Immortal/Marduk, les Dieux sont immortels ?

Avec un titre pareil on s’attend (Satan ?) à tout … voilà fin de la chronique ! Non je vais développer un peu tout ça pour ce nouveau type de review, toujours en partenariat avec Cultura Besançon qui nous fait profiter des sorties du moment.  Et donc cette semaine, je vais opposer 2 groupes que finalement pas grand chose ne sépare.

Après les démêlés judiciaires avec Abbath sur la possession du nom du groupe, j’ai vraiment pensé qu’Immortal ne se relèverait jamais. Mais c’était bien mal connaitre Demonaz et Horgh et surtout oublier ce que veut dire Immortal !! Dans plusieurs interviews Demonaz explique que Abbath s’est barré avec presque un album complet ! Il a bien fait, ce que propose Immortal sur « Northern Chaos Gods » est sans conteste le meilleur album depuis « Battle in the North ». Écouter ce CD m’a fait faire un bon dans les années 90, époque bénie du Black Metal où ce style sentait encore la mort et la répulsion du Grand Public !

Dès le premier titre éponyme, Immortal fait ressentir l’émotion brute que pouvait nous donner « Battle in North » ou « Pure Holocaust », du Black sans fioriture, froid, empli d’ambiance que lui seul savait mettre en place ! Et le groupe s’est amusé à faire quelques clins d’oeil à ses anciens albums, à vous de les trouver.

Une écoute de « Gates to Blashyrkh » est le blizzard vous glace immédiatement sur place !

Coté layout, le groupe a repris les habitudes des premiers albums, c’est sobre, fond noir, logo, photo noir et blanc.

Alors Immortal sans Abbath ? je dis oui et re re oui ! Ne revient jamais, continue à faire ton projet solo et laisse Demonaz faire vivre l’esprit du Black Metal !


La note
Sublime 92%

Là où Immortal s’est fait très absent pendant de nombreuses années, Marduk lui n’a jamais cessé de sortir des CD, bon et moins bon ! Pour être franc (comtois …), j’ai lâché un peu après « Panzer Division Marduk », ne trouvant plus trop d’intérêt au style du groupe et préférant m’intéresser à la scène Underground.

Mais à l’occasion de la sortie de « Frontschwein » j’ai eu l’occasion de jeter une oreille dessus et bizarrement, cette brutalité a fait tilt dans mon cerveau de Black Metaleux (ouais cerveau et Black n’ont pas toujours fait bon ménage). Et voilà que déboule 3 ans plus tard « Viktoria ».

Même si ce nouvel album reprends un peu les bases du dernier, il s’émancipe largement, délaissant un peu la brutalité type « tir de barrage en Russie » pour une brutalité presque Punk sur le premier titre ! Mais attention ça ne dure pas, la chute des obus de mortier arrive direct sur le 2ème titre, « June 44 » dans lequel Mortuus montre que sa voix est vraiment un élément important de Marduk, agressive mais très facile à comprendre !

La suite de l’album est une succession de baffe dans la gueule alternant avec des morceaux mid tempo (Tiger1).

Et coté layout, comme Immortal, très simple, les groupes préfèrent, je pense, qu’on retienne la musique que le pochette. Résumons cet album, VIKTORIA !!


La note
Viktoria !!! 81%

Pour résumer tout ça, là où il y a encore quelques mois je disais que le Black Metal était mort, je serai plus nuancé maintenant. Certe l’aura malsaine qui l’entoure est définitivement disparue, mais il faut reconnaitre que pas mal de groupes underground s’activent actuellement à la faire renaitre et les anciens montrent qu’ils en ont encore sous le pied et que même avec du succès ils peuvent faire une musique honnête. Alors je vous conseille vivement ces 2 albums et d’aller voir des groupes comme Karne, Sühnopfer, Aorlhac, Darkenhold ou Himinbjorg.

Dimmu Borgir – Eonian

Eonian, dernier bijou de Norvège ?

Dixième et dernier en date, et après 8 ans d’attente, cet opus de Dimmu Borgir sorti le 04 mai dernier chez Nuclear Blast me paraissait mitigé à l’écoute des deux titres mis à disposition avant la sortie.  Interdimensional Summit m’a d’abord laissé un arrière-goût de « mais c’est Dimmu ça ? » car sans être indigeste, il n’en est pas moins en jolie rupture avec ce dont le groupe nous avait habitué, avec un une sonorité et une construction très pop. Autant dire que, touché par leur musique depuis longtemps, j’ai serré les fesses. Heureusement pour mon arrière-train, la seconde release, Council of Wolves and Snakes, m’a rassuré : un ton plus sombre, bien que très propre, et un accompagnement « tribal » tout à fait bienvenu.

               Musique parfaite pour préparer la sortie de l’album, j’étais donc hypé, comme disent les jeunes (y’a plus de saisons ma ‘tite dame..). Quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsque…en fait non, malgré mon plaisir immense, j’avoue ne pas avoir été tant surpris : c’est du Dimmu Borgir, sûrement un peu modernisé, mais leur signature est toujours présente. Sauf pour la piste 2, je vous laisse deviner laquelle est-ce.

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Sélection Cultura, du Black Metal aujourd’hui

Nouveau format pour cette sélection Cultura Besançon ! Plutôt qu’une chronique ce sont 3 albums que je passerai en revue à chaque fois. Pourquoi car il y a beaucoup de sortie, car je n’ai malheureusement pas le temps de faire un article par cd et parce que je suis le patron et que je fais ce que je veux ! Na !

Bien entendu, cette sélection est basée en grande partie sur mes gouts musicaux et peut parfois revenir dans le passé, ne vous attendez pas à chaque fois à des nouvelles sorties !

Pour faire dans le frais,

 

Watain « Trident Wolf Eclipse » sortie le 12 janvier 2018

Après « The Wild Hunt » qui a surpris et rebuté les fans purs et durs, Watain revient à sa violence des débuts. Certains vont crier au retournement de veste (à patch), reprocheront au groupe de faire des titres en fonction de la mode … putain ce qu’il ne faut pas entendre ! Si il y a bien un groupe qui a toujours fait du Black Metal avec une sincérité authentique c’est bien Watain. Alors peut être que certains morceaux sonnent déjà entendus, et franchement faut là aussi chercher la petite bête pour y voir un opportunisme musical mais en général, ce nouvel album me ravit !

Enfin un CD de Black Metal qui pue le sang et la haine en ce début d’année (attention il y a d’autres groupes qui sortent de bons cd mais à ce niveau de popularité c’est rare). Rien que les 2 premiers titres valent le détour. « Nuclear Alchemy » défonce bien la gueule, « Sacred Damnation » avec ses claviers sobres rappellent les vieux Emperor. Et ce n’est pas « Teufelsreich » qui va faire passer cette sensation d’hommage à la scène Norvégienne. Bien entendu, l’influence Dissection est toujours là !

Alors, concluons cette chronique en se disant que Watain reste une valeur sur dans le Black Metal à l’ancienne.

Der Weg Einer Freiheit « Finisterre »  sortie le 25 aout 2017

Les allemands ont su imposer leur Black Metal interstellaire en l’espace de seulement 3 albums, pour ça je dis respect. Ce nouvel cd comporte 5 titres qui vont jusqu’à 13 min, rien que ça, certains auraient envie de se sauver ! ça serait une grande erreur car parfois un morceau peut s’étirer sans devenir chiant ! C’est ce qu’arrive à faire DWEF (oui j’abrège).

Sans révolutionner le Black Metal en général, « Finisterre » a le mérite de réparer certaines erreurs du précédent album en rendant les morceaux plus reconnaissables, moins rébarbatifs ! L’ajout de voix clairs est aussi un sacré plus ! Les mélodies sont encore plus marquées, c’est là que DWEF est très fort, il arrive à manier la brutalité et la « douceur » pour faire des titres qui s’apparentent au début à une balade sympa pour se transformer rapidement en grosse boucherie, façon déluge de bombe, la faute à un batteur qui dépasse le mur du son !

Cradle of Filth « Cryptoriana – The Seductiveness of Decay » sortie le 22 septembre 2017

Je vous vois venir, Cradle du Black ? Ouais je continuerai contre vent et marée à considérer COF comme un groupe précurseur du Black Metal. Et ce nouvel album ne va pas me faire changer d’avis. Même si mon « amour » pour ce groupe s’est un peu érodé avec les années, surtout pendant la période après « Cruelty and the Beast », je dois reconnaitre que les 2 précédents albums m’avaient un peu remis dans leurs rails. Et ce « Cryptoriana » comporte ce qui me plait dans COF, des rythmiques heavy, des éléments symphoniques, des chœurs et cette voix criarde de Dani qui fait fuir un nombre pas possible de Metalleux !

L’arrivée des 2 guitaristes a été un élément important du retour à de bonnes compos pour COF, leur complémentarité donne au groupe un son très typé NWOBHM par moment et c’est tant mieux !

Alors même si certains morceaux se ressemblent par leur structure, il faut donner une chance à cet album, à écouter dans son intégralité, rien que pour le titre « The Seductiveness of decay » totalement Iron maidesque !

Bien sur, tous ces CD sont disponibles chez Cultura Besançon

SepticFlesh – Codex Omega

Retour de la sélection Cultura avec le nouvel album de SepticFlesh. Et le moins qu’on puisse dire c’est que depuis leur reformation en 2007, le groupe ne cesse de progresser et de nous surprendre par sa capacité à repousser les limites de leur style musical de départ.

Si « Titan » était trop pompeux pour certains (moi le premier), « Codex Omega » se montre plus travaillé sur les orchestrations. L’apport de nouveaux instruments y est pour beaucoup comme sur le morceau « Portrait of a headless man » qui nous envoie directement vers l’Arménie.

Septicflesh n’en oublie pour autant d’où il vient, du DEATH METAL bordel !! Et ça pendant les 47 min du CD on en mange du gros riff qui tache, heureusement car sinon si c’est pour écouter un orchestre, je sais que j’ai plutôt intérêt à me tourner vers les créateurs de la musique classique !

Le groupe a aussi choisi de faire ressortir la voix clair de Sotiris, qui rappelle un peu les interventions que faisait ICS Vortex dans Dimmu Borgir. Petite façon d’introduire un peu la suite de ma chronique car les grecs ont finalement la même démarche, à savoir intégrer de plus en plus les parties orchestrales à leur style. Alors parfois ça sonne réchauffé, mais dans l’ensemble, ce mélange prend bien.

Et avec un titre comme « The Gospels of Fear » on atteint presque le 100% réussi, ce morceau est sobre mais très rentre dedans ! Nul doute qu’en live il doit prendre encore plus de force !

Bref, un album réussi, certes avec certaines longueurs mais on leur pardonnera sans problème.

https://www.facebook.com/septicfleshband/

Phazm – Scornful of icons

phazmPhazm, dont la carrière avait failli s’arrêter en 2009 puis en 2012 mais qui à la faveur d’un live salvateur a pris la décision de continuer, revient avec un nouvel album, et ça c’est une bonne chose pour nous.

Si les premiers albums se voulaient très Death’n’Roll, « Scornful of icons » se montre lui plus Black’n’Roll. Car Pierrick Valence (compositeur principal) nous replonge avec ce nouvel opus dans un Black Metal des origines, très scandinave.

Coté pochette, c’est Valnoir qui s’en charge et on ne peut que saluer encore une fois la qualité et la justesse de son œuvre par rapport à la musique de Phazm

Dès le premier titre, le ton est donné. « Ginnungagap » ne laisse que peu de moment de répit, enchainant Blast beat furieux, passage mélodique pour se terminer sur une des particularités de Phazm, cette voix chamanique impressionnante qui nous fait plonger dans cet abîme d’où fut créé Midgard.

« Ubiquitous Almighty », toujours dans une veine Black Metal, se rapproche du travail d‘Emperor ou encore de Mayhem (encore ce chant sourd, lourd, oppressant  similaire à celui qu’on retrouve sur « De Mysteriis dom sathanas »). Par contre niveau solo, c’est plutôt dans le thrash qu’on peut trouver des influences.

Avec « Howling for you », Phazm renoue avec son coté Rock’n’Roll, ce rythme mid tempo, tout en groove qui annonce une partie bien rapide après. La fin du morceau se veut épique avec cette guitare mélodique, rappelant un Satyricon. Ce titre est fait pour le live, aucun doute. Et hop encore un solo !

« The Godless Pope », un de mes titres favoris (en fait je les apprécie tous mais faut bien avoir des favoris), qui monte en puissance assez rapidement pour atteindre un sommet de brutalité tout bonnement excellent. Avec un clavier en arrière plan, il souffle sur ce morceau un air Mayhemesque (pourri ce mot mais on a compris).

Le titre « Conquerors March » permet d’offrir un peu de répit sur cet album lancé à pleine vitesse, en effet à partir de 2.30 min, le calme s’installe  pour un passage très ritualiste, chamanique, avant que la violence ne reprenne sa place.

Et nous arrivons au titre éponyme de l’album qui s’ouvre sur des sonorités folk réalisées entre autre par Manu de Tryo et Jean Claude Condi, luthier et joueur de nyckelharpa. La suite, c’est vers un Black/Death Metal, que n’aurait pas renié Jon (Dissection), que l’on s’oriente. Et après, c’est un duo entre Pierrick et Alexandra Prat (chanteuse dans Arita) qui donne une puissance à ce titre, une sensation étrange comme s’ils essayaient de nous attirer dans un autre monde, et sans sourciller nous les suivons dans ce brouillard. Sans aucun doute, ce titre est une invitation.

Après un titre pareil que dire de plus, et bien que le dernier morceau « Never to return » va vous achever et vous convaincre que Phazm a créé l’un des meilleurs albums de Black Metal Norvégien (enfin Français mais bon) de cette année. 

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JUDAS PRIEST – Live « Battle Cry »

Judas Priest est une légende du heavy métal, appréhender une chronique de ce groupe est intimidant. Nous ne pensions pas les revoir dans la mesure où ils nous avaient offert une tournée d’adieu, mais visiblement les Judas Priest n’ont pas encore tiré leur révérence et comptent bien nous en mettre encore plein les oreilles. Il s’agit d’un live donné le 01 er août dernier au Wacken Open Air qui a suivi le 17ème album « Redeemer of Souls ». Cette tournée est la plus grande du groupe depuis c’est début. En effet, ils ont effectué 130 shows dans 33 pays différents. Une tournée donc complètement hallucinante. J’ai pu profiter de cette tournée au Hellfest 2015, ce fut un grand moment . Le groupe n’a pas perdu de son charisme avec son chanteur Rod Haldford.

 

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Ce live est donc composé de 15 titres live et 03 titres bonus. L’intro de quelques seconde nous met dans l’ambiance. Le concert commence véritablement avec le titre « Dragonaut » de l’album REDEEMER OF SOULS et c’est parti pour du bon son heavy. Le groupe est vraiment bon en live. Dire qu’il y a de l’énergie est un euphémisme tellement le déluge de métal est appréciable. De leur dernier album nous retrouvons également « Halls of  Valhalla », « Redeemer of Souls ».

« Metal Gods » et « Breaking The Law »de l’album BRITISH STEEL de 1980, leur son n’a pas d’âge et ne prend pas une ride, c’est tout simplement affolant.

Place ensuite à « Devil’s Child », « The Hellion », « Electric Eye » et « You’ve Got Another Thing Comin’ de l’album SCREAMING FOR VENGEANCE de 1982 bien représenté dans ce live. J’ai une furieuse envie de danser comme une dingue dans mon salon. Ils savent vraiment faire le show. Les mélodies sont hyper accrocheuses, les solos une tuerie. Le combo reprend un titre de l’album de 1976, SAD WINGS OF DESTINY « Victim of Changes ».

Nous retrouvons également « Beyond The Realms Of Death », de l’album STAINED CLASS de 1978, puis « Jawbreaker » de l’opus DEFENDER OF THE FAITH de 1984. Hell Bent for Leather de leur album éponyme de 1978.

Et pour terminer ce live, le groupe nous offre un super « Paintkiller » de l’album éponyme de 1990.

Je recommande ce live pour les fans de Judas Priest, vous allez vous régaler. L’énergie du groupe est préservée malgré les années, pour mémoire le groupe a été fondé en 1969. Ces groupes sont tout simplement hyper impressionnant.

Bonne écoute à vous amis metalleux!!!!!

Xena