Fête de la zik au Titty Twister

Venez faire du bruit avec nous !

Vendredi 21 Juin 2019
Comme tous les ans, on s’associe à Sly et au Titty Twister pour honorer le Metal lors de la fête de la musique.
Et cette année, il y aura beaucoup de styles représentés !!
Un grand Merci aux allemands de Torment Tool qui nous font le plaisir et l’honneur de venir jouer sur notre humble scene 😉

running order (approximatif)

18:00 GOLBUTH
Punk Rock
https://www.facebook.com/Golbuth/

19:10 DRACON
Metal
https://www.facebook.com/DRACON-174213449294587/

20: 20 TORMENT TOOL
German Thrash-Metal
https://www.facebook.com/TormentTool/

21:30 ABYSSAL ASCENDANT
Cthulhu Mythos Death Metal
https://www.facebook.com/abyssal.ascendant.band/

22:40 JE
Post Black Metal / Shoegaze
https://www.facebook.com/Je.official.fr/

23:50 CRAY CRÜE
Rock / Metal
https://www.facebook.com/craycrueband/

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The Lords of Altamont + Desana

L’Antonnoir (Besançon-25) – Jeudi 16 mai 2019

 

C’était il y a presque un mois, un jeudi soir à l’Antonnoir, lieu désormais incontournable à Besançon qui a le talent de booker des têtes d’affiches, parfois internationales, et qui très souvent, déboîtent ! Et ce concert résonne encore un peu, tellement ce fut mémorable. Retour sur cette soirée que beaucoup ont raté… tant pis pour eux !

Un jeudi soir à Besak, on se dit qu’il y aura du monde, mais le monde étudiant et festif n’était malheureusement pas vraiment au rendez-vous. L’affiche était pourtant alléchante, avec le retour à Besançon des Lords of Altamont, quasiment 1 an après leur passage au Circasismic. Les ayant découverts (et admirés!) à cette occasion, je ne voulais pas manquer cette opportunité de les revoir, de près qui plus est ! Et je n’ai pas été déçue.,,

Avant qu’ils n’apparaissent sur scène, c’est Desana qui avait la charge de faire chauffer l’ambiance. A noter qu’ils l’ont fait au pied levé, du fait que la première partie initialement prévue, les Australiens de Grinding Eyes, avait annulé sa venue au dernier moment. Qu’à cela ne tienne, le trio local est au taquet pour prendre le relais et délivrer ses coups de bottes et de décibels sans concession. Toujours un kiff de retrouver les 3 rockers et de recevoir dans les oreilles leur indie rock hyper carburé, suintant et gras à souhait, découlinant de mélancolie qui ne se laisse pas faire et rue violemment, le tout, avec classe… Je ne m’en lasse pas, je vous aime les gars !

Il n’y a pas d’images dans cette galerie.


Mais il fallait quand même laisser la place aux Californiens, ils viennent de loin quand même…Après s’être faits désirer un peu longtemps (et non, même en attendant, l’Antonnoir n’a pas rempli sa jauge, et on peut forcément et fortement se poser la question… POURQUOIIIIIIIII ??), le public présent a suffisamment hurlé pour les faire monter sur scène, enfin. Musicalement The Lords of Altamont, c’est du rock’n roll mâtiné de hard, punk, de garage, de psyché, et scéniquement, c’est quatre mecs qui n’arrêtent pas ! Basse-batterie-guitare, et un frontman (Jake « The Preacher » Cavaliere ) chanteur et organiste de talent, qui a le don de fusionner avec son instrument qui reste rarement sur ses quatre pieds. Malgré des positions improbables, devant, dessous, derrière ou sur son clavier, The Preacher délivre ses messages avec une énergie dingue qui rebondit de musicien en musicien et provoque dans le public une vraie réaction quasi instinctive. Un set incroyable, encore plus fort que ce que j’avais pu ressentir au Circa où le lieu était plus vaste. La proximité avec un tel groupe est une vraie chance et on ne peut que remercier encore l’Antonnoir et le maître des lieux pour nous offrir ces opportunités (et rappeler au public qu’il faut VENIR aux concerts live pour que ça puisse durer et recommencer). Après nous avoir gratifiés de 2 rappels, les Lords quittent enfin la scène et nous laissent un peu pantois et perdus quand le silence fut revenu…Une bien belle soirée, encore une fois, qui continuera avec l’homme aux platines, mais sans moi…car je rappelle qu’on était un jeudi, enfin déjà même un vendredi, et que la semaine de taf n’était pas finie…mais peu importe. Cette date ne pouvait pas être loupée ! Vive l’Anto !

 

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Fractal Universe – Rhizomes of Insanity

Nom du groupe

fractal universe

Album

Rhizomes of insanity

Label

metal blade

Date de sortie

2019

LA NOTE
9/10

Pourtant pas totalement Franc Comtois, Fractal Universe est lié intrinsèquement à MIFC. Valentin, le bassiste, est l’un des premiers à s’être intéresser à notre webzine, après une rencontre dans feu le BarAcat. Quand il a m’a parlé de son groupe en 2015, j’avais été agréablement surpris de la richesse et de la technicité du premier ep, Boundaries of reality. Alors qu’en sort ce nouvel album chez Metal Blade, je suis aux anges.

Entre temps, le groupe a sorti « Engram of Decline », premier CD que, honte à moi, je n’ai pas chroniqué. Il leur a permis de tourner et de jouer dans des gros festivals (Hellfest, Metal Days, …). Et donc en avril 2019, sort Rhizomes of Insanity. Le concept tourne toujours autour de la folie. Vaste sujet ! La musique de Fractal Universe étant elle même une folie, alternant passage sombre et envolée aérienne, brutalité et calme. On retrouve finalement cette dualité de l’Homme. Cet album étant tellement riche qu’un titre par titre s’avère utile.

Oneiric Realisations : le premier morceau est souvent essentiel, il donne souvent toutes les informations nécessaires. Le style, le son ! Et bien celui là respecte cette norme !! Si tout l’album est comme ça, on aura surement l’album du mois !! Tout y est, technicité, son cristallin, multiples voix !

Flashes of Potentialities : Le second titre s’envole en blast beat, une brutalité bienvenue qui tout de suite laisse sa place à une voix claire. Décidément Fractal Universe aime bien nous emmener dans des chemins torturés. Un petit solo (petit c’est pas le mot idéal) vient ornementer tout ça !

Rising Oblivion : Un début de morceau moins intéressant que les 2 premiers, Très mid tempo, la voix varie peu et donne un coté répétitif qui pousse à zapper sur le prochain titre.

A Reality to Foreclose : Encore plus calme dans son approche, avec une voix presque parlée, ce morceau part après dans un style à la Death mais encore une fois reste un rythme plus lent que le reste de l’album.

Masterpiece’s Parallelism : Attention, petit chef d’oeuvre !!!! Composé presque sur un thème purement musique classique, ce morceau est une violence et d’une technicité sans limite. Il tombe au bon moment de l’album après un passage plutôt calme !! Il relance la dynamique et pousse à écouter la suite !

Parabola of Silence :Plus mélodique, ce morceau reste dans la lignée du précédent. Décidément rien n’est à jeter pour l’instant. Je reste admiratif des riffs de guitare, je me demande comment des mains humaines font cela !!

Madness’ Arabesques : Aller, il fallait bien un titre que je n’aime pas. Et celui ci s’explique je pense par la folie qui y règne, les solos jazzy sont peut être trop pour moi. Loin d’être mauvais, mais un titre qui provoque un rejet.

Architectural Aberrations : On repart rapidement sur ce que Fractal Universe s’est faire de mieux, des morceaux oscillant entre brutalité et mélodie. Une vraie marque de fabrique qui les placent au niveau des Atheist et autre Cynic !

Fundamental Dividing Principle : le riff de départ est juste une petit tuerie, un son, une rythmique, un chant qui rapproche ce morceau du dernier album de Gojira ! et cette comparaison est totalement réfléchie, je la pose là car sans aucun doute, Fractal Universe a su se créer un style comme les Basques ont pu le faire. Et il se paye le luxe d’un solo de Saxophone !!

Chiasmus of the Damned : Car il faut bien finir un jour, le dernier titre est plus prog, plus calme. Il faut bien faire redescendre toutes les émotions par lesquelles cet album nous a fait passé.

Collective Engram : et finalement ce morceau accoustique achève le constat, Fractal Universe a sorti un album qui mérite son passage sur Metal Blade et qui va j’espère les envoyer aux 4 coins du monde.

Membres du groupe
Vince Wilquin – Guitar / Vocals
Hugo Florimond – Guitar
Valentin Pelletier – Bass
Clément Denys – Drums
 
Ville d’origine
Nancy, France
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Le Bruit du renard 2019

Que fait comme bruit un renard ? Du Metal bien entendu ! Alors nous sommes allés vérifier tout cela au Festival du Bruit du Renard à Seloncourt le 31 mai 2019.

Organisé par la ville de Seloncourt, mais surtout par notre Dorine (photographe pour MIFC mais pas que => direction son site), c’est sous un soleil radieux que l’on se présente devant la salle Kuntz pour découvrir un site bien organisé ! Ben ouais, quand tu trouves les chiottes tout de suite, c’est un bon point !!

On installe notre nouveau stand (avec un vitabri prêté par La boite à Flyers) qui sera en cohabitation avec le merch des groupes (qu’on va vendre plus que le nôtre…). L’équipe ce soir, bibi, Mathilde, Laurence à la photo et Stéphanie à … la boisson (ce soir, on lui fiche la paix, elle travaille demain sur le Montbout’son).

Live report : Jérôme / Photos Laurence et Jérôme

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C’est bien installés à côté de la scène qu’on assiste à l’installation de The Maniax. Groupe de Montbéliard bien sympathique avec le bassiste de Fractal Universe ! Le style musical : du Rock’n’Roll ! Et c’est avec le soleil dans la face que commence le groupe, tout bien sappé et avec les lunettes de rigueur pour le chanteur. Début difficile au niveau du son, qui s’améliore tout au long de la prestation. Dommage car le EP du groupe donne bien envie. Là, j’avoue, je suis peu convaincu. Le style Psychobilly du groupe ne se prête pas trop à ce type de conditions, à revoir dans un bar ou une salle fermée. En attendant, on se rattrape sur l’écoute du EP.

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Changement de plateau pour retrouver nos Metalleux de Desybes que je peux enfin voir sur scène !!! Depuis leur release party, je les ai loupés je ne sais pas combien de fois ! Et là, je viens, et que vois-je ??? un membre absent … suis-je maudit ?? Et bien que peut faire un groupe dans ce genre de cas ? Annuler ? Faire sans ? et bien Desybes, lui, met quand même son guitariste sur scène, enfin sa silhouette en carton articulée (ben ouais un hologramme, ça coûte un peu cher), et des bandes enregistrées ! Alors juste pour ça ! Respect !

Et sinon niveau musique, un son pas encore top (désolé ingé son mais c’était pas ta soirée), mais le groupe assure néanmoins. Leur Metal chanté en français, engagé, engageant, réveille le public. Les premiers pogos se lancent timidement. Mais sans aucun doute, Desybes a tout d’un grand, les morceaux s’enchaînent sans faille, ça communique bien ! Le meilleur concert de la soirée pour moi !

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La nuit tombe doucement, on boit, on cause, on rencontre nos « fans » et des têtes bien connues ! Et voilà Van de Rope qui monte sur scène avec, à la batterie, Stéphane (reporter sur MIFC).

Le groupe vient de sortir son premier EP en vinyl dans un style qu’on peut classer comme post Hardcore. Ce soir c’est leur 3ème concert, ils joueront la semaine d’après au FIMU. Le chant hardcore fait son effet sur les premiers rangs, le public répond bien aux sollicitations du chanteur.  Même si je ne suis pas friand de ce style, Van de Rope assure et promet encore de bonnes dates Hardcore.

Il fait bien nuit, de la bière a bien coulé, ben oui ce soir on a quand même 3 brasseurs dont les excellents Terra Comtix, et les thrasheur de Hateful Three montent sur scène pour achever les survivants. Là, on est plus dans ma came musicale, et on peut dire que le Thrash (Punk) dégomme sévère ! Et certains du public s’en donnent à coeur joie niveau pogo, bon ok à un moment ça vire à la baston car un petit gars a trop abusé sur la bouteille et il faut l’intervention d’un géant en kilt pour le calmer !

Le show continue et le groupe continue de frapper dur ! L’influence Nuclear Assault est bien présente ! Le style musical me rappelle les voisins de Defraktor (une belle affiche à faire, tiens…). Le concert se finit assez rapidement mais le public avait peut être sa dose ?

On remballe, on remercie Dorine pour son accueil (repas vegan offert par l’organisation et boissons offertes, c’est tellement rare qu’il faut le noter !) et on lui dit surtout qu’il faut refaire une nouvelle édition ! On ne fera pas le samedi et on loupe encore Undervoid, dommage… Mais on ne peut pas être partout !

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Lac en Zik #11 jour 2

De retour sur le site du LeZ en ce samedi après-midi, la pluie a cette fois bel et bien décidé de s’installer et de compromettre la scène extérieure, qui sera donc abandonnée aux gouttes. Les stands pliants et le grand chapiteau permettent néanmoins de rester dehors et d’abriter la restauration et la buvette extérieure au sec. Le repli à l’intérieur de la salle était déjà anticipé, avec l’installation d’une petite scène accueillante, joliment décorée de tapis et de lights, faisant face à la grande scène à l’autre bout de la salle.

C’est parti pour les concerts dès 18h30, et c’est le groupe Pearl qui a l’objectif d’accueillir les premiers festivaliers du samedi. Haut-Saônois et déjà bien connus, ils ont rapidement du public au contact, dont de fidèles fans de leur pop rock funky et groovy. Maureen au chant et claviers charme les spectateurs par sa voix et son charisme, bien épaulée par 3 musiciens qui assurent. Un groupe en devenir, qui ne cesse de progresser à chaque prestation, et qui lance avec succès la soirée.

Pearl

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Retournement des corps et on se rapproche de la scène B, où ont pris place les membres de Woodleaf pour un show acoustique de très belle facture, un folk rock de qualité qui captive l’audience, rassemblée en demi-cercle et très attentive à ce moment un peu suspendu dans le temps, et joliment mis en lumières dans cette salle qui commence à s’assombrir.

Woodleaf

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Ce moment de douceur (et aussi un bon petit repas pris sur le pouce) bien digéré, et il s’agit de revenir à l’assaut de la grande scène, où trépignent les Lokataires suivants. Ce groupe n’est plus à présenter pour bon nombre de spectateurs, bien qu’ayant maintes fois changé de composition. Il est temps de remuer, de secouer son corps et de donner de la voix, et leur funk fusionnée au reggae et au ska hyper dynamique et festive est efficace pour ça ! Thom saute assez rapidement dans la foule pour entraîner ceux qui le souhaitent dans une grande ronde qui parcourt toute la salle, et la fin de leur set fait bouger le public en transversal de gauche à droite avec une bel engouement. Le concert le plus sportif et fun de ce festival, sans nul doute, avec de nombreux visages souriants ! L’énergie des quatres LoKataires est très communicative, en grande partie grâce à la générosité d’Eddy, au saxo déchaîné et incontournable !

Les Lokataires

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Le temps de reprendre un peu son souffle et de s’abreuver (le micro-brasseur Dan’s Beer est toujours là, fidèle à sa tireuse, qui ne désemplit pas…), et il est l’heure de découvrir le set du groupe Altes, une jeune trio bisontin qui promet un « spectacle complet à base de show lights, sueurs, et émotions à l’état pur ». Leur EP s’intitulant « Broken », on osera dire que malheureusement, plusieurs soucis techniques ralentissent en effet le début de leur set, mais les gaillards ne se démontent pas et absorbent ces petits ennuis pour avancer énergiquement et pour de bon sur le reste de leurs titres, oscillant entre rock et électro, avec une belle présence et occupation de la scène. Encore un set bien accueilli par les festivaliers, encore présents en nombre.

Altes

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Mais la soirée est cette fois bien avancée, et c’est devant un public un peu plus clairsemé que s’installe Blowing Machine. Un one-man band entouré de nombreuses machines électro, mais qui s’accompagne, très curieusement, d’une trompette. Un concept intrigant qui mérite qu’on prête attention à cette dernière prestation du week-end. Un bon équilibre entre mixing et trompetting, qui a le mérite d’apporter un peu plus de vie à ce type de show électro, parfois trop répétitif ou peu démonstratif sur une grande scène. Pari réussi pour Blowing Machine qui a su étonner et conserver un public bien intéressé jusqu’à cette heure tardive !

Un week-end bien rempli donc, grâce à cette succession de 10 formations aux styles variés, capables de contenter les goûts des nombreux participants (environ 1 500 personnes sur les 2 jours), et qui avaient en commun de présenter des sets bien maîtrisés, et entraînants et/ou captivants.

Merci à l’association Aim’Rock et à la Commune de Vaivre, co-organisateurs de cet évènement, pour leur accueil, car en tant qu’exposants, l’opportunité d’être présents sur ce festival est une vraie chance de faire connaître encore plus nos activités, et de toucher un public dense. Rendez-vous à Vaivre l’année prochaine, très probablement, mais peut-être en un autre lieu (la salle habituelle sera peut-être encore en travaux à cette période-là…), nous vous en dirons plus en temps utile !

Blowing Machine

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Smash hit Combo et Rise of the NorthStar – Le Moloco

Dimanche 12 mai, le Moloco proposait de passer la fin de la journée à faire un peu de sport en salle avec un concert hardcore orienté culture geek et mangas. Deux groupes prévus pour l’occasion, et pas du menu fretin. Beaucoup ont répondu à l’appel et c’est dans une salle bien remplie que Smash hit Combo commencent à jouer.

Je ne m’étais jamais penché sur ce groupe avant ce soir, Smash Hit Combo officiant dans un néo-metal à la Pleymo. Le concept n’est pas compliqué : metal moderne et gros breaks avec deux rappeurs qui sautent dans tous les sens, le tout ponctué de samples et références à la culture geek. C’est survolté et la musique est faite pour jumper dans tous les sens, ce qui marche plutôt bien. Dès le début le pit est bien animé, le public enchainant circle pit et pogos dans une bonne humeur générale. Les deux rappeurs apportent un vrai plus en termes d’énergie déployée sur scène. Une bonne partie du public connait déjà bien les paroles et semble conquis par la prestation. Les chanteurs n’ont même pas à expliquer certains moments de participation du public, qui est conquis. Musicalement, les deux rappeurs ont la même voix et les passages chantés ne sont pas super. Mais ce n’est qu’un détail, le principal problème étant le fait que le set se déroule en dent de scie. Les morceaux commencent par une intro pour rappeler le coté geek (le sample de GTA San Andreas par exemple), on envoie du lourd et un gros circle pit, qui se termine au bout d’une vingtaine de seconde pour retomber sur une partie, rappée souvent trop longues. Reste que le groupe dégage une énergie très positive et donne joyeusement de sa personne : les musiciens finissent allongés sur scène ou viennent jouer au milieu d’un circle pit sur le dernier morceau. Le concert était donc bien sympa et c’est tout sourire que le groupe quitte la scène après avoir été longtemps acclamé.

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Après 45 min de pause, les 15 dernières à attendre dans la salle avec en musique de fond du gros rap américain, la tête d’affiche monte enfin sur scène. Le groupe est en uniforme et en partie masqué. Rise Of The North Star, c’est un gros hardcore bien lourd avec des passages rap, une pointe de thrash dans certains riffs et une toile de fond manga. Le combo idéal pour envoyer des patates de forain à ton voisin en concert. Le set est d’abord centré autour du dernier album, avec un jeu de scène original et scénarisé : le back drop représente un samurai en armure, Shi, qui dès le début s’adresse à nous une lueur rouge dans les yeux. Les titres s’enchainent, le pit est déchainé, le jeu de scène bien travaillé, le groupe ayant une sacrée énergie sur scène et un frontman plutôt théâtral. Le face à face avec le samurai sur le morceau Kozo est bien tourné, de même que l’alternance du chant sur All For One. Les effets lumières très dynamiques, intégrant le personnage du fond, renforce la violence et l’énergie de la musique. Les titres sont marquants pour leur lourdeur (en témoigne les nombreuses moshparts) ou leurs refrains fédérateurs, chantés par une grosse partie du public. Au milieu de tout ça, une petite reprise de l’intro de Blind de Korn. Le tout se termine par un Samurai Spirit sous une pluie de confettis pour un effet fleurs de cerisiers. Le groupe sors de scène et un technicien enlève les panneaux latéraux avant que le rappel ne commence. Exit le samurai, le backdrop change pour l’ancien et le groupe joue quelques titres plus vieux, mais aussi plus rentre dedans. La guerre au sein du public reste totale, circle pit et wall of death sont parfois improvisés sans signe apparent du groupe, beaucoup de slammeurs montent sur scène. Les breaks bien lourds et les riffs thrashy ont un effet direct sur l’attraction pied-bouche dans la fosse.

Le concert se finit alors que le soleil se couche et quand on sort de la salle, on peut voir sur le visage de certains la qualité du concert de ce soir. Le quota de violence est largement atteint pour ma part, pas trop besoin de réfléchir en écoutant de la musique. Et cet horaire de concert est quand même bien pratique, la salle étant comble ce soir. Le Moloco saura surement nous régaler une nouvelle fois l’an prochain, merci à eux et à Yannick pour les photos.

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