Narthraal – Chainsaw killing spree

Nom du groupe

narthraal

Album

chainsaw killing spree

Label

INVERSE RECORDS

Date de sortie

2016

LA NOTE
7/10

Ce deuxième EP du groupe de death métal islandais Nartrhaal contient deux morceaux intitulés « Million Graves To Fill » ainsi que « Descent Into Darkness ».

Il débute sur le bruit d’une tronçonneuse qui démarre. Puis la musique commence et une phrase mélodique se fait entendre. Phrase mélodique qui sera d’ailleurs répétée tout le long du morceau, parfois accélérée, parfois ralentie, mise à la tierce ou encore doublée par une autre guitare, mais aussi accompagnée d’une autre phrase qui va subir le même sort. Tout le morceau est basé sur ce jeu d’alternances et de répétitions, sauf ce qui concerne le chant, et cette partie où la guitare lead décide d’entrer en euphorie et de ne faire que des doubles croches. La guitare rythmique, la basse et la batterie restent sur la base d’un morceau métal.

Pour ce qui est du deuxième titre, il suit à peu près le même schéma et les mêmes codes tout en nous criant joyeusement «  You will die ! ».

Cependant une chose me trouble : l’Intro, qui me fait bizarrement l’effet d’un vieux morceau de rock américain sur lequel je n’arrive pas à placer de nom mais qui me semble pourtant plutôt connu.

Même après de longues recherches la seule chose qui arrive à s’en approcher est le célèbre générique de « C’est pas sorcier » mais je sais parfaitement que ce n’est pas le morceau que je recherche. Oh je vous en prie si vous savez de quoi je parle faites-le moi savoir.

Membres du groupe
Viktor Peñalver: Vocals/bass
Birkir Kárason: Guitar
Jónas Haux: Drums
Tony Aguilar: Guitar
 
 
Ville d’origine
Hafnarfjörður
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Mhönos – LXXXVII

Nom du groupe

mhönos

Album

lxxxvii

Label


Zanjeer Zani Productions

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.5/10

Cet album de Mhonos nous plonge petit à petit dans une atmosphère profonde de désespoir.

Tout est très lent,la guitare, la basse, la batterie, notre cerveau s’habitue à ce rythme qui se répète sans cesse et s’en acclimate, le suit dans cette euphorie. On se laisse aller sans savoir et malgré le fait que tout se répète, le morceau change et n’est pas monotone.

Mais la violence fait son apparition très brusquement, le calme se rompt, tu ne comprends pas et une frayeur te parcourt le corps pendant quelques secondes. Cet effet est si marquant.

Pour un autre morceau, cette violence est présente par de soudains coups aux instruments qui suivent un rythme très précis.

Alors l’album se fait tantôt calme, tantôt brutal et se poursuit de cette manière en variant à chaque fois angoisse et apaisement, moments tendus et de relâchements.

Tout est fait pour rendre cette musique oppressante, des effets étranges et une respiration sinistre se font entendre. Une voix de zombie qui rend les paroles totalement incompréhensibles. Personne ne pourrait s’endormir sans faire de cauchemars après avoir entendu ceci, ce qui est signe d’une très bonne réalisation.

Ce n’est, bien entendu, pas de la musique qu’il faut écouter pour le plaisir des mélodies, des riffs ou encore des solos que l’on peut faire avec nos instruments, mais pour la sensation étrange qu’elle nous laisse chaque fois que nous pourrons l’entendre.

Membres du groupe
Frater Alexandre – Frater Erwan – Frater Nehluj – Frater Nikaos – Frater Samuel – Necropiss.
 
 
Ville d’origine
Rotomagus
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Faction Senestre -Civilisation

Nom du groupe

faction senestre

Album

ta civilisation

Label

Zanjeer Zani prod

Date de sortie

2018

LA NOTE
3.7/10

Cet EP est difficile d’approche. En fait, je ne sais quoi en penser mais je vous vois venir, écoutez-le et vous comprendrez dans quel état d’esprit je me trouve actuellement.

Une seule et unique piste audio de 25 minutes qui est cependant séparée en 4 parties différentes … enfin pas si différentes au final. Alors ce sont des morceaux très ambiants, spirituels… Créés avec des sons très métalliques de cloches ou autres, mais à aucun moment on n’entend d’instruments de musique « réels » à part la voix si vous la considérez comme tel. Parlons de la voix, qui ne chante pas mais parle, comme un orateur dans un rituel qui répète sans cesse la même chose :  » Ta civilisation est en péril, je le prédis et tu t’enfuis ». Ma réponse est : « et encore un qui se prend pour le messie ». Plus sérieusement, à la base j’apprécie ce style de musique qui te plonge dans un univers étrange et propre au groupe, mais là, ça s’apparente presque à du bourrage de crâne et de l’hypnose. C’est dérangeant, et encore plus lorsque tu entends des phrases très connotées du style « Ton plus grand malheur est ce que tu appelles bonheur, ce qui te fait jouir est ce qui te fera mourir » … Vraiment ?

Plus techniquement, selon moi, les morceaux n’ont pas une grande musicalité, tout est superposition de sons qui font mine d’être différents, tellement  spirituels et philosophiques. À un moment, tout se mélange et on n’entend plus que du bruit, même la voix se fait recouvrir. On ne sait pas si tout est fait sans se poser de questions et sans se soucier de faire un beau morceau, ou si tout a été réfléchi. Au final leur musique est assez décalée, elle met directement mal à l’aise et n’attire pas son auditoire, quelque chose que (presque) personne ne comprend et qui du coup se renferme sur lui-même par sa propre volonté.

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KLEE project – Living in confusion

Nom du groupe

Klee project

Album

live in confusion

Label

uap music

Date de sortie

novembre 2018

LA NOTE
7.5/10

Aujourd’hui je vous présente un groupe plutôt rock que métal.
Il me fait penser aux groupes de vieux qui se redonnent la pêche, et qui nous la donne aussi ! En fait c’est clairement ça, mais c’est marrant.
On retrouve tout l’attirail des blousons et bottes en cuir, cheveux longs avec un bandana. Et dans leur musique, une voix éraillée, des riffs qui marchent du tonnerre, une batterie rock classique mais indémodable avec quelques variantes sympas et une basse bien lourde pour parfaire le tout.
Sans oublier le solo de guitare présent à tous les morceaux.
Tout est très propre, clair, l’enregistrement est impeccable.
Cependant …
Tous les morceaux ont la même structure ou presque.
Trop souvent ils se ressemblent et se mélangent alors finalement aucun ne sort vraiment du lot sauf peut-être le dernier, bien choisi, pour clôturer cet album.
J’ai l’impression que l’on ne sort jamais de la même tonalité un peu comme AC-DC (désolée pour les fans), mais au moins si vous aimez AC-DC sachez que ce groupe vous plaira aussi certainement !
Pour ma part c’est à partir du 4ème morceau que je me suis dit « ça commence à devenir répétitif quand même » imaginez donc les 7 autres qui m’attendaient. Et ce qui est d’autant plus dommage, c’est que plus je l’écoute plus je trouve ça monotone.
Enfin donc mon conseil est d’écouter cet album lorsque vous êtes en dépression afin qu’il vous remonte à bloc.

Membres du groupe
Roberto Sterpetti
Chicco Gussoni
Lorenzo Poli
Daniele Iacono
 
 
Ville d’origine
Rome
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Skinned – Shadow Syndicate

Nom du groupe

skinned

Album

shadow syndicate

Label

xenokorp

Date de sortie

mai 2018

LA NOTE
6/10

Skinned est un groupe qui je pense, et c’est bien dommage, ne sait pas mettre ces atouts en avant. Alors on se retrouve avec un album de dix morceaux qui se ressemblent et qui nous lassent. Pourtant si nous tendons l’oreille on remarque bien plusieurs gammes de guitare différentes pour chaque morceau mais recouvertes par tout le reste. Et, finalement, nous n’avons aucune mélodie qui se démarque, rien qui ressort du titre, rien d’addictif qui me donnera envie de réécouter cet album encore et encore.

Bien souvent les intros et outros ne me semblent pas assez travaillées, c’est juste « on commence » puis « on arrête », c’est trop brut. Après vous me direz comment reprocher à un groupe de death d’être brutal ? Je vous répondrais que la violence n’est que plus belle lorsqu’elle n’est, non pas physique, mais morale. Cependant si votre but unique est de se lancer dans un pogo d’enfer je pense que ce groupe vous conviendra certainement.

Enfin ce qui me dérange ici est ce que je me suis permise d’appeler  » un groupe consanguin ».

Je vous explique, lorsqu’un groupe est formé de membres écoutant uniquement du métal et ne jure que par ça, cela nous donne un groupe consanguin. Ne cherchant pas ailleurs leurs inspirations ils n’ont rien de particulier, toujours le même mode à la guitare, le même rythme à la batterie. Et puis, la consanguinité, c’est mal.

Bien sûr tout n’est pas blanc ou noir, alors j’ai noté trois morceaux qui pour moi se démarquent des autres.

Le premier Wings of Virulence pour l’apparition d’une partie de piano très réussie.

Le second As their bodies fall par ce côté très crade et « mal enregistré » donné dès le début avec la ligne de basse seule en intro (intro qui se démarque enfin des autres), et puis cette batterie, qui me semble être la seule enregistrée correctement, nous perd avec un rythme impossible à retenir : une fois dans le temps, l’autre en contretemps.

Et enfin le mieux réalisé est le morceau uniquement instrumental Black rain, même si je n’ai aucune raison concrète à vous donner maintenant.

Ce groupe est bien sûr très pro, mais il manque une certaine flamme à mon goût

Membres du groupe

Greg Keenan – Bass

John Meyer – Vocals

Travis Weickum – Guitar / Vocals

Connor McLaughlin – Drums

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Fading Bliss – Journeys in Solitude

Nom du groupe

fading bliss

Album

journeys in solitude

Label

malpermesita

Date de sortie

mai 2018

LA NOTE
8.6/10

Le titre de cet Album « Journeys in solitude » s’explique pour moi de manière très simple.


On s’enfonce dans cette musique les écouteurs aux oreilles, on rêve, et vite les heures défilent. Plus rien n’existe autour. Alors tu passes ta journée seule. C’est un voyage. Des vagues d’un océan qui te berce jusqu’à la chaleur extrême du désert. Le groupe se permet même un petit détour en forêt en reprenant « A Forest » de The cure, une reprise appropriée dans le style du groupe. Et pour appuyer encore plus l’idée de voyage, des bruits de vague qui s’échouent sur le sable, de vent qui souffle s’invitent en début et fin de certains morceaux comme « Ocean ».


On se retrouve dans une ambiance très apaisante, mais aussi parfois oppressante comme dans « Désert ». C’est une véritable immersion dans l’univers du groupe.


En écoutant cet album ce sont les années 90 qui me reviennent, l’époque béni du Gothic Doom qui a vu naitre des Type o Negative ou bien encore Paradise Lost. Le voix féminine fait tout de suite penser par contre à Theatre of Tragedy


Tempo lent, quelques belles mélodies à la guitare, et puis cette voix … cette voix de femme que j’adore. J’ai souvent l’impression qu’elle chante dans une église, comme celle de la pochette de l’album. Alors elle me plait encore plus. On remarque aussi quelques effets, de radio, par exemple, ou bien encore un autre comme si on entendait les accords de la guitare arrivé avant, une espèce de reverse. C’est spécial mais bien géré.

Enfin encore une raison pour laquelle je ré-écouterais ce groupe, c’est à nouveau cette beauté qui s’en dégage, pour une fois je ne ferais pas une chronique trop longue, car il y a des albums qui se vivent. Celui là en fait partie.

Membres du groupe
Vocals: Mel & Dahl
Guitars: Kaz
Bass: Arnaud
Drums: Michel
Synth: Julburn
 
 
Ville d’origine
Liège, Belgium
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