Préparer sa rentrée, étape 3 : le bar

Quand on débarque de loin, on n’a pas toujours beaucoup de potes, 2 solutions se morfondre chez soi devant des séries TV ou sortir et s’en faire de nouveaux ! Et quoi de mieux que dans un bar ! Et sur Besançon nous avons THE BAR, tenu par 2 passionnés, qui, au fil du temps, ont su créer un lieu unique !

Alors hop direction le Titty Twister :!

1/Sly et Elo, les tenanciers, expliquez-nous comment vous vous êtes retrouvés à tenir  THE bar Metal de la ville (j’irai presque à dire de la région) ?

Salut Jérôme,

C’est simple,  notre passion commune pour le métal, ses dérivés (films, concerts) et ses dérives (alcool ahaha).
Alors le Titty fait partie intégrante de l’histoire de notre couple. Cela fait plus de 20 ans que Elo et moi nous connaissons, 15 ans que nous sommes ensemble, maintenant mariés et parents d’une petite metalleuse (bientôt deux d’ailleurs ;-).

Nous fréquentions les mêmes lieux touristiques de Bezak City à savoir Le Madness, L’Asylum, Le Médieval, Le Seven, les concerts au Cylindre, aux Arcades, et bien d’autres lieux culturels.

Et après la fermeture de ces établissements nous avons décidés (nous avions depuis notre rencontre parler de reprendre un bar) de nous lancer dans l’aventure. Nous avons donc pris nos « Balls To The Walls » et cela fait donc 10 ans que le Titty existe.

 

2/A votre avis, qu’est ce qui fait que votre bar est un lieu vraiment vivant, où l’on peut passer une bonne soirée – moi j’ai ma petite idée mais si vous dites rien je le dirai

De la bonne bière et de la bonne musique !!!!
Le Titty est principalement un lieu où se retrouvent les amoureux de musique métallique et donc un lieu de partage entre musiciens et mélomanes.
La configuration du bar et sa décoration sont aussi  importantes, les expositions d’artistes locaux,  l’accueil par Georgette, l’intimité de la cave avec Roger, le fumoir pour s’exprimer tranquillement en laissant le voisinage tranquille.
Mais l’ambiance est surtout liée aux personnes qui fréquentent le bar. La mentalité du milieu metalleux, et bien sur la musique. Nous essayons aussi de contenter tout le monde en diffusant tous les styles de métal, même si j’avoue avoir une préférence pour le Thrash et le Death, mais il ne faut pas hésiter à nous demander de diffuser un titre, surtout que j’aime écouter et découvrir de nouveaux artistes.

Les Tauliers !

3/Et même si on ne pousse pas spécialement à la consommation d’alcool, on doit reconnaitre un large choix de bière sympa, faites nous une petite sélection et pourquoi celle là ?

En effet, nous avons 8 bières pressions (bientôt 9 avec  5 fixes et 3 tournantes) et plus de 30 en bouteilles.
Difficile de faire un choix mais voici nos préférés :
La cuvée des Trolls, une bière blonde à 7° fruitée, florale.
La douceur de la Barbar, une blonde au miel à 8°.
La Bête, une ambrée maltée à 8° avec des notes de caramels et pain d’épices.

La Bière du Sorcier, une bière verte à 5° aux orties et fleur de sureau au gout si particulier bientôt de retour car elle est actuellement remplacée pour Halloween par la Bière du Sorcier Bokono, une bière couleur sang, à la cerise à 7°.

4/En plus de boire un coup entre amis, on peut aussi s’instruire, s’amuser et gagner des cadeaux chez vous, quels sont les soirées qui vous bottent le plus ?

Les soirées MIFC bien sûr !!!!!
Halloween est dans le Top et correspond vraiment au bar . des clips gores à souhait, des shooters dégueux, des bieres dans le ton.

Les soirées Nimp aussi valent le coup, on se déguise en ce que l’on veut, la musique et les clips sont plus débiles les uns que les autres et ouverture tardive jusqu’à  05 :00 !!!

Nous organisons aussi quelques soirées en hommage à nos idoles et icones disparus (RIP Chuck , Lemmy, Dio et tous les autres).

5/Le Titty, s’est aussi la fête de la musique et sa scène Metal ! Toujours d’actu l’année prochaine !

Bien sûr et toujours prêt à co-organiser avec nous hahaha 😉  !!!!!
Nous ne pouvons pas accueillir de concerts dans notre établissement c’est pourquoi je suis heureux d’avoir cette si jolie scène dans le square à côté du bar.

Bon et bien direction le titty pour s’en jeter un petit !

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Bien préparer sa rentrée : Etape 2, le Café/Concert

Cela fait 3 ans que les PDZ (pour les intimes) a changé de main, et j’aimerais bien que tu nous explique comment tu t’es retrouvé au volant de ce café concert emblématique !

Avant de reprendre les Passagers du Zinc il y a trois ans, j’étais la chargée de comm’ du lieu après y avoir effectué un an de bénévolat (collage d’affiches, entrées…). Quand j’ai été engagée, le bar était en redressement judiciaire et mes anciennes patronnes, les mythiques Duche & Claire (qui avaient chacune un job en plus du bar, il faut le rappeler) souhaitaient vendre. Elles ont eu une proposition en 2015 qui n’a pas abouti. Comme elles n’avaient plus de solutions pour vendre rapidement ni la motivation de continuer, mon ami Lucien et moi avons foncé pour prendre les commandes tant cet endroit nous tenait à coeur. L’idée de sa fermeture nous paraissait insoutenable. Claire s’est associé à nous pour nous épauler au début. Un mois et demi de travaux plus tard et les PDZ ré-ouvraient leurs volets !

Après quelques modifs, les concerts ont vite repris, et la liste des groupes passés par le capot est trop longue pour tenter de faire un résumé ! Mais soyons fous, donne moi 3 groupes qui t’ont marqué et pourquoi donc ?

C’est vrai que je ne chôme pas niveau programmation et qu’on a reçu des centaines de très bons groupes ! Voici trois qui m’ont particulièrement marqué même s’il y en a beaucoup d’autres !

Dookoom. Groupe hip-hop électro enragé de Sud Afrique qui rend fous les blancs de là bas avec leur propos très engagés pour la défense du peuple black.

Un phénomène que seulement une petite trentaine de personnes sont venues voir sous le capot ! C’était violent, fort, une grosse calotte ! Les musiciens sont tous très habités et le rap en afrikaan, ça marque !

Heavy Heart. Groupe nantais punk rock soleil qu’ont fait joué les assos Impure Muzik & Vouhvoue et que j’ai découvert sur scène. Des bons jeunes qui envoient (et qui sont adorables !), des morceaux lumineux et des mélodies qui te restent en tête, la classe totale !

Pogo Car Crash Control. Groupe d’Île de France qu’on avait reçu dans le cadre du festival Génériq. Ça faisait longtemps que je n’avais pas écouté de punk rock en français et ils le font très bien ! Un concert ultra énergique et sauvage et une mention particulière pour la bassiste qui fait vraiment bébé quand tu la rencontres mais qui est une vraie furie sur scène !

Après je pourrais citer pleins d’autres groupes qui m’ont marqué pour leur musique comme pour la rencontre humaine mais là, il y en a pour des heures !

 

Donc les PDZ, c’est un café/bar et une salle de concert, peux tu décrire un peu le lieu et son fonctionnement !

En effet, aux Pdz il y a deux activités : La partie bar (à l’étage) qui fonctionne comme une entreprise lambda et qui ouvre cinq jours sur sept avec un large choix de spiritieux, des jus de fruits maison et des vins en biodynamie pour la plupart. Pour les concerts, sous le capot donc, on a une asso qui chapeaute le tout : on cale des ingé sons et on place des bénévoles aux entrées ou au service du bar du bas. Je gère la prog’ pour les concerts qu’on organise en direct ou avec les nombreuses assos locales qui ont toujours des super groupes à nous proposer. Les entrées reviennent aux groupes, on ne gagne pas d’argent sur les concerts. En moyenne, on organise une grosse centaine de concerts à l’année, dix par mois en gros.

 

Question qui peut fâcher (et tacher si on a un liquide dans la main), l’avenir des café/concert remis en cause par les lois de plus en plus restrictives ?

Il est vrai que les caf conc’ ont tendance à fermer les uns après les autres, on le voit même pour des lieux mythiques à Paris. Ceci dit, être à son compte aujourd’hui, peu importe le domaine, relève de l’exploit. Les charges fixes, les impôts, le rsi, l’urssaf peuvent rendre fou. C’est dingue ce qu’on a à payer pour exister alors qu’on ne peut pas se rémunérer toujours correctement. Il faudrait trouver comment aider les petits au lieu de les prendre à la gorge mais bon, je m’égare. Le problème majeur pour les bars, c’est que les mairies ont de plus en plus envie de gérer des centre villes morts où les propriétaires veulent le calme et dictent leurs lois. Par définition, le centre des villes, c’est la vie d’une ville, si tu veux être pépère, tu déménages et basta. Que Besançon arrête de se vanter d’être une ville étudiante si c’est pour que rien ne s’y passe !

Côté règles relatives au son et à la sécurité, on a de la chance car ce sont mes anciennes patronnes qui avaient déjà bien avancé sur ce terrain il y a quelques années.

 

Bon pour les mois à venir à quoi doit t-on s’attendre ? toujours autant de décibel ?

On peut en effet s’attendre à toujours autant de decibel sous le capot de la D.S. Avec toutefois une nouveauté cette saison : Une série de concerts à l’étage qu’on a appelé Between The Bar à destination des one man/woman band dans un esprit indie, folk, chanson. On en a déjà organisé deux et l’ambiance est hyper classe, douce, chaleureuse. Pour les mois à venir, voici ce que je peux annoncer : Low Relief, Blindness, Les Fées Minées, Mighty Bombs, We are Griff, The Hi-Lites, The Horsebites, Robot Orchestra, Gâtechien, Cortez, Membrane, Contractions, Brazilliers, Madjive ! Surveillez la prog’ !

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Assigned Fate, la folie du Haut Doubs

ON finit la semaine (façon de parler hein !) avec nos pontissaliens préférés qui sortent leur premier album

1/Si si, c’est obligatoire il faut toujours se présenter ! sinon comment peut on savoir à qui on a affaire ! qui ? pourquoi ce changement de nom fait ? pourquoi ?

Assigned Fate est un groupe qui a été fondé en septembre 2014. c’est un groupe de metal avec

énormément d’influences mais si on devait en choisir trois on pourrait dire lamb Of God, August Burns Red et Whitechapel. La formation compte six membres : deux guitaristes, un bassiste, un batteur et deux chanteurs. Nous avons sorti un EP en 2016, donné plus d’une vingtaine de concerts (principalement dans la région mais aussi à Reims, Strasbourg, en Suisse) et au mois de mars nous sommes allés enregistrer notre premier album au Studio du Lac à côté d’Annecy. Celui-ci sort d’ailleurs ces jours ci ! Nous avons modifié notre nom il y a quelques mois, ça faisait un petit moment qu’on y pensait mais hormis ça rien de différent par rapport à avant !

2/Voilà qui est mieux, avec les gens du Haut Doubs, faut toujours montrer qui est le patron sinon on risque de vite se retrouver nu, attaché à un sapin complétement saoul au Pontarlier.

Le patron, non ? On est plutôt gentil en fait ! Après on ne force pas les gens à boire et encore moins du Pontarlier Anis. Nous aimons bien notre région mais on préfère boire des bières, une bonne goutte ou un bon rhum !

 

3/Le groupe existe donc depuis 2014 et a déjà sorti un ep, pouvez nous parler de ce premier cd ?

Concernant notre EP de 2016, nous avons décidé d’enregistrer quelque chose fin 2015 car nous commencions les concerts et avions un set présentable. Autant immortaliser des compositions sur un cd plutôt que de ne rien faire. Cet EP représente le groupe de la meilleure des manières à cet instant là. Côme, notre guitariste a enregistré, mixé et masterisé ce disque en janvier 2016 et en février nous recevions les EP. Nous avons fait ce cd de manière spontanée. La batterie fut programmée avec l’aide de David, le batteur de l’époque (que nous saluons d’ailleurs, saleeeuiiii David). « This Day » nous a permis de démarcher afin d’obtenir des concerts et d’avoir quelque chose de concret à proposer !

 

4/Et voilà que cette année 2018 voit l’arrivée d’un premier album éponyme, 12 titres dont une sacrée reprise. Il me semblerait bien de nous expliquer un peu la création de cd qui, il faut l’avouer, renferme de sacrés hits !

Merci tout d’abord, si des titres sont des hits tant mieux ! Nous avons eu l’idée d’enregistrer un album rapidement après l’EP car celui-ci n’était plus représentatif du groupe quelques mois après sa sortie. Nous avons, en 2017, changé de batteur et de bassiste ce qui a eu une influence importante sur le groupe. Adrien et Thomas arrivaient dans un groupe déjà existant et nous ne voulions pas les « brider », ils ont eu carte blanche et les compos ont pris une autre dimension. Ils forment une solide section rythmique et se connaissent par cœur tout comme David et Auré au début du groupe. Il y a des gens faits pour jouer ensemble tout simplement ! Nous avons eu aussi des petits soucis de local donc nous ne pouvions plus répéter à un moment donné. En septembre / octobre 2017 nous avons opté pour un enregistrement au Studio du Lac et sommes allés une dizaine de jours là bas pour enregistrer notre album éponyme. Nous avons passé un super moment là bas et ce fut une expérience incroyable. Merci encore à Rob pour tout : Sa gentillesse, son travail, son humilité, son coaching, une rencontre marquante ! Pierre le propriétaire du studio était très gentil également. Nous étions entre de bonnes mains pour faire de notre mieux. Le résultat est un disque de près d’une heure qui montre ce que fait Assigned Fate en 2018, quatre ans après sa création.

 

5/Impossible maintenant de faire la promo d’un groupe sans faire de clip, Assigned Fate a donc choisi « Chainsaw License », pourquoi ce titre ? vous vouez un culte aux bucherons ? à « Massacre à la tronconneuse » ? un pamphlet contre l’état car vous êtes contre le permis de tronçonneuse ? et sinon ça fait quoi d’avoir poursuivi le créateur de Lost Ubikyst in apeiron dans les bois ?

Il est évident qu’il faut avoir un visuel pour promouvoir un groupe, tourner un (des) clip(s) est primordial pour se faire voir, démarcher des labels / assos et surtout montrer aux fans de la scène que nous existons. Ce titre a été choisi rapidement car pour le making of de l’album ce morceau revenait de manière récurrente et c’est l’une des dernières compos du groupe. Les paroles furent terminées peu de temps avant l’enregistrement et Manu (l’un des chanteurs) a été très inspiré pour pondre le texte. Ce morceau nous a permis de nous lâcher dans le clip, nous remercions encore Hastro Production pour le travail accompli Les « acteurs » de ce clip sont des personnes qui suivent Assigned Fate depuis le début et nous soutiennent, il y a même notre premier batteur dedans ! Poursuivre Manu de LUIA était fun et il n’y a pas a dire c’est un très bon acteur, il devrait gagner des prix grâce à sa prestation dans « Chainsaw Licence » ! J’en profite pour dire qu’il sera avec nous sur scène le 20 octobre à Pontarlier pour assurer la basse Thomas s’étant fait opérer d’un poignet et il sera là à Montbeliard le 27 octobre si Thomas n’est pas totalement rétabli. Alors venez !

 

6/On peut dire que AF est un groupe live, la liste de concert ne cessant de s’allonger (même si je vous ai raté au moins 4 fois …), une tournée est-elle dans les cartons ?

Un groupe live ? Peut-être. Nous essayons de donner des concerts quand nous le pouvons, ce qui n’est pas forcément évident lorsqu’on est six dans un groupe mais le live est essentiel pour une formation. Après tout, le rock et le metal sont des musique faites pour s’exprimer et quoi de mieux que de partager ça avec les gens. Nous sommes, avant tout, de gros fans de musique et nous nous rendons à énormément de concerts depuis des années. Voir ses groupes préférés donne forcément envie de faire la même chose. Nous commençons à avoir des plans pour 2019, concernant une tournée ce serait un aboutissement (tout comme l’album) mais pour ça il faut pouvoir être tous dispos au même moment et organiser une telle chose demande des mois de préparation. Qui sait ?

7/Parlons un peu du Haut Doubs, il me semble que Assigned Fate (ou du moins certains des membres) font partis d’une association, pouvez nous en parler ?

Les 2/3 d’Assigned Fate font partie de Rock Nature et Distorsion, une association basée dans le Haut Doubs qui cherche à promouvoir les artistes locaux et à proposer différents événements de manière régulière. Pour le moment nous n’avons organisé que des concerts mais il est possible que d’autres types de manifestations voient le jour. On peut vous dire qu’un événement aura lieu en fin d’année et que l’affiche que nous vous avons concocté envoie du très lourd !

8/Sur ces bonnes paroles, je vous laisse le mot de la fin

😎 Merci pour cette interview. Nous serons en concert le 20 octobre à Pontarlier avec Papertank au Café du Théâtre et le 27 octobre en première partie de Zuul Fx à l’Atelier des Môles à Montbéliard. N’hésitez pas à écouter ce que l’on fait et surtout venir nous voir en live pour partager un chouette moment !

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Préparer sa rentrée, étape 1 : le local de répét

ETAPE 1

Secteur Besançon

On ne pouvait pas commencer cette série d’article sans parler du Bastion, lieu de prédilection des musiciens de la région.

Pour commencer, il me semble utile de parler un peu de ce lieu et de l’association qui le gère.

Le Bastion est un lieu atypique dédié à la gestion de locaux de répétition musicaux au coeur d’une tour Bastionnée Vauban, au 16 avenue Gaulard, au centre ville de Besançon.
L’association a été créée en 1984. Des centaines de groupes pour des milliers de musiciens ont travaillé en ses murs. Depuis 34 ans, il en sort régulièrement des disques, des concerts, mais aussi des artistes ou des techniciens professionnels.

Le Bastion compte aujourd’hui 6 salariés et l’association est dirigée par un Conseil d’Administration composé de 13 personnes et comprend plus de 650 adhérents (musiciens et membres actifs) chaque année.

Maintenant que nos lecteurs vous connaissent, il est temps de leur parler de ce que leur propose le Bastion (infrastructure, prestations, …)

 

Le Bastion c’est :

  • UN CARREFOUR DE RÉPÉTITION RÉGIONAL,
     De l’outil à la pratique
    11 locaux de répétition équipés ou vides, adaptés à tous niveaux et toutes esthétiques musicales ! Des conseils ainsi qu’un éventail complet de services techniques personnalisés sont dispensés par notre équipe en direction des musiciens, pour faciliter la pratique musicale amplifiée.
  • UNE FABRIQUE D’ARTISTES EN DÉVELOPPEMENT,
     De l’accompagnement à la détection
    Un large panel de propositions d’accompagnement qui offre aux groupes, en fonction de leurs avancées, des pistes d’évolution techniques et artistiques. Au travers de rencontres, d’ateliers, de séances d’accompagnement ou d’enregistrement, de résidences ou filages, chaque groupe/artiste trouvera quantité d’outils pour approfondir son travail de création et consolider son projet artistique.
  • UN ORGANISME DE FORMATION RÉFÉRENCÉ,
     De l’amateur au professionnel
    Un programme de formations à 360° ! De l’administratif à l’artistique en passant par la technique, nos formations sont évolutives et ouvertes à tous : bénévoles ou professionnels. L’objectif est de favoriser l’émergence et le repérage de nouveaux projets artistiques et de permettre le développement d’initiatives de l’ensemble des acteurs de la filière musicale.
  • UN VECTEUR D’ÉMERGENCE ARTISTIQUE,
     De la ressource à la promotion
    Un lieu d’information, de conseil et d’orientation destiné à tous les projets musicaux pour faciliter leur intégration dans l’écosystème musiques actuelles régional. Une interface de proximité entre musiciens — amateurs, émergents, professionnels — et les structures des musiques actuelles dans une démarche militante de promotion et de diffusion.

Actuellement combien de groupes répètent dans les locaux (tournants et fixes) ?

Environ 200 à l’année pour 650 musiciens de tous horizons, 170 dans les locaux tournants accessibles chaque jour à la réservation et 30 se partagent les locaux fixes au cours de l’année.
Le site du Bastion référence tous les projets en activité par style avec des liens vers leurs sites persos, n’hésitez pas à y jeter un oeil : http://www.lebastion.org/groupes-2/

Lors de notre dernier entretien, nous avons parlé des travaux du bas, où en êtes-vous ?

Un vaste projet de rénovation et d’extension a été entamé depuis le début d’année 2018 dans le but de moderniser l’équipement,  d’accompagner et diffuser le travail des groupes sur 2 étages et de s’ouvrir au grand public sur des évènements. Les travaux d’extension touchent à leur fin, le bâtiment nous sera livré par la Ville de Besançon à la fin 2018 pour un démarrage d’activités prévu début 2019. Pour comprendre le projet, un teaser vidéo d’une minute résume les nouveaux espaces et leurs utilisations : https://www.youtube.com/watch?v=g2XLvcPj7Ok


Enfin, l’association imagine une inauguration au printemps 2019 pour un week-end de festivités au Bastion.

Que diriez-vous à nos nouveaux arrivants ?

Venez nous voir, si vous souhaitez répéter en groupe, profiter de formation, d’accompagnement et quelque soit le style et le niveau de votre projet, le Bastion est là pour vous aider. Il y a de la place pour tout le monde, quelque soit la période de l’année.


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Swarmageddon, la relève bisontine ?

SWARMAGEDDON

C’est un passage obligé, une véritable institution même ! La présentation ! Qui êtes-vous, d’où venez-vous ?

Swarmageddon : Le groupe se compose de Marion (chant), Guillaume « Schap » et Adrien (guitares), Pauline (basse) et Thibaud (batterie). Nous venons tous de Besançon, excepté Pauline qui habite à Mulhouse. Tu connais peut-être déjà Schap qui a fondé le groupe Mehtnakriss il y a une dizaine d’années à Besançon. Pauline, quant à elle, tient aussi la basse dans deux autres groupes : Dawohl et Bloody Rabbeat.

MIFC : Voilà, maintenant qu’on se connait, il est temps d’évoquer un peu ce qu’est Swarmageddon. Déjà le nom, d’où vient-il ? Et qui en est à l’origine ?

Swarmageddon est la contraction de « Swarm » qui veut dire essaim ou nuée en anglais, et « Armageddon ». Pour nous, cela fait référence à la culture SF dont nous sommes fans, notamment à Starship Troopers, Starcraft… Imagine une nuée d’insectes géants extra-terrestres qui envahirait la Terre. C’est cette image qui sert de background à notre musique. Et c’est Adrien qui a eu l’idée de ce nom de groupe.

MIFC : Pour préparer votre interview, je n’avais que le titre de la compilation « The Battle of Metal Vol 5 », en effet votre EP va sortir la semaine prochaine. Pouvez-vous nous parler de ce premier CD ? Sa composition, son enregistrement, un label ?

Swarmageddon : Au départ, nous avions imaginé sortir l’EP en digital, en sortant chaque titre au fur et à mesure sur le net. Mais finalement face aux demandes de pas mal de personnes, nous avons fait le choix d’en sortir une version physique. Nous avons enregistré cet EP au Psyrus Studio fin 2017 et début 2018. Tous les titres ont été composés par Schap au cours de ces deux dernières années, à l’exception de « Survival of The Prey », qui a aussi été composée par Adrien. Pour le moment, nous n’avons pas de label.

 

MIFC : En parlant de cette compilation, je n’ai pu m’empêcher de noter pas mal d’influences, tant musicales que vocales, toutes ou presque dans la scène death mélodique suédoise. Une question me brûle les lèvres : vous êtes de la famille des Dark Tranquillity ? Passons sur la blague nulle et arrêtons-nous sur cette influence, importante pour vous ou pas ?

Swarmageddon : Schap a écouté du death mélo suédois pendant des années et était, entre autres, un grand fan de Dark Tranquillity. Cela se ressent donc dans notre musique. Pourtant, nous dirions que ce n’est pas l’influence principale de notre musique. On écoute tous du metal plus moderne, qui peut aller de Periphery à Fallujah, en passant par Infant Annihilator. Swarmageddon est donc un mélange de toutes ces influences qui n’ont parfois rien à voir entre elles.

 

MIFC : Même si vous êtes nouveaux dans cette scène, je pense que vous avez déjà un avis sur son état de santé ? Des groupes avec lesquels des liens se sont créés ?

Swarmageddon : Nous sommes tous d’accord pour dire que la scène metal en général se porte plutôt bien et trouve un souffle nouveau grâce à Internet. La scène française semble bien aller elle aussi et tend à se professionnaliser de plus en plus (avec beaucoup de groupes avec de bonnes productions, des jeux de scène travaillés, etc.). En parlant des liens que nous avons pu créer avec d’autres groupes, on peut citer Dust in Mind (c’est d’ailleurs Damien le chanteur-guitariste qui nous a enregistrés), Fractal Universe qui nous a invité sur notre première scène, Obsidium, Toward The Throne, In Arkadia, White Butchery…

MIFC : Alors autant je n’ai pas encore écouté votre EP mais je vous ai vu en live ! Et c’est une prestation qui m’a marqué ! Tant musicalement que visuellement. Vous étiez présents, la bassiste ne tient pas en place et la chanteuse sait déjà se mettre le public dans la poche !

Swarmageddon, groupe taillé pour le live ? Swarmageddon : Le public se déplace pour voir un show alors nous essayons de faire ce qu’il faut pour le satisfaire ! En tout cas, nous prenons nous-même beaucoup de plaisir à jouer dès que nous en avons l’occasion.

MIFC : D’ailleurs des dates à nous communiquer ? Swarmageddon : Nous jouerons à l’Atelier des Môles de Montbéliard le 6 octobre prochain pour notre release party en compagnie de Fractal Universe et Sublime Cadaveric Decomposition, et le 26 octobre à l’Artiste à Golbey avec Obsidium et Protogonos.

MIFC : Et finalement que peut-on souhaiter à Swarmageddon ? Swarmageddon : Que l’on puisse trouver notre public, faire beaucoup de scènes, et que cela dure le plus longtemps possible !

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[INTERVIEW] – BEYOND THE STYX (Tours)

BEYOND THE STYX (HARDCORE – Tours)

C’est lors du Hellfest 2018 qu’on vous avait évoqué un rdv avec Adrien – batteur de Beyond the Styx. Retour sur l’interview très sympa, à la cool, réalisé le Jeudi midi sur la terrasse de l’espace VIP/Presse. Retrouvez tous les liens vers le travail du groupe, en fin d’interview.

Petite présentation

Beyond The Styx est venu à notre rencontre au milieu de sa tournée de promotion de son nouvel album sorti début 2018.

Entre temps, le groupe a enquillé 30 dates depuis Février 2018 _ ça ne chôme pas.

Niveau sonorités, cet album a des accents de THE ARRS des premières heures ou, plus proche de nous, 6Gram8. Du méchant-core à souhait.

« STIIGMA », titre de l’album, est sorti chez le collectif Klonosphère. On peut même trouver des K7 du groupe puisque BTS a un deal avec DIORAMA Records, label Indonésien.

 

Première bière du w-e, partagée avec Adrien. INTERVIEW :

MIFC – Alors, Adrien, qu’est-ce qui fait que tu es un « métalleux » aujourd’hui ? Racontes-nous ton parcours.

Adrien BTS – Mon père est musicien et grand Jazzman. J’ai commencé par le piano, puis je me suis mis à la batterie. Ado, j’étais fan des groupes de la vague Metal-Core française comme Watcha, Mass Hysteria. Avec Emile (chant), on a monté BTS en 2010. On a eu quelques changements de line-up, mais la base principale du groupe reste notre binôme.

MIFC – Difficile de rentrer des groupes dans des cases, cependant, pour toi, ça sonne comme quoi BTS ?

A – Chaque interview c’est différent, on nous attribue plein d’influences ou de « as like ». Pour moi, nos influences vont de KickBack à Neurosis.

MIFC – Et alors, parlons actu : cet album STIIGMA, vous en êtes contents ?

Adrien – Oui, les retours sont très bons. On est contents d’avoir le soutien de Klonopshère. On bosse aussi avec Replica Promotion qui assure le rôle d’agent de presse. On a fait une journée Presse à Paris qui s’est bien passée.

 

MIFC – Côté promo c’est géré. Pour les dates, vous avez un booker ?

Adrien – Ah non, c’est du DO IT YOURSELF 100%. Tout le monde met la main à la pâte. On a une association – RIIPOSTE association – depuis 6 ans sur Tours. Notre objet : promouvoir la scène locale ainsi que d’organiser des évènements (l’association organise RIIP Fest et de nombreuses dates sur Tours qui possède une SMAC et qq salles indé et bars). On a aussi notre propre camion (le mien), qui sert pour les tournées.

 

MIFC – On a vu que vous avez abattu du gros taf avec 30 dates depuis Février, c’est énorme. C’est quoi la suite du programme ?

Adrien – On joue au RIIP Fest cet été, mais aussi en Août au Ferrailleur de Nantes en ouverture de TERROR. On est en train de monter une tournée d’automne en Europe (Hollande, Allemagne, Belgique) avec Anchor Agency. En Février 2019, on espère finaliser une tournée en Espagne.

On a arrêté le principe des échanges de dates avec les groupes, car on a eu parfois de très mauvaises expériences. Maintenant, on attend qu’on nous propose quelque chose avant d’inviter plein de groupes sans forcément savoir si le retour sera à la hauteur de ce qu’on peut proposer.

MIFC – On a vu que vous aviez un clip, plutôt cool au demeurant, vous en avez annoncé un prochain, je crois ?

Adrien – Oui, on a sorti Danse Macabre il y a quelques semaines. On est en train de monter un clip live, car c’est vraiment là que notre musique s’exprime le mieux. On est en pour-parler pour tourner un troisième clip cet été.

MIFC – Quels thématiques abordez-vous dans vos morceaux ?

Adrien – Nous apprécions la vie et le contact humain. Nous abordons aussi des thématiques liées au système consumériste et aux notions de contrôle de masse. Et puis, comme tous les groupes aujourd’hui, on est très branché sur le DIY.

MIFC – Si je te dis « le hardcore, c’est juste de bruit et un chanteur qui gueule des paroles que personne ne comprend » que réponds-tu ?

Adrien – Eh bien je te dirai « viens nous voir en Live ». On fait ça avant tout car on aime la scène et les rencontres de tournée/concerts. C’est un élément de motivation important pour le groupe. Donc, oui, je te dirais, viens à un concert de BST (le groupe se produira à Ensisheim dans quelques mois, surveillez l’agenda du caf’conc’).

MIFC – Dernières questions, tu viens au Hellfest depuis longtemps ?

Adrien – Cela fait 4 ans que j’y viens, en partie aussi pour bosser sur le groupe dans le cadre des espaces VIP/Presse. J’adore.

MIFC – Ta dernière claque en live ?

Adrien – Sans hésiter Stray From the Path, je suis méga-fan. Ou encore TERROR, leur live était énorme !

MIFC – Ta dernière claque en album ?

Adrien  – Arf, pas facile quand on écoute tellement de groupe. Le dernier album d’Incendiary est super, alors je dirais ça.

Interview réalisé par Stéphane pour MIFC.

Processed with VSCO with b5 presetCrédits photos : Dorine Maillot

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