EMBRYONIC CELLS : « Horizon »

Nom du groupe

embryonic cells

Album

horizon

Label

apathia records

Date de sortie

novembre 2018

LA NOTE
8.6/10

EMBRYONIC CELLS se retrouve dans les pages d’OBJECTIF METAL par le biais de l’agence promotionnelle REPLICA. Avec ce nouvel opus les Troyens nous gratifie d’un album aux multiples facettes et influences. Leur Black Death metal orchestré fait parler la poudre.

Débutée en 1994 la carrière du groupe est chargée en sorties d’albums (quatre depuis 2007) : « Before The Storm 2007 » « Black Seas 2008 » « The Dread Sentence 2011 » « Horizon 2018 ». Pour info deux démos sont sorties sur 1999/2000 ( Prima Nocte – Necro Révélation). La musique passionnée d’EMBRYONIC CELLS emprunt d’une touche bien personnelle fait mouche. Nous dénoterons quand même des pics influenciels tels SLAYER, AMON AMARTH, ROTTING CHRIST, SEPTIC FLESH, ENSLAVED…. Pour le plus grand plaisir de l’oreille. Très atmosphérique, mélancolique, émotionnelle et puissante à la fois, voilà les caractéristiques musicales de ce nouveau projet. Côté concerts, quelques 300 prestations avec des pointures tels NUCLEAR ASSAULT, GWAR, SINISTER, OBSCENITY ou encore MISANTHROPE. Il ya du vaincu chez EMBRYONIC CELLS.

Les 8 titres composant « Horizon » sont d’un équilibre parfait, après plusieurs écoutes nous sommes en extase. Gros travail rythmiques guitares et orchestrations clavier faisant ressortir cette émotion palpable durant les 8 pistes. Le chant tantôt death guttural tantôt black criard couronne le tout. EMBRYONIC CELLS a sorti « Horizon » chez Apathia Records. Pour info le groupe sera au HELLFEST sur cette année 2019 ainsi quand tournée française prochainement. Ne les ratez pas ! Belle surprise, à force de persévérance le Metal français est encore une fois glorifié magistralement.

 
Membres du groupe
Max Beaulieu : Guitars/Vocals
Djo Lemay : Drums
Pierre « Mamuth » Touzanne : Bass
Pierre Le Pape : Synths
 
Ville d’origine
Troyes
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IN HELL « Satanica Mundi »

Nom du groupe

in hell

Album

satanica mundi

Label

mystyk prod

Date de sortie

janvier 2019

LA NOTE
8.6/10

Dans ces périodes torturées, rien de tel qu’un bon album de Black Death Metal tendance Luciférienne pour remettre les pendules à l’heure. IN HELL s’y attelle sans retenue. Les nordistes créent IN HELL début 2014 sous la houlette de leur guitariste et compositeur Fab Darkhell. Le côté extrême de leur musique nous fait penser aux grandes heures de AMON / DEICIDE, en fait les riffs sont très old school, lorgnant soit vers la scène floridienne des années 90 (Monstrosity, Deicide, Malevolent Creation, Brutality….) ou soit vers la scène scandinave ( Entombed, Unleashed, Grave, Sinister….). En 2015 sort tout d’abord un 1er EP « Hostis Ecclesiae » bien accueilli sur l’international avec une réédition en 2017 toujours disponible via le groupe. Décortiquons la Bête ! « Origins Of Occult » entame le sacrifice, noirceur et lourdeur sont à l’honneur, nous sommes directement dans le bain (de sang) sans pédiluve ! Ça pulse… « Kabbalah » poursuit l’offrande maline, IN HELL allie les mélodies tortueuses avec envolées guitaristiques avec brio portées par le chant puissant et malsain de James. « George Pell / Holy Perversion » toujours avec puissance et rapidité écrase tout tel un rouleau compresseur, ambiance démoniaque et solis façon Death Floridien sont à l’honneur. Très bon morceau. « Blasphementes » et son intro parlée démarre avec un riff lourd et oppressant, mes cervelets s’entrechoquent, IN HELL à l’art du riff cisailleur c’est certain ! La basse est omniprésente tout au long de l’opus, il fallait le noter, on l’entend, ça change ! lol. « Sheol And Hades » et ses breaks pointus pour l’entrée en matière, donne une originalité certaine au morceau, le sacrifice continue sans répit. « The Dark Secrets Of The Knights Templar » vomit son indigestion humaine, un reflet sociétaire et direct montrant encore une fois que l’empreinte du Mal n’est pas toujours la ou l’on croit. « Sheitan Himself » et son intro orchestrée sombre et morbide nous pousse avec une voracité sans limite dans ce monde ténébreux dont IN HELL a le secret. Musicalement, toujours pas de répit sur les deux derniers titres de l’œuvre maléfique : « Bei Den Sieben Hollen » et « Al Isra Hell » clôturent de bien belle manière le sabbat ! Personnel, poignant cet album marque une volonté accrue d’en découdre avec ce monde d’illuminés ! Mystyk Prod s’occupe de la progression du combo. Les capacités autant musicales que vocales sont présentes, le potentiel est là. IN HELL, Metal Satanique ? En tout cas engagés et lucides, les gaillards le sont, oui ! Ce « Satanica Mundi » marquera au fer rouge cette année 2019, leur Death Metal sanguinolent et sincère en est la réelle preuve.

Membres du groupe
Fab Darkhell : Guitar
Helios: Guitar
Ced : Bass
Slave Blaster : Drum
Alghol : Vocals
 
 
Ville d’origine
Hénin-Beaumont
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Killers – Trajets – dits

Nom du groupe

Killers

Album

trajets – dits

Label

autoprod

Date de sortie

2017

LA NOTE
8.6/10

CHRONIQUE OBJECTIF METAL www.facebook.com/ObjectifMetal : KILLERS « Trajets – dits »

C’est avec une certaine excitation que je m’attelle à la chronique du nouvel album d’un des pionniers du Heavy Speed Metal Français, j’ai nommé les sincères et passionnés KILLERS (formés en 1982 quand même !). « Trajets – dits » le nouveau rejeton tourne en boucle sur ma platine voilà deux jours.

J’avais laissé un peu de côté en tant que fan la carrière du groupe depuis leur troisième album « Mise aux poings », une carrière, il est vrai, remplie d’incessants rebondissements. Bruno Dolheguy (guitare / chant) la charpente centrale de KILLERS contre vents et marées a fait vivre sa musique avec une sincérité et une persévérance incroyables durant ces décennies, un exemple ! Revenons à nos morceaux. Musicalement il n’y a pas photo, dans un style Heavy Speed propre au groupe : KILLERS a la niaque. Cet album est parfait, calibré à merveille pour en faire un album majeur, tant au niveau compos qu’au niveau son.

Les flibustiers de KILLERS ont de la bouteille qui en aurait douté. Et quel plaisir à l’oreille. Chanté en français, le Metal du combo porte avec brio les adjectifs sympathique et puissant. Les titres parlent d’eux mêmes traitant de sujets sociétaires majeurs autant sur le côté sanitaire, migratoire ou humain. Ce « Trajets – dits » est encore un grand coup de gueule sur les dysfonctionnements humains. KILLERS s’est toujours engagé durant sa brillante carrière. La trilogie sur l’album « Tout va mieux / Tout va bien / Rien ne va plus » pointe le négatif et l’aberration des hommes avec une émotion sans limite. « Condamnez moi » ou Humain qu’est tu devenu ? nous pose la question du vivre ensemble. « Ensemble » ou la cohésion du Peuple face aux exactions de l’État nous rappelle à l’ordre sur le sens commun. Poursuivons avec « En vérité je vous le dis » très spirituel dans l’explication, ou le jugement de l’homme face à lui même et envers les autres. « Puise ma honte » traite de la peur du terrorisme, des préjugés, de la répression ou de la réduction des libertés. Les guitares sur tous les titres sont d’une efficacité redoutable émotionnellement, il fallait le noter.

Déjà la fin du message avec « Plus rien ne va » ou pourquoi les gens « bien nés » se plaignent quand même, encore une question existentielle. Je ne vous citerai qu’un couplet du titre qui vous aidera à réfléchir et sans doute vous donnera envie de côtoyer KILLERS : « L’IMPUDEUR DE CEUX QUI PAR NAISSANCE PEUVENT GLANDER ME CHOQUE, AU REGARD DE CEUX QUI MORFLENT JUSTE PARCE QUE LES PAPIERS MANQUENT, DROIT DU SOL DROIT DES CONS, YA DES BAFFES QUI SE PERDENT DANS LES TRÉFONDS DE L’IMPUDEUR NAVRANTE DE CEUX QUI SE METTENT EN BALANCE ». Bravo pour ces messages O grand KILLERS !

Membres du groupe
Thierry ANDRIEU (guitare & choeurs)
Bruno DOLHEGUY (guitare & chant)
Patrick OLIVER (basse)
Vincent ROUBIÈRE (batterie live)
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DEATH DECLINE  » The Thousand Faces Of Lies »

Nom du groupe

death decline

Album

the thousand faces of lies

Label

autoprod

Date de sortie

2018

LA NOTE
8.1/10

Les bourguignons de DEATH DECLINE nous reviennent avec un nouvel album sur fin 2018. Formé en 2008 le combo trace son chemin en nous delivrant un Thrash Death puissant, sombre et sanguinaire, progressant depuis leur 1ere démo en 2012 « Bloodstained Redemption » et leur précédent album « Built Of Sin » sorti en 2015. J’ai eu la chance de partager la scène avec eux avec IGNIS FATUUS et se fut, il est vrai, une réelle belle surprise, leur musique remplie d’intensité m’avait conquis.

Ce nouveau projet plus abouti, plus agressif et plus technique ne fait que confirmer mes pensées. 8 titres brutaux axés pour le live (partage de scène avec quelques grands du Metal : ADX, DRAKKAR, DAGOBA, IGNIS FATUUS, MASS HYSTERIA, DECAPITATED, NAPALM DEATH……) composent la galette.

Leur Thrash Death reste conventionnel et bien ficelé, un côté « mélange » KATAKLYSM – DAGOBA (pour les parties chant clair très bien interprété par Alexis), le growl restant majoritaire tout au fil de l’album.

DEATH DECLINE : puissance et fraicheur musicale sont à l’honneur et l’on prend tout ça de plein fouet en pleine face. L’intro passée « Bury The Beast » nous fracasse d’entrée les neurones. « Useless Sacrifice » riffs syncopés, technique impeccable, double chant clair / growlé à la DAGOBA. « Until The Last Human’s Breath » et sa lourdeur de démarrage (ça ne dure pas bien longtemps), tabassage en règle pour la suite du morceau, lignes de guitares mélodiques sur le refrain, les Thrashers bourguignons prennent un malin plaisir à étaler leur Art.

« The Thousand Faces Of Lies » titre de l’album arrive en cinquième position…. et toujours pas de répit ! Ça blaste d’entrée, brutal, sanguinolent, délicieux. Ecoutez donc ! « Network’s Zombies Supremacy » continue le tour de force, riffs death taillés au sécateur avec un p’tite touche SLAYER survitaminée.

Bravo pour le boost général du titre. « Beneath The Smile Of The Rotten Idols » : breaks, contre – breaks, batterie surprenante pour démarrer la piste 7, titre plutôt Techno Death, tout y passe dans ce style novateur. DEATH DECLINE n’a rien à envier à DECAPITATED. « Red Dawn » et l’aventure continue avec une lourdeur communicative (hein Alexis?) et ses riffs complexes et originaux.

Pour conclure en beauté cet album « Pure Death Metal », « Man With No Flag » nous achève littéralement avant la sieste bien méritée car la force de frappe DEATH DECLINE à fait son job sans faillir, pas facile surtout avec une musique dans son ensemble assez complexe. J’ai accroché après plusieurs écoutes évidemment, a vous d’y goûter !

 
 
Membres du groupe
Alexis – Vocals
Mario – Guitar
Fab’ – Guitar
Alex – Bass
Arnaud – Drums
 
Ville d’origine
Dijon
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WITCHES : EP 6 titres « The Hunt » / EP 4 titres « 30 Years Thrashing »

WITCHES : EP 6 titres « The Hunt » / EP 4 titres « 30 Years Thrashing »

La note
CULTE (la note c'est jérôme) 95%

WITCHES dans les pages d’Objectif Metal il le fallait ! Après plus de trente années de bons et loyaux services pour le style Thrash, Sibylle COLIN TOCQUAINE, guitariste et chanteuse du groupe depuis la première heure (1986) et sœur d’Alex COLIN TOCQUAINE guitariste et chanteur d’AGRESSOR (une histoire de famille le Thrash Death), continue son périple musical contre vents et marées. La musique de WITCHES est très influencée d’un côté par les groupes Thrash Allemands des 80ties/90ties : KREATOR, SODOM, DESTRUCTION, HOLY MOSES…. et de l’autre c’est forgé une personnalité et un son bien à elle durant toutes ces années. Après quelques démos sorties fin des années 80 dont « Silly Symphony » qui avait marqué son époque, WITCHES étant un groupe de Thrash exclusivement féminin, l’aventure continue, suivi de deux albums « 3.4.1. » sorti en 1994 et treize ans plus tard « 7 ». Nous arrivons aux albums qui nous intéressent sur cette année 2018 : « The Hunt » superbe EP 6 titres sorti en 2015 et une réedition EP 4 titres d’anciens morceaux « 30 Years Thrashing » sur 2016. Sur « The Hunt » Sibylle reste la seule fille dans WITCHES entourée d’excellents musiciens qui mettent en valeur le Thrash de la « Maitresse des Sorcières ». « The Hunt » nous colle au siège par sa puissance autant musicale que vocale avec des titres qui sentent bon le Metal sans fioritures. Les quatre morceaux remastérisés de « 30 Years Thrashing » dont les mémorables Silly Symphony et Lessive Agressive remis au goût du jour avec en prime Alex sur certaines guitares pour magnifier le tout, nous replongent sur cette période 80ties nous tenant tant a cœur. A noter un son très correct sur les deux EP, WITCHES reste un groupe à part, une valeur sure du Metal français mais qui à mes yeux n’a pas forcement la reconnaissance méritée, c’est bien dommage ! Alors belle découverte pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore le combo, ce Thrash malsain et malicieux est à découvrir sans plus tarder.

Witches au Hellfest 2016

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EVERRISE : « After The Eclipse »

EVERRRISE
After the Eclipse
juillet 2018
autoprod
chronique Objectif Metal

J’avais eu le plaisir de chroniquer le précédent album du groupe en 2015 intitulé « Dawnlight ». Un album bien accrocheur influencé par les ténors Metal internationaux DEATH, AMON AMARTH, SEPTIC FLESH, BEHEMOTH ou encore ARCH ENEMY, Cet opus avait marqué les esprits. Alors ce nouveau bébé, comment se présente t’il? Rentrons directement dans le vif du sujet, l’intro arpège passée « The Path » nous écrase littéralement sur les murs alentours. Quelle puissance de frappe! Le Thrash Death Metal ravageur d’EVERRISE progresse par rapport au projet de 2015 : mélodies rythmiques incessantes, vitesse d’exécution, clairvoyance et précision de jeu. « After The Eclipse » le second titre et sa lourdeur communicative façon KATAKLYSM déboule sur un final « pure tuerie sonore ». Le morbide « My Kingdom » nous compresse le thorax un peu plus, toujours avec des guitares harmonieuses ne laissant aucun répit à l’auditeur, envolées de solis survoltés, arpèges sombres et mélancoliques (j’adore ce titre). Alors là attention! L’œuvre de l’Artiste (Le Peintre) chanté en français est tout simplement sublime en tout point (le chant flirtant entre MISANTHROPE et L’ESPRIT DU CLAN): Hérissage de poils garantis au final façon ROTTING CHRIST. « Anything » toujours chanté en français, le singer Benjamin BOISIER nous délivre une song noire et angoissante tout en gardant un côté très sentimental. Nous sentons la Passion, un de mes titres préférés. Poursuivons avec « Unholy Massacre », riffs ravageurs dont Alain CLEMENT de NO RETURN ne dirait pas non, du Thrash Death classieux, peaufiné, c’est ce qui caractérise EVERRISE actuellement. « Wolf » et « The Whisperer » clôture avec brio la galette. « The Whisperer » montre une facette différente de la musique du groupe avec un son riff sautillant. En résumé « After The Eclipse » est axé sur la mélodie, la technique et l’émotion, un cran supérieur est passé en comparaison à l’album précédent. Du Thrash Death qualitatif et soigné, c’est EVERRISE 2018! Du talent c’est sur.

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