Darkenhöld – Castellum

Nom du groupe

darkenhÖld

Album

castellum

Label
Date de sortie

reissue 2018

LA NOTE
9/10

Amateurs de Fantasy, de Donjons mysterieux et effrayants habités par des Mages maléfiques, amateurs d’ambiances médiévales, vous pourriez bien ici trouver votre bonheur. Darkenhöld ne sont pas des nouveaux venus, leurs premières sorties sont datées de 2009 et Aldébaran (Guitariste, Bassiste, claviériste et choriste du groupe) faisait déjà parler de lui avec Artefact dès le début des années 2000. Ainsi, is nous ont offert l’année dernière une reissue de leurs troisième Album : Castellum.

          Pour les nouveaux venus, parlons tout d’abord la musique. On est face à un Black Metal teinté de Heavy Metal, la musique est très épique, violente parfois, mais souvent mélancolique. Le premier titre,Strongholds Eternal Rivalry,  le montre bien : des riffs agressifs mais noyés sous les claviers, de très beaux arpèges acoustiques coupent le morceau et nous permettent de respirer.

Le groupe joue beaucoup sur les harmonies à 2 guitares, ce qui donnent un son un peu Iron Maiden ou Dissection.

Souvent, comme sur Le Castellas du Moine Brigand, il y a des passages plus doux accompagnés d’une voix parlée, très rauque et douce. Ça ajoute un côté un peu…intimiste. Le mot n’est pas vraiment juste mais, à mes oreilles, ces parties sont plutôt relaxantes et même un peu sensuelle. Après, c’est du metal, donc ce sont des passages très mystiques où l’on se croirait devant un PNJ dans un jeu de rôle. Le sentiment le plus proche de celui-ci que j’ai eu, c’était au début de Daggerfall, quand Uriel Septim VII nous parle. Ce n’est pas la première que j’entends quelque chose comme ça dans du metal (déjà dans Dissection je crois) mais c’est la première que ça me fait ressentir ça.

D’ailleurs, parlons-en de ce côté « Jeu-Vidéo » (revendiqué d’après les interviews que j’ai lu). Dans Glorious Horns, les trompettes de l’intro me donnent l’impression de courir les terres de Daggerfall. Et ça, c’est un régal. Certains morceaux ont aussi une touche très Dungeon Synth, comme Feodus Obitus. C’est un son que Summoning a déjà incorporés sur certains albums, mais avec Darkenhöld, c’est plus énergique, plus Heavy Metal.

En fait, c’est là le point sur Darkenhöld à mon avis. Un peu comme Hällas, ils prennent des codes qui ne sont pas forcément nouveau (ici Emperor, Iron Maiden et Dimmu Borgir des débuts) mais il y a quelque chose…ce n’est pas juste un copié-collé, Darkenhöld à une âme personelle et forte mais je ne sais pas d’où me viens cette impression, c’est juste un ressenti.

A présent, parlons de la réédition en elle-même.  Il y a tout d ‘abord une nouvelle pochette (de Claudine Vrac) que je trouve plus adapté à la musique. Elle a une ambiance vraiment magique, reposante. La production n’est pas la même non plus, la basse est plus audible et les guitares sont mise un peu en arrière, ce qui rend la musique plus douce.

Trois titres, Le castellas du moine brigand, L’Incandescence souterraine et Cors Glorieux (Vf de Glorious Horns) ont une deuxième version, exclusivement en français. Elles m’ont l’air un peu plus agressives, les guitares sont très saturées dans les aigus et ça donne l’impression d’écouter un black plus traditionnel.

Voilà, un très bon album de black metal aux ambiances magiques et épiques que je vous recommande vivement.

LINE-UP : Aldébaran (Guitars, bass, keyboards, choirs) | Cervantes (Vocals) | Aboth (Drums) | Aleevok (Bass Live) | Anthony (Guitar Live)

DARKENHÖLD à) vesoul en 2015

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