Membrane – Burn Your Bridges

Nom du groupe

membrane

Album

burn your bridges

Label

blind prod

Date de sortie

11 février 2019

LA NOTE
8.5/10

Voici le retour tant attendu de Membrane, le fer de lance Vésulien du noise à tendance post metal, et même l’un des acteurs principaux du mouvement en France n’ayons pas peur des mots.

Une carrière qui a vraiment fière allure, aucune fausse note parmi toutes les sorties du groupe. Une première démo locale en 2001, puis stage box, premier EP en 2003. En 2005 Membrane remet le couvert avec Utility Of Useless Things. Deux ans plus tard sortira À Story Of Blood And Violence, et en 2010 nouvel effort avec Disaster. A peine un an après et Membrane sort un split vinyle avec les excellents Sofy Major. 2015 et nouvel album : Reflect Your Pain. En 2016 c’est un nouveau split, cette fois-ci avec Revok.

2017 et le groupe nous offre Erase. Un peu plus tard la même année, le groupe enregistre un live à Echo System à Scey Sur Saône et donc voici ce Burn Your Bridges.

Premier morceau, Stand In The Rain, première claque. Un début à la guitare, lent, enivrant, puis vient les voix des deux Nicolas, planant, aérien, avant la déferlante. Après une minute trente la machine est lancée. Nicolas Frère hurle ses mots et maltraite sa guitare pendant que Nicolas Cagnoni en fait de même avec sa basse, la batterie de Maxime Weingand claque et il use de ses cymbales sur ce début de morceau. Puis la suite du morceau se calme un peu, se met en place. Cette fois-ci se sont les tomes de la batterie de Maxime qui prédomine, le dernier riff de guitare est lancinant, une belle entrée en matière de 8 minutes 30. Chilhood Innocence est plus direct, plus brut et ultra efficace. Je n’en ai pas encore parlé mais la prod est excellente, le son est très bon. Pour cet album, Membrane c’est entouré de deux featuring qui font leurs apparitions sur plusieurs morceaux, Fred Boudot de Generic apparaît sur Windblown, Fragile Things et At Long Last. Et Ona Chrysis de Moon apparaît sur Stand In The Rain, Battlefield et Burn Your Bridges. Parlons d’ailleurs de Burn Your Bridges, quatrième morceau de l’album et véritable curiosité tant il est différent du reste de l’album. Comme une sorte d’interlude mais pourtant véritable bon morceau. Proche du country rock, frôlant le blues, avec la voix de Nico en mode suave, ce morceau planant, léger, avec la jolie voix de Ona Chrysis en featuring est bien choisie, la prise de risque au niveau de l’originalité est à saluer et c’est une belle réussie. Car pour le reste de l’album le groupe oscille entre deux styles parfaitement maîtrisés, le noise rock et le post metal. Deux styles qui sciait parfaitement aux qualités du groupe, les changements de rythmes, les ambiances, la voix de Nico, autant d’atouts qui ne sont pas donnés à tout le monde et dont le groupe nous le démontre sur ce très bon nouvel album. La conclusion de cet album, At Long Least, en est d’ailleurs la parfaite représentation, un morceau de presque 8 minutes de toute beauté. Ce Burn Your Bridges est à ranger tout en haut de la pile des albums de Membrane, un excellent album qui nous fait vibrer, sauté dans tous les sens, nous déchaîner, nous fait planer, nous fait nous sentir bien. Merci et à bientôt.

Membres du groupe

Nicolas Frère : Guitars and Vocals

Nicolas Cagnoni : Bass and Backing Vocals

Maxime Weingand : Drums

Ville d’origine

Vesoul

Please follow and like us:

Stone horns – The Beast inside

Nom du groupe

Stone Horns

Album

the beast inside

Label

autoproduction

Date de sortie

octobre 2018

LA NOTE
8.6/10

Je commencerai cette chronique en m’excusant du retard, mais comme vous le savez, le webzine avait passé une mauvaise période.

C’est donc en octobre que ce premier album est sorti, un véritable travail qui a duré 2 ans et conçu par une seule personne, Devf. Même si pour l’enregistrement il a fait appel à Raph (Acod) pour la batterie et Antoine Rozsak à la guitare solo.

Stone Horns se définie assez sobrement je trouve comme du Groove Metal. Même si c’est totalement exact, cela occulte de nombreuses autres influences, qu’on peut largement aller chercher vers des groupes comme Emtombed, Gorefest où ce que fait maintenant In Flames. Malgré tout, on peut surtout penser à des groupes américains bien connus.

Et après une intro bien mélodique, les hostilités commencent. Et un point saute aux yeux directement, enfin aux oreilles surtout, le son est énorme, tout en lourdeur et en puissance, ce qui, quand on fait du groove Metal, est une obligation.

Alors me vient ce sentiment d’entendre du Machine Head, les riffs, la voix un peu mais surtout ce sens de la rythmique, du contre temps ! C’est un vrai bonheur d’avoir des morceaux qui recèlent autant de changement sans avoir l’impression d’un gâchis de riff.

Les morceaux s’enchainent facilement, les refrains se retiennent rapidement, ce sont des titres taillés pour le live.

« At the gates of the devil’s Mansion » commence par un solo de batterie avant de vite nous rappeler à qui on a affaire ! Assurément mon titre préféré, rapide, sans concession.

Les 13 morceaux passent à une vitesse, car quand résonne « One Last stand », on est KO.

Alors, verdict : Tu aimes le groove, tu sais cette section rythmique qui tabasse et te fait vibrer l’intérieur, tu aimes les refrains faciles à retenir mais surtout tu aimes Machine Head, Pantera et tout cela, alors Stone Horns te plaira.

Enregistré, Mixé et Produit au Stone Horns Studio par Devf.

Artwork par Devf.

Please follow and like us:

Heir – Au Peuple de l’abime

Nom du groupe

heir

Album

au peuple de l’abime

Label
Date de sortie

2017

LA NOTE
6/10

Pour celui-là, je plaide coupable du retard involontaire dans la chronique. J’avais glissé le dossier dans un autre … ouais pas très professionnel tout ça mais que voulez-vous, on peut aussi être bordélique sur un ordi !

Donc Heir, groupe signé chez Les Acteurs de l’Ombre, nous vient de Toulouse et propose un Black Metal entre lumière et obscurité. J’ai cherché longtemps une description et finalement celle-ci me semble idéale. Pourquoi ?

Car si l’album commence sur une brutalité fidèle au Black Metal des débuts, le morceau se calme naturellement, laissant arriver des influences plus planantes, limite atmosphérique et quelques secondes plus tard, une nouvelle salve retombe sur nos têtes.

Et les autres morceaux vont s’articuler de la même manière, ce qui rend cet album un peu prévisible, limite redondant.

Pas une déception mais un album qui me laisse sur ma faim.

Membres du groupe
Vocals : J.S
Drums : D.D.A
Bass : F.B
Guitars : M.D , M.S
 
 
Ville d’origine
Toulouse, France
Please follow and like us:

Nuisible – Slaves & snakes

Nom du groupe

nuisible

Album

slave & snakes

Label
Date de sortie

2019

LA NOTE
7.7/10

Quand on lit sur la description facebook, « Darkthrone fucks Tragedy while 90’ hxc/metal is watching”, on sent qu’on va avoir une ode à la poésie !!

Et ouais finalement c’est plutôt une bonne description. Formé sur Rouen en 2016, ces beaux jeunes hommes pratiquent un style plutôt roots, qui fait la part belle aux vieilles influences, aux attaques de riffs punkisants. Nuisible lorgne aussi et surtout sur le Death Metal à l’ancienne. Et comme le dit cette description, Darkthrone et le Black ne sont pas loin, et finalement je trouve que c’est cette référence qui ressort le plus. Et on peut presque dire que c’est toute la discographie des Norvégiens qui se mélangent dans « Slaves & Snakes ».

La différence, la voix plutôt hardcore mais qui finalement prends parfois des allures d’un Celtic Frost. Un des trucs que j’adore dans ces groupes, c’est le son ! Il arrive à faire sentir la moisissure, la sueur, ça dégouline de crasse et pourtant c’est propre ! La basse est percutante, comme je l’aime !

Bon ok les titres sont courts (l’esprit punk) mais vu le nombre, 11, l’album ne donne pas l’impression de passer trop vite. Leur style me fait penser à leur compatriote de Pilori, avec qui ils ont déjà joué !

Alors si tu dois retenir quelque chose, Nuisible c’est pour les fans de Death à la Entombed, de Punk/hardcore à la Discharge et Black’n’Roll à la Darkthrone !!

Membres du groupe
Julien : Guitars, vocals

Alexandre : Drums, keyboards,vocals

Damien : Bass,vocals

Furet : Guitar
 
Ville d’origine
Evreux, Normandie
Please follow and like us:

Nouvelle annonce de la Guerre du Son, Shaârghot

16 ème édition – 19 et 20 juillet 2019

Et ça y est c’est reparti officiellement !

La Guerre du son aura lieu le 19 et 20 juillet 2019 à Landresse et vous pouvez déjà acheté vos billets.

NOUVELLE ANNONCE

Débarqué tout droit de son monde Cyber – punk, le monstre Shaârghot est apparu dans le paysage musical français avec la subtilité d’un rouleau compresseur! Aidé de ses “Shadows”, le Shaârghot cherche à organiser une immense fête et à dynamiter tout ce qui existe sur cette planète !
Le groupe d’Electro Metal Indus dévaste tout sur son passage, laissant derrière lui autant de traces de peinture noire que d’hématomes.
Ayant assuré ses premières scènes auprès de nombreuses têtes d’affiche, comme les déjantés Little Big, les incontournables Punish Yourself et les rois de la dark electro Hocico, Shaârghot continu de faire parler de lui avec ses shows extrêmement énergiques, ses performances incluant costumes post-apocalyptique et son métal martial aussi dansant que percutant.
Après avoir ouvert avec brio le célèbre Festival du M’era Luna en Allemagne, et sorti un nouveau clip particulièrement tranchant, le groupe revient en France finir la saison avec plusieurs dates et travaille actuellement sur un nouvel EP prévu pour 2017.

Please follow and like us:

Darkenhöld – Castellum

Nom du groupe

darkenhÖld

Album

castellum

Label
Date de sortie

reissue 2018

LA NOTE
9/10

Amateurs de Fantasy, de Donjons mysterieux et effrayants habités par des Mages maléfiques, amateurs d’ambiances médiévales, vous pourriez bien ici trouver votre bonheur. Darkenhöld ne sont pas des nouveaux venus, leurs premières sorties sont datées de 2009 et Aldébaran (Guitariste, Bassiste, claviériste et choriste du groupe) faisait déjà parler de lui avec Artefact dès le début des années 2000. Ainsi, is nous ont offert l’année dernière une reissue de leurs troisième Album : Castellum.

          Pour les nouveaux venus, parlons tout d’abord la musique. On est face à un Black Metal teinté de Heavy Metal, la musique est très épique, violente parfois, mais souvent mélancolique. Le premier titre,Strongholds Eternal Rivalry,  le montre bien : des riffs agressifs mais noyés sous les claviers, de très beaux arpèges acoustiques coupent le morceau et nous permettent de respirer.

Le groupe joue beaucoup sur les harmonies à 2 guitares, ce qui donnent un son un peu Iron Maiden ou Dissection.

Souvent, comme sur Le Castellas du Moine Brigand, il y a des passages plus doux accompagnés d’une voix parlée, très rauque et douce. Ça ajoute un côté un peu…intimiste. Le mot n’est pas vraiment juste mais, à mes oreilles, ces parties sont plutôt relaxantes et même un peu sensuelle. Après, c’est du metal, donc ce sont des passages très mystiques où l’on se croirait devant un PNJ dans un jeu de rôle. Le sentiment le plus proche de celui-ci que j’ai eu, c’était au début de Daggerfall, quand Uriel Septim VII nous parle. Ce n’est pas la première que j’entends quelque chose comme ça dans du metal (déjà dans Dissection je crois) mais c’est la première que ça me fait ressentir ça.

D’ailleurs, parlons-en de ce côté « Jeu-Vidéo » (revendiqué d’après les interviews que j’ai lu). Dans Glorious Horns, les trompettes de l’intro me donnent l’impression de courir les terres de Daggerfall. Et ça, c’est un régal. Certains morceaux ont aussi une touche très Dungeon Synth, comme Feodus Obitus. C’est un son que Summoning a déjà incorporés sur certains albums, mais avec Darkenhöld, c’est plus énergique, plus Heavy Metal.

En fait, c’est là le point sur Darkenhöld à mon avis. Un peu comme Hällas, ils prennent des codes qui ne sont pas forcément nouveau (ici Emperor, Iron Maiden et Dimmu Borgir des débuts) mais il y a quelque chose…ce n’est pas juste un copié-collé, Darkenhöld à une âme personelle et forte mais je ne sais pas d’où me viens cette impression, c’est juste un ressenti.

A présent, parlons de la réédition en elle-même.  Il y a tout d ‘abord une nouvelle pochette (de Claudine Vrac) que je trouve plus adapté à la musique. Elle a une ambiance vraiment magique, reposante. La production n’est pas la même non plus, la basse est plus audible et les guitares sont mise un peu en arrière, ce qui rend la musique plus douce.

Trois titres, Le castellas du moine brigand, L’Incandescence souterraine et Cors Glorieux (Vf de Glorious Horns) ont une deuxième version, exclusivement en français. Elles m’ont l’air un peu plus agressives, les guitares sont très saturées dans les aigus et ça donne l’impression d’écouter un black plus traditionnel.

Voilà, un très bon album de black metal aux ambiances magiques et épiques que je vous recommande vivement.

LINE-UP : Aldébaran (Guitars, bass, keyboards, choirs) | Cervantes (Vocals) | Aboth (Drums) | Aleevok (Bass Live) | Anthony (Guitar Live)

DARKENHÖLD à) vesoul en 2015

Please follow and like us: