Fête de la zik 2019 au Titty Twister

Le 21 juin est synonyme pour beaucoup de Fête de la musique mais les Metalleux retiennent surtout que c’est le Hellfest !
Alors pendant qu’une équipe de motivé.es couvre la messe du Metal de l’année, bibi reste avec Sly et Elo (plus son équipe de fous furieux barman, ingé son et petites mains pour le montage/démontage) pour organiser une date d’anthologie sur Besançon.
 
Oui Oui, pas parce qu’on est co organisateur mais bien parce qu’il y a eu un vrai événement Metal (au sens large) sur Besançon avec un public composé en grande partie de connaisseurs mais aussi de badauds venus prendre leur dose de décibels.
 
Sous une bonne chaleur, ce sont les Golbuth (fraichement formé), trio bisontin de Rock’n’Roll qui en sont, si je dis pas de bêtise, à leurs 2ème dates. Et même si il y a du pain (Boulangerie Pâtisseriiiiiiiiie….), l’énergie dégagée compense largement les erreurs techniques ! Musicalement, le tshirt Hellbats du chanteur guitariste donne une indication sur les influences, sa veste à patch des Turbojugend en est une autre. Bref Golbuth s’est du pur Rock’n’Roll dans sa droite tradition, sale, brut et pas méchant ! Ils m’ont d’ailleurs rappelé les copains de Full Throttle Baby !
 
Passons au duo presque légendaire de Besançon, oui légendaire car depuis que je suis en franche comté, on m’a parlé de Dracon mais je n’avais jamais pu les voir (on m’a expliqué que l’un des membres n’est pas toujours en France). C’est désormais chose faite. Et je dois avouer que cette attente s’est soldé par une bonne découverte. Si les premiers morceaux étaient plutôt orienté Metal, la nouvelle direction est carrément Black Metal. Et ça ce n’est pas pour me déplaire. Même si il est toujours surprenant de voir un duo sur scène, force est de reconnaitre que celui ci s’en sort bien. Oscillant entre Anaal Nathrakh, Emperor et la vague Post Black, Dracon propose une musique simple mais diablement efficace, on pourrait trouver à redire sur la voix parfois éraillé mais je suis presque sur que c’est une certaine volonté du chanteur. Je pense néanmoins qu’un bassiste serait une force supplémentaire.
 
 
Enfin, voilà que monte sur scène les Teutons de Torment Tool. Dire que nos thrasheurs allemands ont connu Besançon pendant leurs études (si je dis pas de bêtise) et ont surtout bien fréquenté le Titty, au point de revenir des années après pour notre fête de la musique. Et franchement, rien que pour ça respect ! Taper autant de km pour jouer sur une petite scène alors qu’ils sont plutôt habitués à jouer avec les grands du Thrash allemand (Tankard, Sodom, …). Et coté musique, un véritable panzer ! en 45 min ils ont tapé fort et juste. Le public a largement pogoté, chanté et soutenu un groupe qu’il ne connaissait pas il y encore quelques minutes avant. Une prestation scénique au poil et un groupe carré, le bonheur pour un photographe (mention spéciale au chanteur qui m’a fait de belles poses). Leur concert m’a tellement plu que je devais les remercier, ils ont donc eu droit à notre drapeau qui flotte maintenant sur l’Allemagne !
 
« 1 de 5 »
 
Après un tel concert, on se dit que les suivants vont avoir fort affaire pour égaler le niveau des teutons ! Mais nos Death Metalleux de Abyssal Ascendant ne sont pas des lapins de 5 semaines et ils sont déjà bien rodés sur scène. Leur Death ésotérique passe bien au niveau du public, qui les a déjà vu au PDZ ou à l’Antonnoir, et la bonne humeur du chanteur (qui parle souvent de chatte, un passionné de chat surement) maintient les metalleux en ébullition dans le pit. Leur set passe vite, trop ?
 
 
« 1 de 2 »
 
Changement de registre avec Je. Encore un duo qui a la bonne idée de mettre le batteur devant à coté du guitariste, bein oui quitte à être 2 autant occuper le devant de la scène. Et le style, défini par le groupe comme du Post Black, mets un peu de temps à se faire comprendre du public mais au fil des minutes on voit que la sauce prends (un peu plus sur le monsieur qui nous fait une danse pendant presque tout le set). Les samples rajoutent des ambiances vraiment mélancoliques à ce Black parfois ralenti, parfois blasté. Je reste toujours septique sur l’appellation post Black, pour moi le Black a toujours été hors des normes et n’a jamais hésité à sortir des sentiers battus dès ces débuts ! Alors pour moi Je fait du Black Metal ! Et de façon plutôt agréable !
 
 
« 1 de 2 »
 
Malgré l’heure tardive, il y a encore du monde devant le Titty quand les Bisontins (enfin plus ou moins) de Craÿ Crüe monte sur scène. Soyons franc j’ai toujours été un peu septique sur la qualité musicale de ce groupe (surement plus du à l’imagerie ado fan de Manson), mais j’ai été agréablement surpris pour l’énergie et même par les compos. Très influencé par Manson, Craÿ Crüe ne fait pas qu’imiter son idole, il arrive à proposer un style plus unique, ou se mêle musique gothique et indus, entre Depeche Mode et Nine inch nails. Et la boite à rythme (même si au début utilisé par défaut car pas de batteur) est un élément important du groupe et il faut continuer sur cette voie !!
 
 
Après une telle soirée, beaucoup irait se coucher mais qui dit organisation, dit rangement ! Et ce sont plein de petites mains bien fatiguées qui rangent jusqu’à 4 h du matin avec la satisfaction d’avoir participer à une des meilleurs fête de la musique de France ! rien que ça oui :!
 
Ce que je retiens de cette soirée, une équipe au top, Torment Tool a conquis Besançon, on m’a dit que si j’étais le dernier homme sur Terre, il serait bien tenté de me … et en sortant du Titty à 4 h du mat, au lieu de tomber sur un mec bourré, je me suis retrouvé nez à nez avec une fouine.
Please follow and like us:
error

Powerwolf et Amaranthe à la Rodia / 16 juin 2019

Powerwolf + Amaranthe

La Rodia (Besançon – 25) – Lundi 16 juin 2019

Y’a pas à dire, lundi dernier le public était au rendez-vous dans la salle de la Rodia à Besançon où j’ai eu la joie immense de pouvoir participer à une messe en l’honneur du heavy metal menée par Powerwolf et ouverte par Amaranthe.  

Ne connaissant que très peu Amaranthe, ce fut une belle surprise ! Les portes de la salle n’étaient même pas encore fermées qu’il y régnait déjà une belle chaleur et il n’a fallu que quelques notes d’intro pour que les Suédois l’accroissent significativement.

Je fus agréablement surpris que ce mélange de pop, death metal et d’électro fonctionne aussi bien. Les deux voix masculines s’allient très bien avec celle d’Elize Ryd qui possède, en plus du chant, une énergie qu’elle ne manque pas de partager avec le public. Niveau musique, le côté pop est très présent avec une basse lourde comme on l’aime, laissant du coup de côté les potentiels solos de guitares mais en rendant leur style plus facile d’accès pour ceux qui n’ont pas l’habitude du metal, et ainsi les préparer à Powerwolf.

 

Passons maintenant à la partie religieuse du concert où comme le groupe allemand le chante, nous nous sommes faits sanctifier avec de la dynamite !

Ce n’était pas la première fois que je voyais Powerwolf et, malgré l’absence de pyrotechnie, une chaleur infernale se dégage du groupe, ce qui motiva au plus profond de leur âme l’armée de la nuit.

Un concert des plus magnifiques avec quasiment tous les classiques du groupe. Attila Dorn (chanteur) reçut même deux ovations pour sa belle prestation, de la part du public.

 

En conclusion, la soirée m’a apporté une belle découverte avec Amaranthe qui m’a montré que le mélange pop et metal peut faire de belles choses. (M’enfin qu’est-ce qui ne va pas avec le metal) ? Et cette soirée m’a également permis d’être au plus près d’un groupe que j’adore (entre la crash barrière et la scène) pour pouvoir prendre un maximum de photos et vous les partager !

 

Sur ce, longue vie au heavy metal !!!

 

Please follow and like us:
error

Montbout’d’son 2019

Plein Air (Montbouton – 90) – Samedi 1er juin 2019

MONTBOUT’D’SON, avec Algorythme, Grumpy O’Sheep, The Fre3 Bastards, Jäger Blaster, Insomnia

 

C’est un festival bien sympathique et prometteur que Metal in Franche-Comté va vous raconter aujourd’hui. Organisé le 1er juin dernier (oui, ok, on n’est pas en avance 😉 ) par l’association « MS90 », ce festival de musique rock, gratuit, nous offre sa 1ère édition sous ce nom, mais il s’agit en fait de la 4ème édition de ce qui s’appelait jusqu’alors la Fête de la Bière, ce qui explique en partie la bonne qualité de l’organisation ! 5 groupes étaient à l’honneur, dont 3 avaient gagné leur participation lors d’un Tremplin (avec votes du public) organisé en mars dernier au foyer Brassens grâce à la Maison du Peuple et à Beaucourt (un 6ème groupe ayant malheureusement dû annuler pour souci de santé de l’un des membres).

Sur un très chouette site campagnard baigné de soleil, en forme de cuvette, avec la grande scène en bas au fond, les premières minutes sont de suite réjouissantes, accueil très simple et sympathique, de nombreuses tables et bancs, tentes (trop ou pas assez ? on y reviendra plus tard), plusieurs foods trucks proposant des choix variés de repas, et une grande buvette (mais juste 1…) offrant pas moins de 4 sortes de bières artisanales (toutes au top !) qu’on pouvait acquérir via de jolis jetons en forme de capsules, bien pensés et conçus.

Arrivant juste à temps pour choper une bière rouge et me positionner devant la scène, les premières notes d’Algorythme, [le clan des baskets rouges (on est raccord avec ma bière)] démarrent. C’est un groupe belfortain de 4 musiciens, que je découvre, et qui délivre ses compositions dans un style pop-rock idéal pour bien commencer ce festival vers 18h30. Sur une très belle scène (j’ai beaucoup apprécié le fond de scène en semi-transparence qui laisse apparaître les arbres derrière et le coucher de soleil), ils nous proposent un set de belle qualité, avec des instrumentistes expérimentés, et ça tourne, devant un public qui commence à se densifier, bien attentif. Groupe à revoir avec plaisir, n’hésitez pas à aller les découvrir s’ils passent près de chez vous.

 

Le temps d’aller faire le choix du miam parmi tout ce qui était proposé (et ce n’était pas simple, mais tellement bien d’éviter le sandwich chipo pour une fois), de se trouver un ptit coin de table et de banc (à cette heure-là, il y avait encore un peu de place), et de patienter durant le changement de scène et zou, j’y retourne. Changement de style et d’univers, on plonge dans le folk irish celtique du duo Grumpy O’Sheep (Lu au violon et Boss à la guitare et au chant). L’ambiance est posée d’entrée, avec la déco fond de scène illustrant une vieille devanture bois typique, et la tête de mouton shawnesque sur le devant de la scène. Une méga énergie à eux deux, des titres enjoués acoustiques, enlevés, mélangeant le traditionnel au punk, ça donne un cocktail vivifiant et du tapage de pied quasi instinctif et immédiat. Et pourtant, la « fosse » reste encore bien peu remplie, ce qui n’est pas le cas des loiiiiintaiiiins mobiliers repas qui sont pris d’assaut. Tellement dommage qu’avec autant de personnes présentes sur le site, le public des concerts soit si peu compact. On va se dire que c’est encore l’heure où l’appétit prime et que ça s’arrangera avec la tombée de la nuit…

 

Un ptit tour ensuite auprès du stand de l’ami Cigare Broc Guitare (conception de cigare box à partir de matériel de récup’, boîtes métal, enjoliveurs, bouillotes, et autres boîtes de bouteilles d’alcool), où les musiciens, amateurs ou pro, viennent tester les instruments en démo. Toujours un grand plaisir de croiser ce passionné, que je vous conseille d’aller rencontrer si vous apercevez son stand ici ou là.

Cette fois, la nuit se prépare, et les Belfortains de The Fre3 Bastards s’apprêtent à fouler la scène à leur tour, emménant le festival vers sa partie plus rock énervé, et ça ne fait que commencer. Le trio a lui aussi de l’énergie à offrir, et ne s’en prive pas. Là encore, malgré leurs appels répétés, ils n’arrivent guère à faire approcher les « badauds » plus attirés par les stands gastro et liquido que par les décibels, manifestement. Là où certains se plaindront par la suite de manque de places assises, je prône personnellement plutôt de ne pas en rajouter, voire d’en ôter, ou au moins de resserrer la surface du site afin que tous ces festivaliers soient plus présents près de la scène. Je peux imaginer la certaine frustation que, je crois, tous les artistes ont du ressentir, de seulement distinguer au loin toutes ces personnes, alors qu’ils auraient pu remplir dignement le devant de scène. Ces 5 groupes généreux l’auraient tous bien mérités. Bref. Cela dit, les Bastards envoient du lourd comme à leur habitude, ce qui n’est pas le cas des façades son qui commencent à montrer leur limite, ce qui, là aussi, était dommage. Un volume un peu plus velu aurait été le bienvenu pour toute cette fin de soirée qui allait crescendo en nervosité.

 

La nuit est cette fois bien tombée, les lights font ce qu’elles peuvent, on stage et sur le vaste site et il est temps d’accueillir les Jäger Blaster. Un groupe qu’on ne présente plus non plus (si?), bien connu sur l’Aire Urbaine et plus loin encore. C’est la formation stoner de l’ami Jeff, qui troque son kilt ou son look bayou, pour une tenue plus adaptée au monde post-hardcore qui va déferler. Un set très prenant pour tous ceux qui se tenaient devant la scène (mais quid de ceux qui étaient à 50 mètres de là), fortement garni des excellents titres de l’album récemment sorti (« Introspecta », puissamment recommandé). Leur univers est sombre, torturé, tantôt lent et mélancolique, tantôt détonnant, extériorisant des lignes oscillant entre doom, hardcore et post stoner. Un vrai régal d’émotions pour qui sait en recevoir en pleine face !

 

Avec l’heure avancée et le déferlement de décibels (bien que timides en façade hein, ah je vous l’ai déjà dit, ptete… :-p ), le public se raréfie encore plus sur le tarmac. Ailleurs, je ne sais pas trop, mais il semble quand même le site se vide gentiment dans sa globalité. Mais Insomnia est encore au programme, même s’il est déjà bien 1h30. Let’s go pour cette dernière prestation du festival. Encore des potes sur scène, from Jussey (Haute-Patate!), qui délivrent du metalcore mélodique, à double chant et en français, suffisamment rare pour le signaler. Même s’ils sont peu nombreux, les résistants dans l’audience sont à fond et répondent aux six gaillards qui ne manquent pas d’énergie (mais de lights, un peu aussi…d’où des photos bien moches, sorry !). Pas le meilleur set que j’ai pu voir de leur part, mais il était bien tard pour tous les organismes encore debout ! Mais comme ils ne manquent pas de dates pour tout cet été, gageons que vous pourrez aller les revoir ou découvrir très vite dans les parages franc-comtois ou lorrains.

 

C’en est donc fini pour l’édition #1 du Montbout’d’Son, une belle réussite malgré quelques petites bricoles à arranger, et Metal in Franche-Comté sera heureux de revenir l’an prochain pour couvrir et profiter de ce bel évènement. Un petit arrangement sur l’agenda avec les collègues tout proches qui organisaient en même temps un festival du même style musical, gratos aussi, et ça serait parfait : on pourrait aller soutenir tout le monde et doubler le plaisir 😉 Et ptet le public dans la « fosse » aussi… :-p

Un grand merci aussi pour l’accueil et un grand bravo pour l’orga et le casting réussi sur scène.

Please follow and like us:
error

T.A.N.K (Think of A New Kind), en interview

T.A.N.K (Think of A New Kind) est un groupe plutôt singulier dans le paysage Metal français. Un style qui leur est propre, des influences plutôt variées, déjà trois albums à leur actif et de nombreuses tournées à partager l’affiche avec des pointures, il était quand même temps de vous parler de l’agressivité subtile de T.A.N.K (avec Raf Pener au chant, Nils Courbaron et Thomas Moreau aux guitares, Olivier D’Aries à la basse et Clément Rouxel à la batterie) – et même mieux, c’est eux qui vont vous en parler !

Voici notre interview de T.A.N.K (Think of A New Kind), à propos de leur nouvelle grosse tournée qui approche et de leur mystérieux nouvel album.

Salut à vous, T.A.N.K (Think of A New Kind). Avant toute chose, comment se porte le groupe ?

 

Salut Clément et merci de cette interview. Le groupe va plutôt bien, on est ravis d’annoncer cette petite tournée française avec Devildriver et ACOD en septembre/octobre 2019.

On sort de 3 années très intenses où on a à la fois beaucoup plus tourné à l’étranger que dans le passé, et fait face à des soucis de santé et l’arrivée d’un nouveau guitariste. On a en outre essuyé les plâtres avec divers managers peu scrupuleux. Notre prochain album est fin prêt, on en est très fier et on travaille actuellement à la meilleure sortie possible.

 

T.A.N.K a (malheureusement !) fait très peu d’apparitions côté Franche-Comté (hormis le Crazyfest à Lons-Le-Saunier en 2013), alors pour ceux qui ne vous connaîtraient peut-être pas encore, comment présenteriez-vous le groupe ?

 

Nous pratiquons un metal extrême à la frontière entre le death mélodique suédois, le thrash et le metalcore. On est forcément très influencés par différents courants des années 90, mais aussi par des sons plus modernes. En tout cas notre musique prend toute son ampleur en live.

Depuis 2010, on a sorti 3 albums, joué sur de gros festivals comme le Hellfest, le Wacken Open Air, les Metal Days ou le Motocultor. Et pour notre dernier album Symbiosis, nous sommes partis par deux fois sur les routes européennes : d’abord en compagnie de Soilwork et HateSphere, puis toujours avec HateSphere en support du super band Sinsaenum (Joey Jordison, Fred Leclercq, Stef Buriez…).

Voilà en gros pour le CV express !

Depuis votre premier album (The Burden of Will, 2010), le line-up du groupe a pas mal bougé côté guitares. Avec Nils Courbaron et Thomas Moreau qui occupent désormais ces deux places, diriez-vous que line-up est enfin consolidé ?

 

On ne peut jamais savoir de quoi l’avenir sera fait, surtout sur cette scène metal si compliquée… mais ce qui est certain c’est que l’arrivée de Thomas Moreau a été un vrai bol d’air frais et que nous avons sans nul doute la formule du groupe la plus soudée de notre histoire. Il n’y a plus de guerre d’égo mais deux guitaristes fins techniciens qui ont plaisir à composer ensemble. Nous avons vraiment hâte que vous puissiez vous en rendre compte avec ce prochain album !

 

Vous avez un nouvel album qui approche, peut-on en savoir plus sur ce qu’il racontera et comment il a été composé et enregistré ?

 

Difficile d’en dire trop en amont, notamment sur tout l’aspect conceptuel. C’est un album très catchy, beaucoup plus orienté live que le précédent, avec beaucoup de mélodies et de riffs bien cool pour plomber les cervicales. Ça a encore une fois été collégialement composé, même si Nils Courbaron s’est vraiment affirmé en tant que leader sur cet aspect.

C’est un album qui a été enregistré en home studio avec Guillaume qui s’était occupé de l’enregistrement de The Burden of Will. Le mix et le mastering ont été confiés à HK du Vamacara Studio. On est très satisfaits de la prod !

C’est devenu la coutume sur les albums de T.A.N.K de retrouver des guests (Björn « Speed » Strid de Soilwork, Jon Howard de Threat Signal…), peut-on s’attendre à en trouver sur le prochain ?

 

Tout à fait mais mystère sur l’identité de la personne. 😊 On a vraiment hâte que vous puissiez entendre ce morceau. La performance de cette personne a été époustouflante !

 

Il y a quelques mois vous avez lancé un appel à participation pour le clip du premier titre extrait de votre prochain album. Les participants devaient scander un slogan en français, alors que T.A.N.K a toujours eu des paroles en anglais. Comment expliqueriez-vous ce revirement et votre rapport à la langue ?

 

L’album reste en anglais, mais il est vrai que quelques passages en français viennent s’y glisser ci-et-là. On ne peut pas en dire trop pour ne pas gâcher l’effet de surprise mais nous avions écrit cette phrase, « notre metal est plus fort que le leur », sur notre Facebook à la suite des attentats du Bataclan. Elle voulait dire que la culture et l’art restent les meilleures armes face à la barbarie. L’album ne traite pas à proprement parler des attentats, on est vraiment sur une dystopie.

Pour autant la situation de notre pays (idiocratie, hyper sécurité, prosélytisme et j’en passe) a renforcé en nous une certaine conscience politique, une certaine rage que bizarrement nous avions peut-être moins en étant un peu plus jeunes. On a donc ressenti le besoin de s’exprimer dans notre langue à certains moments. Wait and see ! 😊

 

Peut-on s’attendre à plus de paroles en français sur l’album, ou peut-être dans le futur ?

 

Apriori non, l’anglais reste notre langue de prédilection.

L’album précédent avait nécessité une campagne de financement participatif pour être produit, comptez-vous recommencer l’opération avec le prochain ?

 

On ne remerciera jamais assez les personnes ayant souscrit à ce financement participatif. C’était avant tout une précommande directe de l’album « du producteur au consommateur ». On se croirait un peu dans le circuit des fruits et légumes mais ce n’est pas si éloigné dans l’idée.

Nous avons pour le moment tout financé par nous même pour ce dernier opus. Ce n’est pas toujours évident, on bosse beaucoup mais on essaie de s’assumer seuls pour espérer passer un palier pour cette sortie, avec une meilleure visibilité et une meilleure distribution. Les labels ne sont pas forcément très fans de ce type de procédés.

Si on ne trouve pas de deal satisfaisant, on refera peut-être un appel aux fans voulant précommander l’album pour en financer la sortie physique. Rien n’est exclu ; on a toujours tout fait par nous même jusqu’à présent.

 

The Burden of Will avait quelque chose de plus simple et assez mélodique, tandis que Spasms of Upheaval (2012) et Symbiosis (2015) ont peu à peu développé un style plus personnel et plus complexe, mais toujours aussi agressif et avec quelques passages plus solennels. Le prochain album s’inscrit-il dans la continuité de ces deux derniers où y a-t-il des changements importants dans la recette ?

 

Le prochain album est sans doute à mi-chemin entre Spasms of Upheaval et Symbiosis, avec toujours un peu d’expérimentations et de nouveautés, mais néanmoins un aspect vraiment « in your face » avec des titres vraiment taillés pour le live !

 

En LIVE

27/09 Lyon (CCO)
28/09 Mulhouse (Le Noumatrouff)
29/09 Metz (Le Gueulard Plus)
30/09 Paris (Le Petit Bain)
01/10 Toulouse (Le Metronum)

Avez-vous d’autres projets (à titre personnel ou en groupe) à venir dont vous aimeriez nous faire part ?

 

Beaucoup de choses sont dans les tuyaux. Le clip participatif est terminé depuis longtemps, l’album aussi. On aurait aimé que tout soit déjà sorti depuis un moment. On remercie les supporters de la première heure de leur patience mais on prend le temps de faire correctement les choses, d’étudier toutes les propositions, et de faire notre choix en notre âme et conscience.

 

Merci beaucoup pour vos réponses et au plaisir de vous revoir en concert. Je vous laisse le mot de la fin !

 

A nouveau merci à tous ceux qui nous suivent depuis 10 ans ! C’est fou de regarder le chemin parcouru, d’avoir vu autant de groupe se monter puis disparaitre, et de se dire qu’on est encore là, avec un album dont on est hyper fiers. Rendez-vous en septembre/octobre avec Devildriver et ACOD pour en découvrir des morceaux en live !

Please follow and like us:
error

Outch Festival # 2, jour 2

 

Report par Malo et photos par David Blackheart (sauf 20 minutes de Chaos par Christian Pitot Photographie )

Après une soirée regroupant uniquement des groupes d’Amérique du nord, on attend ce soir des groupes principalement français.

On attaque cette seconde soirée avec 20 Minutes de Chaos, venus de Dijon pour servir un crust de bon cru. Le scream de la chanteuse est déchiré et bien complété par la voix du guitariste. Le groupe maitrise bien l’ambiance de leur musique et arrivent à faire monter les morceaux en intensité pour envoyer la sauce ensuite. Le public est ce soir bien plus sage que la veille et le groupe n’a pas l’air de faire l’unanimité, mais j’ai vraiment accroché. A garder à l’œil, un disque est prévu pour bientôt apparemment.

 

On reste dans l’esprit crust avec les strasbourgeois de Geraniüm. J’avais vraiment accroché lorsque je les avais vus aux PDZ un mois auparavant, je suis donc bien jouasse de les retrouver ici. Leur crust a un côté screamo vraiment épique et déploie une énergie remplie d’émotions. Les morceaux sont assez progressifs, partant de passages calmes qui prennent leur temps pour monter et exploser dans des blasts épiques. Malgré leur similitude, les trois screams se complètent bien et sont à vif. Le set rassemble une majorité de morceaux de leur dernier album. Bien que le public reste encore tranquille, le groupe arrive à déployer une ambiance assez captivante.

« 1 de 2 »

Encore un groupe que j’ai découvert aux PDZ il y a un mois : HØRDÜR. Le trio officie dans un grindcore rapide entrecoupé de passages mid-tempo avec des relents de death metal, et de nombreuses autres influences : powerviolence, crust, hardcore… Il y a à manger pour tout le monde et ça défouraille sec, mais cela ne suffit pas à réveiller le public du Outch! qui fait son difficile ce soir. Les morceaux sont très nombreux et variés et on passe un bon moment de violence musicale.

 

Deathrite ayant (encore) dû annuler sa visite cette année, ce sont les locaux de No Vale Nada qui se chargent du remplacement de dernière minute. Déjà présents l’année dernière, ils avaient joué en plein après-midi, ce qui n’était pas forcément à leur avantage. Leur post-hardcore très sombre et brut se prête beaucoup plus à la pénombre. La formation est assez originale : un batteur, un guitariste avec un son unique et un mec aux machines, qui hurle de manière aigue et screamo. Les breaks sont lourds et une atmosphère tendue se tisse tout au long du set, renforcée par l’absence de pauses et de communication avec le public. Venus présenter leur dernier album, le set est composé principalement de titres de celui-ci. Le coté noise et dissonant apporte un certain malaise plombant l’air de la salle, tranché par les mélodies de guitares. Parmi la dynamique du jeu light immersif, un spot fixe éclaire le guitariste tout le long du concert. Amateurs de Birds In Row et autres joyeusetés du genre, ruez-vous sur leurs sorties.

 

C’est ensuite la tête d’affiche de ce soir, qui a fait venir pas mal de monde : Black Bomb A, gros nom du hardcore français. Si ce n’est pas le genre de musique que je préfère sur CD, le live m’a bien convaincu. On a ici un gros hardcore à deux voix, un scream grave et un suraigu, du groove et un jeu de scène plein d’énergie. Le chanteur imberbe/aigu saute dans tous les sens, s’accroche au plafond et transmet pas mal d’énergie à tout le monde. Bon, il chante aussi des refrains mielleux aux relents de metalcore des années 2000, mais le reste de la prestation éclipse ces moments qui sonnent un peu comme une purge à mon oreille. Le public se déchaine enfin, enchainant circle pit et wall of death, l’un d’eux sur le son de sirènes de polices. L’ambiance est aux pogos, les chanteurs venant parfois se mêler au public. Un concert qui aura ravi le public qui aura rempli une bonne partie de la salle pour l’occasion.

 

Pour finir, quoi de mieux que le grindcore ? Le goregrind bien sûr ! Rectal Smegma, venus des Pays Bas, viennent pour donner un final en beauté au Outch! Un bon moment de rythmiques groovy et blasts crasseux, bête et méchant mais toujours marrant. Le chanteur, musculeux et torse nu, a une sacrée énergie et envoie du bois tout le long du set sans paraitre fatiguer. Le guitariste est un peu plus en retrait sur le coté de la scène mais la connivence avec le batteur fait que la musique à beau avoir l’air débile, c’est plutôt bien foutu et carré. Sur le dernier titre, un gars du public monte sur scène pour prendre le micro, sans savoir quoi faire avec. Le chanteur va s’accouder à l’ampli derrière et le regarde, l’intimant de se débrouiller seul dans sa connerie jusqu’à la fin du concert.

Au final, le Outch! aura été un super moment, tant l’orga et l’ambiance étaient géniales. La bouffe et les bières y sont bonnes, la programmation est excellente et les gens y sont sympa. Merci l’orga, qui a réussi à relancer le festival malgré la fréquentation faible l’année dernière, en gardant une qualité équivalente. A l’année prochaine du coup !


 

Please follow and like us:
error