Heilung – Ofnir

Nom du groupe

heilung

Album

Ofnir

Label

season of mist

Date de sortie

2015

LA NOTE
8.6/10

A première vue Heilung est un groupe tout à fait normal.
En regardant la pochette de l’album vous vous dites « Pourquoi pas », vous mettez machinalement le CD dans votre lecteur, et c’est un vrai rituel qui se lance dans la pièce. Votre femme gueule « Encore un de ces groupes sataniques ! Le voisin va finir par appeler les flics ! »
Mais non.
Heilung n’est pas un groupe constitué de blacks métalleux, ni encore un groupe sur lequel vous pourrez headbanger sur un rythme heavy.
Heilung est un groupe, qui depuis 2014 a sorti deux albums : Ofnir en 2015 ainsi que Lifa en 2018 (live). Leur musique retrace l’Histoire de l’Age de fer aux vikings, très (extrêmement) expérimentale, elle nous enrôle jusqu’aux entrailles de la Terre. La voix presque oraculeuse de Maria Franz guidée par la superposition de percussions créées avec le reste du repas (os, peaux…) nous amène directement voir le dieux Odin pour lui supplier que jamais cela ne s’arrête. Tant mieux ! Certains morceaux durent plus de 12 minutes.
Parfois, les sons deviennent apaisants, inspirants. Pour un groupe dont le nom signifie « Guérison » en Allemand leur musique pourrait même être entendue dans un centre de musicothérapie.
Enfin après vous avoir présenter ce groupe une question se pose :
Pourquoi la chronique d’une telle chose dans un webzine consacré au métal ?
Et bien le Hellfest nous donne la réponse en les invitant en 2018.
Plus d’un a été surpris mais vu le monde sous la tente, ce fut une bonne surprise.
Heilung est un groupe à découvrir, sur CD, Deezer, ou encore en concert.
Leur monde deviendra vite le votre.

Membres du groupe
Kai Uwe Faust, Christopher Juul, Maria Franz
 
Ville d’origine
The North
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Black Hole – Lost World

Nom du groupe

Black hole

Album

lost world

Label

via nocturna

Date de sortie

2018

LA NOTE
7/10

Comme les dernières chroniques étaient plutôt éparpillés dans la France, faire une review d’un groupe du 68, on est presque dans le local !

Black Hole fait du Power Metal selon les différentes chroniques, moi je dirai tout simplement qu’il fait du Heavy Metal ! Entre cette voix qui s’envole facilement dans les notes perchées et ces cavalcades maidenesques, aucun doute. Mais la force du groupe réside aussi dans sa capacité à intégrer des nombreuses autres influences, parfois symphoniques à la Nightwish, parfois Rock à la Scorpions

Par moment, est-ce dû au son ou bien au chant mais j’ai l’impression d’écouter un ancien album de Stratovarius ou d’Angra. Punaise, ce Fabio a une voix du tonnerre.

Le morceau « Lost Word » est sacrément épique et symphonique (un ajout subtile de clavier), une vraie bande son d’un film médiéval.

Une influence assez claire aussi, celle de Rage, dont le groupe ne se cache pas, et il serait idiot de se priver de cette comparaison !

Bref, Black Hole surprends par ses qualités et sa capacité à renouveler un style déjà largement pratiqué.

Membres du groupe
Christophe Brunner à la batterie , Matthieu Acker à la guitare , Patrick Umber à la basse, Fabio Torrisi au chant
 
Ville d’origine
FRANCE/Haut- Rhin/GUEBWILLER
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Hoboken Division – The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Nom du groupe

HOboken division

Album

The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Label

Les Disques de la Face Cachée

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.7/10

Hoboken Division est un authentique groupe de Delta-Blues Nancéiens, je les ai découvert en concert, dans une salle de 3m² chez un disquaire. Forcément, j’ai chaud, je transpire, je sors dans le froid pour prendre l’air (c’était en Novembre), je prends le son dans la gueule pendant une heure… un spectacle à en frissonner. L’album est bien défendu, alors je l’achète. Forcément, l’objectivité ne sera pas de mise lors de l’écoute.

La pochette de l’album, de Jean-Luc Navette, est adéquate et très belle : Une station-service, au milieu des bois, la route est bordée de Sapin (ou autres conifères). Tout ça sous la forme d’un noir et blanc aux jeux d’ombres magnifiques. Une atmosphère sale règne, la station est en ruine, le toit s’effondre, les vitres sont brisées. On se croirait un peu dans l’adaptation de Voyage au bout de la nuit par Tardi ou dans une pochette des premiers Darkthrone. La musique, vous l’entendrez, ne renie pas l’artwork.

L’album s’ouvre sur So the guy was walking, on voit déjà l’âme du groupe : des riffs blues avec une distorsion poisseuse, un groove implacable, impossible de ne pas balancer la tête ; une sensualité provocante et des paroles réussie et parfaitement calée : Un mec marche dans la rue, nous on est voyeur. Il est obscène et effectue une danse étrange, nous, on regarde, on juge, on matte. 436, procter st se révèle plus calme, c’est un bon vieux blues avec un mur de son shoegaze derrière. La voix est parfaite, calme et forte. Une 2ème voix y ajoute un charme éthéré et une certaine fragilité. Howlin’ est dans la ligné de So the guy was walking mais en plus metal avec ses dissonances (Blues la plupart du temps, mais avec la distorsion) et ses paroles horrifiques : Un fou hurle derrière la porte. Oh Lord No more est quant à lui très gospel, un gospel qui semble accuser Dieu. L’atmosphère est lourde, pesante, les paroles encore plus. Les titres s’enchaînent sans lenteur avec toujours ce son lourd, sale entre delta-blues, shoegaze et grunge. On entend aussi beaucoup d’influence post-punk, notamment avec la basse linéaire et répétitive de Boilin up. L’album se clôt sur le titre éponyme, The mesmerizing mix-up of the diligent John Henry, une piste très ambiante et minimaliste, sans voix. C’est une fin parfaite, elle me fait doucement sortir de l’album. Le son s’arrête… je reste sur mon lit à regarder le plafond pendant quelque minute… je réfléchis, une petite boule dans la gorge.

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
Ville d’origine
Nancy, FR
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SKÁLD – LE CHANT DES VIKINGS

Nom du groupe

SKÁLD

Album

Le chant des Vikings

Label

UNIVERSAL RECORDS

Date de sortie

2019

LA NOTE
9.7/10

SKÁLD est un projet musical unique qui puise son inspiration dans la mythologie nordique. Mûri de longue date par un groupe de passionnés, ce projet est né de la rencontre du producteur et compositeur Christophe Voisin-Boisvinet avec un trio de chanteurs talentueux aux timbres atypiques. Ensemble, ils ont entrepris de faire revivre la poésie des anciens scaldes qui chantaient dans leur langue – le vieux norrois – l’histoire des peuples et des dieux vikings.

Je reprends intégralement l’intro du presskit car je la trouve bien choisie. En effet on sent la maturité du projet, autant musicalement qu’historiquement.

Et pourtant, on pourrait se dire comment  des français peuvent proposer une musique si difficile à reproduire tant les écrits sont rares sur ces sons. Néanmoins les Anciens ont quand même laissé les traces, telle l’Edda de l’Islandais Snorri Sturluson.

Et Justine Galmiche (dont la voix résonnait déjà sur le très bon album de Heimsgard), Pierrick Valence (Phazm) et Mattjö Haussy accompagné de nombreux autres musiciens sont parvenus à faire ressentir toutes ces histoires légendaires.

Et musicalement, on pourrait tout de suite craindre un réchauffé de Wardruna. Et bien non, grâce à l’ajout d’instruments mais surtout à la présence quasi constante des chœurs, Skald se démarque facilement des Norvégiens.

On peut d’ailleurs admirer la technique de chant de gorge de Pierrick, déjà entendu sur l’album de Phazm. Et que dire encore de la prestation de Justine, le morceau « Ec man iötna » est porté par sa seule voix !

Si le logo Universal m’a fait  craindre un truc à la Era, mes doutes  se sont largement envolés devant la qualité de ce premier album.

Il y a des musiques qui ne nécessitent pas une dissertation de 300 lignes, il y a des sons qui doivent seulement s’écouter, installer confortablement dans la mousse d’une forêt au bord d’une rivière. Et c’est le cas de SKÁLD.

  1. Enn átti Loki fleiri börn 01:23
  2. Rún 02:40
  3. Valfreyjudrápa 03:06
  4. Níu 03:05
  5. Flúga 02:32
  6. Gleipnir 04:07
  7. Krákumál 03:20
  8. Ó Valhalla 03:35
  9. Ec man iötna 01:59
  10. Yggdrasill 03:34
  11. Ódinn 03:08
  12. Ginnunga 04:08
  13. Jóga 03:34
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LECKS Inc -E.G.O (Everybody Gets One)

LECKS inc
E.G.O (Everybody Gets One)
juin 2018
autoprod

La note
Metal Extrême 75%

Pourtant actif depuis plusieurs années (2009), c’est la première fois que j’entends parler de LECKS Inc. Est-ce que ça vient du fait que le style Metal Indus m’a toujours laissé indifférent (hormis bien sur quelques rares exceptions) ? Bref, l’erreur est maintenant réparée, avec un solide dossier de presse, je sais tout ce dont j’ai besoin !

Et bien musicalement,  même s’il est indéniable que l’influence indus est très présente, je me retrouve assez facilement dans cet album. En effet il y a vraiment de tout, du Thrash, du Death, du Heavy,  et même quelques sonorités venues d’autres pays.

La force de E.G.O est bien sur la prise de risque en mélangeant tous ces syles, pour donner un Metal Expérimental de haute volée.

Et LECKS se permet aussi des challenges, en enchainant un titre de moins d’une minute (tentative de rentrée dans le Guinness Book) avec un autre de plus de 10 min, « Dance with the dead » sur lequel on retrouve Stephan Forté, guitariste virtuose, qui nous régale de solo, de riffs énormes qui se marient à merveille avec le Metal de LECKS ! Sans compter les différents chanteurs qui donne un coté oriental ! Surprenant !

Autre invité, Rachel Aspe sur « KKK in your head » dont la prestation est satisfaisante mais sans grande surprise.

Je préfère retenir un titre comme « The Blood of the innoncent » qui a presque des allures de titre Heavy Metal avec un riff épique.

Résumons en se disant que LECKS inc a su créer un style vraiment personnel, sans se limiter dans ses influences, et sortir un album mature ! Espérons que la signature chez M&O music va permettre une meilleure promotion !

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Freehowling – A frightful piece of hate

FREEHOWLING
A frightful piece of hate
novembre 2018
autoprod

La note
Un bon début ! 71%

Décidément j’enchaine les groupes qui se fichent totalement des barrières, qui ne veulent pas entendre parler de boiboites ! Il y a des styles où ça ne pose aucun soucis et d’autres où il vaut mieux éviter. Avec Freehowling aucun problème, quand on fait du groove Metal, on peut largement collé ce qu’on veut dedans !

Alors là, les gars ils se sont fait plaisir. Premier point, le sens du groove, ils l’ont ! Ce son de guitare est bien lourd, il t’écrase les genoux façon charge de CRS sur les champs Élysées pour ensuite te ruiner les cervicales à coup de tonfa ! Petit parallèle à l’actu pour un groupe qui aime bien mettre en avant la situation du monde dans ses paroles.

Niveau influence, comme je le disais plus haut, il y a de tout de Biohazard à Slayer en passant par  Slipknot, « Master of Thought » en est un bon exemple, cette rythmique, ce groove !!  Et le choix de l’intro avec la voix du héros du film « V pour Vendetta », bonne idée ! Mais encore une fois, zéro limite ! ils se payent même un petit bout de Black Metal sur la fin du morceau.

La suite se veut un peu plus Hardcore ! La voix du chanteur sonne vraiment Slayer par moment !

Freehowling est un groupe jeune mais avec déjà de sérieux atouts, et ils se donnent les moyens avec un premier ep 7 titres, à la très bonne qualité sonore et avec une promo efficace !

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