon sens. C’est peut-être là sa modernité : l’album ne se considère peut-être plus comme un ensemble logique de titres, structurés, que l’on écouterait de A à Z, mais comme une accumulation de titres dont on choisirait les meilleurs pour nos playlists. Théorie.

Bref, Eonian ne me déçoit pas, ne me transcende pas non plus mais réussit à offrir à la fois un peu de nouveau, et un peu d’ancien, sans vraiment sortir de la « zone » dont nous a habitué le groupe. Ce qui n’est pas forcément dommage !

 

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