Anciients – Heart of Oak

Heart of Oak, littéralement « cœur de chêne », c’est l’hymne de la Royal Navy. Mais ce n’est pas de ça dont nous allons parler.

Par où commencer. Anciients est une découverte relativement récente pour moi, coup de cœur dès la première écoute et particulièrement de ce premier opus, Heart of Oak, fruit d’un joli flair de Season of Mist. Car en effet, ces Canadiens de Vancouver ne manquent pas de talent, pour nous offrir une telle qualité dès le premier album, qui les propulsera aux côtés de groupes comme Lamb of God ou encore Sepultura pour des aventures rocambolesques à travers l’Amérique.

J’ai à la fois très envie de parler de cet album et beaucoup de difficultés à m’exprimer clairement dessus, tellement représente-t-il selon moi un « ovni musical » (qui a dit que ce terme était galvaudé ?) créant une atmosphère propre tout en s’essayant à des styles très divers, passant du heavy-thrash au death-mélodique, tout en rôdant globalement autour du prog.

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Superjoint Ritual – « Use Once And Destroy »

Petite chronique d’un album qui est sorti il y a maintenant 13 ans. Le groupe Superjoint Ritual a été formé au début des années 90 par Phil Anselmo, Joe Fazzio et Jimmy Bower. Les débuts ont été un peu laborieux. La petite bande a mis deux ans pour enregistrer « Use Once and Destroy »,  sorti le 21 mai 2002 et produit par Dave Fortman aux Balances Studio.

Le visuel de la pochette de l’album annonce clairement la couleur. Les auditeurs sont avertis que le contenu de l’album sera extrême.  Nous pouvons voir un pentagramme avec en son centre une feuille de cannabis et en arrière plan un drapeau sudiste. Phil nous entraîne dans un son underground.

Cette galette est un véritable raz de marée de cris et de sauvageries, alors âmes sensibles s’abstenir. Cela fait du bien d’entendre  du bon gros son.

L’album débute par « Oblivius Maximus » qui est un morceau instrumental qui donne le ton pour le reste de l’album, c’est à dire un son sale et sauvage. Phil Anselmo attaque brutalement le second morceau, « It’s Take No Guts », sa voix est gutturale et puissante. On a même l’impression qu’il va littéralement se déchirer les cordes vocales. Nous avons le droit à un « Everyone Hates Everyone » qui part dans de véritables vociférations qui apporte un véritable climat pesant et malsain. Les morceaux s’enchaînent avec toujours plus de violences et de changements de rythmes, notamment dans le très bon « Fuck your enemy »,  « 4 Songs », « Drug Your Love »...

Les compositions des chansons ne sont pas exceptionnel mais les riffs sont simples et particulièrement efficaces. Le chant de Phil Anselmo nous permet de ressentir toute la rage du groupe. Les paroles des chansons qui s’égrainent sont vomies.

Vous n’allez pas sortir de l’écoute de cet album indemne!!!!

Xena


IRON MAIDEN – Fear Of The Dark

Chers amis métalleuses et metalleux, j’ai le grand honneur de chroniquer un album de IRON MAIDEN, et ça ce n’est vraiment pas une mince affaire étant donné le génie de ce groupe. Je vais néanmoins essayer et vous donner mon avis sur l’album qui est sorti en mai 1992 avec le label EMI Records.

IRON MAIDEN est un groupe de légende. Ses membres ont su donner au groupe une histoire, un univers et surtout une image. L’iconographie est tout simplement incroyable. Chaque pochette d’album est une œuvre d’art. Fear Of The Dark ne fait pas exception à la règle et sa pochette à dominance bleu nuit est magnifique. Le livret comporte de très belle photographies des concerts et des membres du groupe, à savoir Bruce DICKINSON au chant, Dave MURRAY à la guitare, Janick GERS également à la guitare, Steve HARRIS à la basse et Nicko Mc BRAIN à la batterie.

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Cet album possède à la fois des morceaux cultissimes et d’autres qui sont complètement tombé dans l’oubli. C’est comme il y avait plusieurs vitesses différentes dans le même album.

L’écoute commence avec le titre Be Quick Or Be Dead, C’est un titre hyper énergique qui donne la patate. Les riff sont directs et efficace. Le rythme est rapide. C’est pour moi l’un des quelques très bons titres sur cet album. Nous poursuivons avec From Here To eternity, titre très blues qui colle parfaitement aux cordes vocales de Bruce. Cela change des morceaux précédents et nous informe que le groupe n’a pas peur de tenter de nouvelles expériences musicales, partant parfois dans tous les sens.

Afraid To Shoot Strangers est très mélancolique, avec une intro très douce. C’est un morceau qui marque les esprits et qui ne laisse pas indifférent. Les guitares sont très subtiles, jusqu’à l’explosion de solos, superbes.

Le titre Fear is the Key est lui nettement moins efficace. Il fait bien partie de l’album mais ne restera pas gravé dans les mémoires comme certains autres morceaux. Childhood’s end est très agréable à écouter malgré les paroles hyper pessimistes. Il fallait bien une ballade sur l’album est ce sera Wasting Love, composée par Gers, on y découvre de très belles séries d’arpèges.

The Fugitive, Chains of Misery et The Apparition sont trois morceaux qui ne resterons pas dans les mémoires. Nous avons vraiment à faire à un album à deux visages et deux rythmes.  Judas Be My Guide, est un morceau de hard rock qui s’écoute pas trop mal. Weekend Warrior est énergique, assez sympa, cela donne envie d’aller boire une bière tiens!!!

Et enfin, le cultissime morceau que bons nombre de métalleux ont déjà hurlé, Fear Of The Dark, cela frôle tout simplement le génie. Je n’imagine pas combien de fois ce morceau a été joué où chanté à travers le monde, c’est tout simplement de la folie. Ce n’est pas rien si le groupe joue encore ce morceau sur scène, j’ai pour mémoire le splendide concert au Hellfest l’année dernière, où mes potes, moi et des milliers de personnes chantions, ou plutôt hurlions en cœur, bras dessus bras dessous cet hymne.

Je retiens donc de cet album les morceaux suivants Be Quick or Be dead, From Here To Eternity, Afraid To Shoot Strangers et bien sûr Fear Of The Dark.

Ce n’est pas le meilleur album du groupe, mais il contient tout de même des morceaux qui ne nous laisse pas indifférent. nous sentons que le groupe tente de nouveaux univers musicaux, mais cela reste tout de même du très très bon son.

Xena

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Immortal « At the Heart of Winter »

Oui, je ne l’ai pas choisi au hasard cet album du grenier. En effet, après 25 ans de carrière, Abbath a choisi de tourner une page et de mettre fin à Immortal … pour des raisons qui lui sont propres ! Bon rassurez vous, il a déjà rebondi et créé « Abbath » !

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En attendant, penchons nous sur cet album, véritable charnière de la discographie d’Immortal.

Premier gros changement, le son ! ON passe d’un son assez obscure, oppressant et lourd, très Death Metal de l’album « Blizzard Beast« , qui lui va à merveille, à un son propre, cristallin presque venant des studio Abyss ! Et il fallait le talent de tagtgren » pour cet album qui avait besoin d’une puissance sonore à sa hauteur !

Car cet album (le premier sans Demonaz) marque un changement de style, un ralentissement sur certaines compos surtout. Le souffle épique d‘Immortal, unique, est toujours présent Les compos au nombre de 6 sont plus longues qu’avant (pas une seule en dessous de 6 min) et se transforme en véritable hymne à l’hiver.

L’influence Heavy Metal se sent de plus en plus, on dirait par moment un Bathory qui aurait passer la seconde ! Et c’est tant mieux, j’adore cette nouvelle approche du Black Metal qu’Immortal a enclenché à l’époque. Car oui il date de 1999 et de nombreux groupes ont suivi l’exemple en laissant de coté le son Roots pour une production plus propre, sans pour autant dénaturer le style ! Même si je suis un admirateur des premiers Darkthrone et Ulver, un bon son permet de mieux profiter des compositions !

Alors si je devais choisir 2 albums d’Immortal, je ne mettrai pas celui ci en premier car mon premier amour reste « Pure Holocaust », mais « At The heart of Winter » est celui qu’il vous faut pour découvrir le groupe !

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Alice Cooper « Billion Dollar Babies »

S’attaquer à des monuments du Hard Rock, un sport à risques non ? Carrément car pour certaines personnes ces albums sont intouchables et les critiquer équivaut à la peine de mort dans certains pays ! Alors je vais pas prendre de risque !

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Alice Cooper, j’ai découvert musicalement sur le tard, mais j’en avais déjà goutté en regardant Waynes World et son « Welcome to my Nightmare » ! Et oui j’avais bien aimé mais bon à aucun moment je me suis dit, allez on achète ! J’ai préféré continuer à écouter de la musique de gros bourrins sans passer par les bases du Metal !
Car ouais, ça vient de là ! Et celui là il date de 1973 (enfin cette version date de 2001).
Cet album n’est pas le plus extrême d’Alice Cooper, loin de là il serait plutôt dans un trip seventies, shooté au LSD, empreint d’un esprit très barré !! 10 titres dont des hits comme « I love the Dead », « No More Mr Nice Guy » ! Par moment on a cette forte impression d’écouter les Rollings stones, bizarrement je le vis bien !
Cette version propose un 2ème CD contenant des versions lives des titres de « Billion Dollar Babies »

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Accept « Eat the Heat »

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Album charnière dans la discographie d’Accept car il est le premier sans la participation au chant d’UDO. En effet, celui ci devant le changement de style du groupe préfère partir. Bien lui en a pris quand on voit la carrière de son projet solo !!

Bref, nouvel album avec David Reece au chant ! Et musicalement, Accept part dans des contrés plus commerciales, se rapprochant assez du Hard FM ! Bon dit comme ça, ça pourrait faire peur ! On s’imagine déjà un machin à la Bon Jovi. Rassurez vous, on en est encore loin. Je trouve même que cet album se rapproche de « The Headless Children » de WASP par moment (avec qui le groupe va tourner pour promouvoir ce nouvel album), la voix du chanteur y est d’ailleurs pour beaucoup dans ce rapprochement.

« Eat the heat » reprends aussi pas mal des influences que le groupe avait su imposer dans « Russian Roulette ».

Loin d’être mauvais, cet album marque seulement une transition avec des chansons très axé sur le chant comme sur « I can’t Believe in You » qui fait par moment penser à Kiss (et son tube planétaire, « I was made for lovin’ you »).

Donc pour résumer, si on veut du Accept bien heavy, il vaut mieux acheter le « Animal House » de UDO ou revenir sur « Metal Heart ». Mais en tout cas certains titres de « Eat the Heat » vous ferons remué la tête, le dernier titre « D-Train » en est l’exemple parfait :!

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