« Soirée Métal du Cul » avec Assigned Fate + Tallulah + Desybes

Salle CATERING CAFE MUSIC (Héricourt-70) – Samedi 20 avril 2019

« Soirée Métal du Cul » avec Assigned Fate + Tallulah + Desybes

 

Me voici de retour, pile poil 7 semaines après le dernier triple concert, au Catering Café, pour un nouveau rendez-vous, au nom étrange… Soirée Métal du Cul…et à l’affiche bien alléchante. A Métal in Franche-Comté, on connaît forcément les groupes métal de la région qui ont du talent, et cette brochette-ci en fait partie, sans nul doute ! Alors aucune hésitation, direction Héricourt pour faire honneur à l’invitation de l’association Pulse, aux commandes de l’évènement.

Comme d’hab, l’accueil est au top, avec déjà une belle affluence à l’extérieur dès l’ouverture des portes. Bon, le coup de la croix verte au marqueur sur la peau en guise de preuve d’entrée méritera le (seul) mauvais point de la soirée, parce que, diantre, qu’est-ce qu’il puait fort et tenait bien ce marqueur !! Heureusement que l’odeur des métalleux en transe et houblonnés est vite venue masquer cet arôme beurkisant … 😉

Dès 21h15, Assigned Fate, tout droit venu de Pontarlier, envahit la scène. Sous un nouveau line-up, ils démarrent direct les hostilités. Avec l’arrivée de Tik au chant, en complément avec Seb, ce sont toujours à 6 qu’ils essaient de se caser tous sur la scène. Et pour « cause de reproduction » du drummer officiel, c’est Shine qui officie avec eux à la batterie sur quelques dates. Pour éviter de trop se marcher sur les pieds, Seb et Tik quittent bien souvent le front de scène pour se plonger dans le public ou grimper sur les chaises et le comptoir, faisant monter, et leur carcasse remuante, et  l’ambiance plus qu’amicale qui règne déjà ! Un bon set de 50 mn, retrouvable en grande partie sur leur album éponyme, sorti en octobre dernier, qui fait bougrement effet sur l’audience bienveillante ! Car, comme ils l’ont dit si bien, et ça aurait été dommage que je vous prive de cette citation, « on n’est pas là pour entendre péter les limaces » (oui, il fallait le savoir, les limaces pontissaliennes ont un transit très délicat propice aux flatulences, une histoire de climat paraît-il, mais passons…).

Une petite trève pour changement de plateau, bisoutages de potes et remplissage de godets, et on y retourne bravement, car c’est Tallulah qui enchaîne. Le groupe belfortain, lui aussi, a connu des changements de line-up en 10 ans d’âge, pour aboutir à la config actuelle à 5, qui balance un set intense, avec des titres bien compacts et percutants. Ils n’hésitent pas à inviter leurs acolytes du soir sur scène pour quelques featurings, et pour le « Jan Lyz’s moment » où la fameuse organisatrice, (unanimement célébrée et remerciée tout au long de la soirée) passera un titre entier sans pouvoir poser un pied au sol (c’était le challenge, brillament remporté !), embarquée sur une reprise de Machine Head menée par tous les chanteurs des groupes du soir !

Très peu de répit dans cette soirée remuante, et c’est déjà au tour de Desybes de (re)prendre place sur scène. Les titres sont très rapidement repris par le public composé de nombreux fans (on rappelle que Desybes chante en français ! Ça aide pour hurler leurs textes incisifs et convaincants !), ça pogote sévère, même à cloche-pied pour les plus warriors, et c’était bon de vivre cette belle symbiose sincère, comme le Catering sait si bien la provoquer !

Je ne sais pas comment ils ont tous fini cette soirée, il y a sûrement des dossiers qui traînent, on se contentera d’imaginer ! Bravo à Pulse et un grand merci au Catering Café, pour savoir réunir les talents régionaux qui le méritent. Ils seront tous sur scène prochainement sur d’autres dates et festivals, courrez-y et oubliez les limaces… !

Crédit photo et report par Steph
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Jäger Blaster (release party) + Armaniak + Ølten au Catering Café

CATERING CAFE MUSIC (Héricourt-70) – Samedi 2 mars 2019

Pour ce WE bien occupé avec Métal in Franche-Comté, après la Release Party organisée à l’Antonnoir de Besançon la veille, avec les jeunes tRuckks et les vieux Hellbats, direction Héricourt en ce samedi soir pour une seconde Release Party.

C’est dans l’antre animé du Catering Café que se sont donné rendez-vous 3 groupes : Jäger Blaster qui fête son 1er album, a choisi de s’entourer d’Armaniak , groupe de Belfort, et d’Ølten, trio suisse venu en voisin (et comme ils ont bien fait de traverser la frontière!). Prêts pour la dégustation ?

« 1 de 2 »

Pour l’apéro, c’est Armaniak  pour tout le monde ! A 5 sur scène, le groupe est au complet, alors que ma dernière confrontation avec eux s’était faite sans chanteur, et donc en instrumental, au pied levé. Ils proposent un heavy rock-stoner, plein de fuzz et de bondissements de chanteur, le pied de micro ne tient pas beaucoup en place, et le public non plus. Avec déjà 2 EP à leur actif, et de nombreuses dates de concert, Armaniak aime la scène, qui semblait un chouille trop petite pour eux cinq, ça se voit et ça s’entend. Un set bien homogène (peut-être presque trop ?), maîtrisé, qui trouve une belle apogée avec un dernier titre qui sort du lot, où ils se lâchent totalement.

Armaniak

« 1 de 3 »

L’appétit bien aiguisé par ce premier groupe, le public, présent en nombre, délaisse les cheminées, le bar et l’expo photos-peintures d’Elise Gessier dès que Jäger Blaster monte sur scène. L’occasion de retrouver Jeff, en pantalon pour cette formation ! (NB : pour ceux qui n’avaient pas fait le rapprochement, on peut le croiser aussi en kilt au micro des « Korrigan’s Celtic » (tout comme Nico à la basse aussi d’ailleurs !), ou en solo mode bayou sous « Fat Jeff »), Nicolas à la basse et Maxime derrière les fûts. En guise de place de résistance, le trio bisontin a prévu du lourd. Existant depuis 2013, il délivre du post-hardcore stoner, avec des riffs bien pensés et convaincants, et présente notamment les titres de son 1er album, « Introspecta », fort de 7 longues plages, faisant suite à 2 EP (en 2014 puis 2016). Un son progressif, évoluant dans une ambiance sombre et lourde, passant du calme au dynamique, avec un chant puissant mais mélodique. Un public bien conquis, voire carrément amical, au sein de ce lieu musical où les habitués sont fidèles.

Jäger Blaster

« 1 de 3 »

Dès lors, on pouvait déjà se réjouir d’avoir été présents pour ces deux concerts. Mais il aurait été dommage de se priver du dessert surprise qui attendait, tapi en coulisses… J’avoue que, suffisamment convaincue par l’annonce des 2 premiers groupes déjà appréciés sur scène plusieurs fois, je n’avais pas pris la peine de découvrir au préalable l’univers d’Ølten, me contentant du descriptif enjôleur de « post sludge – CH» présent sur le flyer de la soirée. Bon là, on ne parlera pas d’île flottante au caramel ni de cerise sur le gâteau, c’est bien trop léger et sucré…il faut plutôt aller chercher des fruits de la trempe de la châtaigne ou du marron, car ça va cogner sévère. Ingénument posée tout devant la scène, c’est un véritable mur de son que je me prends de face, mais pas question de reculer…Ces 3 Suisses (basse, batterie, guitare et un peu de claviers) ne sont pas là pour blaguer, mais pour déferler telle une secousse sismique. Loin d’être brutale et effrayante, leur musique, purement instrumentale, jouée FOOORTE, est juste « brute », au sens originel du terme, et pourtant chargée d’émotions, lourdes, remuantes, déstabilisantes mais étrangement, elle fait un bien fou ! Je crois ne pas avoir été la seule à avoir été captivée (capturée ?) et embarquée dans ce maelström sonique si riche. Sans paroles, difficile de savoir ce qui les met dans cet état pour nous mettre dans cet état, mais finalement, peu importe, c’était juste booon ! Je crois avoir compris ce que voulait dire post-porn sludge, ou en tout cas, disons que je sais ce que ça provoque… Je ne peux que conseiller de guetter leurs prochaines dates d’ear[th]quake, et d’y aller…bravement !

Un grand bravo et merci au Catering Café et à l’asso Stoner Dissonance pour l’organisation de cette date énorme ! L’accueil y est toujours chaleureux, et la prog trépidante !!

Ølten

« 1 de 3 »

Report par Steph
Crédits photos Nico Light

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Toybloïd vs Dead End au Bar de l’U

Le Bar de l’U (Besançon-25) – Vendredi 1er février 2019

Toybloïd vs Dead End

En Gascogne, on dit que « Si février ne sévit pas, tout mois de l’an ennuie.  ! ». Au vu de la programmation du 1er février au Bisontin Bar de l’U, Bad Obsession Prod a dégainé direct, alors ça promet pour les mois à venir en 2019 ! On ne s’ennuiera pas devant nos scènes.

Car ils ont pris la très très bonne initiative d’inviter Toybloïd à visiter Besançon pour la première fois, et j’ai craint fortement que le Bar de l’U ne soit pris d’assaut. Mais heureusement, on a pu entrer et profiter de ce concert dantesque. Accompagnés de leurs potes Dead End, tout droit venus de Strasbourg pour les accompagner sur 2 dates, après déjà 3 passées à leur chauffer la scène, ils ont enflammé la scène du bar. Les murs ne sont pas tombés, le sol n’a pas craqué…tant mieux !

Ce sont donc les quatre gars de Dead End qui sont chargés de lancer l’ambiance vers 21h30, dans une salle déjà bien remplie. Originaires d’Alsace, ils ont gagné le droit de partager la scène avec Toybloïd sur plusieurs dates, signe que le courant passe bien entre eux, et ça se voit. Sur une base de punk, de rock, de punk-rock quoi, et de pétages de corde en série, ils font grimper la température et remuer les premiers rangs très rapidement. Sur des sujets aussi variés et enjoués que peuvent l’être le suicide, la maladie ou la vieillesse (ben ouais, Life is a Dead End…), ils nous mettent pourtant la patate (sans la cancoill’) et se révèlent une découverte plus que sympa. A bout de cordes et de temps, ils passent alors le micro aux riot grrrls et leur batteur.

Dead End

Bon, je ne vous cache pas qu’avoir l’opportunité de côtoyer de si près le trio parisien dans un petite salle du coin me réjouissait depuis ma surprise de l’annonce de ce concert. Parce qu’après avoir découvert le combo sur les terres de Jussey grâce à Music’En Brousse en 2016, et avoir eu une seconde chance de me prendre leur set en pleine face à Landresse, lors de la Guerre du Son 2018 (la photo où ils brandissent notre cher drapeau MIFC sur scène, vous vous en souvenez ?), je ne m’imaginais guère comment ils allaient se contenir sur une si petite estrade au plafond si bas. Toybloïd a de l’énergie à offrir et a besoin de contact ! Beh il y en a eu…

Revenus à un look plus rock (oui parce que la tenue débardeur-short orange, bon ben …bref, de tout façon il faisait trop frais pour la ressortir et tant mieux ;-)…), les voilà qui grimpent sur scène. Madeleine arbore le T-Shirt de Métal in Franche-Comté, et on ne boude pas notre plaisir de voir qu’ils soutiennent encore ouvertement et pleinement notre asso ! Le set aussi est totalement renouvelé, composé essentiellement de nouveaux titres (le nouvel album, « Modern Love » n’est encore pas sorti, il va falloir être patient, et guetter à la rentrée les futures dates de release tour…), mais quelques titres (tubes?) de leur premier album permettent aux fans présents de donner de la voix avec elles, ou de compter brillamment 1,2 3, 4 !. Sur « If you Dare », c’est l’ami Dom qui lance le plus fort les premiers mots du refrain, et qui gagne le droit d’emprunter le micro de Lou pour quelque temps ! Une nouvelle preuve que les Toybloïd aiment partager leur kiff de jouer avec leur public. Et comme l’envie de venir au contact est systématique, Lou n’hésite alors pas à grimper sur un retour, puis sur un bout de comptoir (bondiou de plafond trop bas :-p). Le bain de foule en slam n’étant pas possible cette fois-ci, c’est grimpée à califourchon sur les épaules d’un ami que je garderai anonyme (mais qui n’était pas peu fier quand même !) que Lou fend le public sur quelques mètres, tandis que Madeleine et Greg restent coincés sur l’estrade.

Toybloïd
« 1 de 2 »

Comme d’hab, un show survolté, où les verres de Chartreuse ont durant quelques instants bien secoué les rockeuses enthousiastes, mais il en faudrait plus pour les perturber, parce que ces trois-là ont le surtout le feu de la scène dans les veines ! Et à Métal in Franche-Comté, tout comme chez Bad Obsession Prod et le Bar de l’U, je crois qu’on aime vraiment ça ! Bonne continuation à ces deux groupes, et vivement qu’ils reviennent faire trembler nos terres… Yeaah yeahh, ouuh yeaah !

Report par Steph
Crédit photo Nico Light

 

Concert organisé par Bad Obsession Prod au Bar de l’U à Besançon (25)

Publication associée :

[LIVE REPORT] Ce fut la Guerre du Son ! Carnet de campagne jour 1

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Corosteler au Simpsons’s Pub

Le Simpson’s Pub (Courchaton-70) – Samedi 26 janvier 2019

Corosteler

En cette fin janvier, il y avait pour moi au moins 2 bonnes raisons d’aller festoyer à Courchaton, celle de retrouver sur scène après une (troooop) longue absence sur scène le duo Corosteler et son univers notable, et celle de découvrir enfin le caf’conc’ qui a émergé au sein de ce petit village au nom charmant, et qui annonce régulièrement ses évènements rock tentants…Alors, viiiite minouu, en voiture !! En (seulement) 30 minutes pile depuis la sortie de l’agglo vésulienne, arrivée à Courchaton, tout illuminé de vert simpsonnien. En plein coeur de l’hiver, il fait trop sombre pour apprécier la déco extérieure, et trop frais pour s’en soucier, mais dès que l’on entre dans l’antre, la déco intérieure vrombissante et bourbonnante vient très vite réchauffer l’ambiance. Aux premiers coups d’oeil, le Simpson’s Pub, c’est avant tout une impressionnante collection de bouteilles carrées de tout format de l’ami du Tennessee à l’étiquette noire et blanche (voir un extrait en photo ci-dessous). Mais c’est aussi un cadre chaleureux, qui a consacré une belle surface à une scène toute équipée, signe que les concerts y sont bienvenus, et ça, c’est une bonne nouvelle étant donné le faible nombre de caf’conc dans notre département. Pas de doute, ça ne sera pas la seule fois où je viendrai avec plaisir à Courchaton, et je vous invite à en faire de même.

Passons au son, et même à l’image, car si vous connaissez déjà Corosteler, vous savez que leur univers ne se réduit pas aux notes, loin de là. Sur scène, trônent les dernières créations de NiottProd’, sculptures totem et pieds de micro métal, sur fond de vidéos qui posent définitivement le style inimitable du duo de post metal indus. En deux sets, lancés par leur nouveau chauffeur de salle prometteur, les Coro nous offrent un vaste aperçu de leur tout prochain album (si si si, ça y est, la sortie est imminente, enfin!) et des retrouvailles avec des titres plus anciens et issus de l’album « Vestiges » (je vous invite à aller lire ou relire la chronique qui en avait été faite à l’époque, http://www.metal-franche-comte.info/?s=corosteler). J’aurais personnellement aimé encore un peu plus de volume et de décibels, pour que la musique nous emporte encore plus loin, mais heureusement, elle était plutôt sublimement mise en image sur grand écran. En 2019, les deux compères de Corosteler  réussissent leur retour scénique, qui aurait néanmoins mérité plus vaste audience. Alors ne ratez pas leur prochaine occas’!

Metal in Franche Comté vous reparlera sans nul doute du nouvel album en temps voulu ! En attendant, n’hésitez pas à emprunter la D18 pour découvrir ou soutenir régulièrement ce pub de passionnés, qui encourage et met en valeur les talent locaux, ces lieux si rares qui ont besoin de chacun de vous pour s’épanouir ou même survivre ! Rock on !

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Les agités du Local #2, le forum

Salle Polyvalente (Vaivre-et-Montoille-70) – Samedi 17 novembre 2018

Les Agités du Local #2 et son forum musical, avec DILF on the Beach, Inner Sun Project, Bonye & Klyde et The Fre3 Bastards

 

L’association Aim’Rock organisait le 17 novembre dernier la deuxième édition de son évènement de l’automne, « Les Agités du Local ». La date était fixée depuis longtemps, sur proposition de la commune de Vaivre-et-Montoille, aux portes de Vesoul, et au même lieu de rendez-vous que pour la session annuelle du Lac en Zik en mai. Mais la concurrence était rude ce week-end, sans compter les évènements nationaux et les menaces de blocages de routes… Le genre de facteur extérieur contre lequel on ne peut pas faire grand chose…Cependant, même si certains exposants n’ont pas venir jusque là, le forum musical qui était organisé en même temps que les 4 concerts proposés a permis de réunir de nombreux artisans et acteurs du monde musical local, offrant au public une panoplie étendue de talents. Etaient notamment présents : CG LUTHERIE (luthier) ; CRASH DRUM CUSTOM (fabriquant de caisses claires) ; GUITARE NOVO (luthier) ; SILVERE GRAVELIN (fabriquant de pédales d’effet) ; L’ECOLE DE MUSIQUE PHENIX (piano, chant, éveil musical, sonothérapie) ; LA CAVE AUX SONS (cours de guitare, basse, batterie et studio d’enregistrement) ; THEO VITTE (cours de guitare) ; VESOUL MUSIQUE (cours de guitare, basse, piano, clavier) ; LE CENTRE INFO JEUNESSE (pour ses dispositifs d’accompagnement artistique) ; ECHO SYSTEM (scène de musiques actuelles, de Scey-sur-Saône) ;  UNISSONS – collectif d’associations organisatrices de festivals ; et votre serviteur, METAL IN FRANCHE-COMTE (webzine musical). Ainsi que plusieurs vendeurs, dans le cadre de la Bourse aux Instruments et aux Disques. Tout ce petit monde occupait une grande partie de la salle, et faisait face à la scène où se sont succédés, tout au long de l’après-midi et de la soirée, 3 groupes locaux répétant au local de répétition géré par Aim’Rock, à Echenoz-la-Méline (70), puis les Belfortains de The Fre3 Bastards pour clôturer cet évènement.

C’est le trio DILF on the Beach qui a lancé les concerts en fin d’après-midi. Tout jeune groupe, constitué d’un chanteur-bassiste (qui étrennait sa tenue de scène, non homologuée mais néanmoins validée), d’un guitariste et d’un batteur, mais tous trois déjà croisés maintes fois sur scène sous d’autres line-up, ils égrainent leur rock « sexy et torturé » devant un public encore un peu mince et timide, mais attentif.

Après un intermède qui permet de vagabonder de stands en stands, (ou de buvette en restauration !), c’est au tour d’Inner Sun Project d’ouvrir son univers aux auditeurs. Seule en scène, Nadège dévoile ses textes et sa musique, un set piano-voix calme et lumineux, où elle n’hésite pas à expliquer chaque chanson et ce qui l’a inspirée. Un projet à suivre, mais peut-être dans des lieux plus intimistes, avec moins d’enfants remuants, et plus d’attention et de proximité…

Dernier groupe du local à se produire ensuite, le duo Bonye & Klyde. Dans ce combo, Rose et Joce proposent une relecture acoustique de certains titres de leur autre groupe, Ephedryne, beaucoup plus vitaminé et électrique. Mais sous cette forme, et éclairés de cages, non pas à oiseaux, mais à ampoule, les textes et la voix prennent une autre ampleur, et gardent néanmoins tout leur engagement… ça sort des tripes, pas de doute… Ou comment aller du métal au rock acoustique, en mêlant sentiments et expressions des tensions intérieures.

Enfin, pour la première fois dans le cadre des Agités, la scène est alors empoignée par un groupe ne fréquentant pas le local de répétition : The Fre3 Bastards, trois gaillards venus de Belfort, en bravant les aléas des routes de ce jour-là. Leur rock incisif, énergique et un poil groovy quand même, convainc les participants qui avaient eu la bonne idée de rester pour cette fin de soirée. Non sans mal, ils réussissent enfin à faire se masser le public au plus près de la scène, après plusieurs suppliques de rapprochement ! Les Agités commençèrent alors (enfin) à bien porter leur nom, avec  headbangs et autres remuages de pieds en rythme et entrain.

Avant l’ouverture de la scène aux musiciens motivés pour taper le bœuf, il est à noter que Metal in Franche Comté a fait le bonheur des 10 heureux gagnants de la tombola qui était organisée, en octroyant des lots plus sympas les uns que les autres, avec mention spéciale au décapsuleur mural hellfestesque ! (à répéter trois fois, si tu peux !). C’est sur cette scène ouverte, où se sont succédés plusieurs musicos en pleines impro rock que s’est achevée cette seconde édition des Agités, qui, à n’en pas douter, a malheureusement pâti des blocages et des engagements extérieurs. Bien dommage que le public n’ait pas été plus nombreux, gageons que le contexte sera meilleur l’année suivante pour la (peut-être?) prochaine édition…Alors un grand merci à Aim’Rock et à son équipe de bénévoles pour l’organisation et l’accueil, et pour ces belles rencontres constructives des acteurs locaux de la scène musicale haut-saônoise.

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Halloween Rock Party 2018 au Moloco

Moloco (Audincourt-25) – Mercredi 31 octobre 2018

Halloween Rock Party 2018, aec JC Satàn, The Devils, La Pietà & Blindness

Traditionnellement fin octobre, la fête d’Halloween nous apporte bonbons et monstres en tout genre. Au Mocolo, elle apporte aussi du gros son et des créatures étranges et réjouissantes, y compris sur scène… C’était ma seconde Halloween Rock Party dans l’antre, et d’emblée dans la salle, le ton de la soirée est donné : l’équipe Square Concept en charge de la décoration a fait un boulot de dingue. Point de Jack’O Lantern, mais des nuées de fantômes, de voilages, de pendus, et autres bestioles de la nuit se baladent parmi les cercueils et corbeaux en fond de scène. Le public n’est pas en reste, nombre de zombies, défigurés, sorcières et sans-visage s’y faufilent.

Le premier groupe à monter sur scène est Blindess. Ce duo de frangins vésuliens, en basse-batterie, assène un punk hardcore décomplexé, du noise rock direct dans ta face qui promet une soirée forte en décibels et en uppercuts auditifs. Qui a dit que les cimetières devaient rester silencieux… Environ 2 mois et demi après leur dernier concert à la Guerre du Son (Landresse-25), ça a bossé dur, ça se voit et ça s’entend. Leur set de 30 mn est devenu une vrai boule d’énergie compacte, et pourtant bien carrée (et ouaiiis, amis mathématiciens, ça peut exister !). La salle, pourtant déjà bien pleine, n’a pas encore lancé les hostilités à coup d’épaules, mais ne perd pas une miette de la prestation des 2 frères.

Pour le deuxième acte, place à La Pietà et sa croix brisée en led, et à la découverte en ce qui me concerne, aucune idée de ce qui m’attend,,. Ce sont 2 Batmen qui occupent la scène, l’un derrière ses machines et batterie électronique, l’autre à la guitare, et une frêle silhouette masquée les rejoint. Bon alors, frêle, c’est purement descriptif, car la gaillarde a du tempérament, et on oublie vite cet adjectif, elle incarne tout le contraire. Sur des beats très électro, survoltés par des distorsions rockpunk, elle ne tarde pas à balancer sa rage, par ses textes incisifs, parfois longs, mais c’est qu’elle a beaucoup à dire !, enfin, à hurler, à dénoncer, à avouer…Se qualifiant elle-même de « la moins féministe de la terre », elle appelle même le public de monstres à l’insulter, en vain… Elle termine son set de bitch punkrap par un bain de foule, incitant à une chorale et ronde improvisée autour d’elle sur son titre-phare rudement efficace , « La Moyenne » (en écoute notamment sur la compil des Inouïs du Printemps de Bourges 2018). Comme elle aime à le dire, elle n’était « pas là pour plaire, mais pour déranger », et les oreilles les plus chastes ont pu être heurtées, au vu de certains échanges de regards ou sourires gênés ! Pari gagné !!

A la mi-temps, après quelques déambulations parmi les zombies de la soirée (le stand de maquillage ne semble pas désemplir!), on se prépare à rattaquer, enfin plutôt à se faire ré-attaquer, par les 2 autres groupes programmés. Là encore, j’y vais à l’aveugle, mais entre Devil et Satan, je ne m’attends pas à des berceuses poétiques… Commençons par The Devils !

Au vu de la batterie installée tout en bord de scène, où trône le Pape François hilare (oui oui, lui-même, mais je ne décrirai pas d’où il sort, matez vous-mêmes si vous l’osez), on se dit qu’elle aura toute son importance dans le set. Le show des 2 italiens,, lunettes de soleil sur le nez, est bien rôdé et probablement souvent répété, mais fait diablement effet quand on le découvre pour la première fois…Le guitariste, tout en rouflaquettes et pantalon de cuir apporte un méga cierge allumé, tandis que la batteuse, tout en résilles, cuissardes rouges, mini combi en latex et voile de nonne vissé sur la tête apporte un cierge bien moins religieux… Le godemiché noir (et énoOOorme !) ventousé sur la batterie, le déferlement peut commencer. Ca envoie sévère, comme on dit, ça tabasse, à deux voix et avec une complicité évidente. Cette fois, ça remue sec dans la fosse, et Gianni fait plusieurs descentes pour se mêler au public qui virevolte et remue la tête à s’en démonter quelques cervicales. Après quelques vautrades par terre, il rejoint Erica, imperturbable et increvable sur scène, et fait monter plusieurs spectateurs. Avant qu’on ait eu le temps de trouver un exorciste, the Devils mettent fin à leur set de trashrock diabolique, mais tellement réjouissant, raaaaaaAAA ! Si l’enfer ressemble à ça, ça va aller, ça va, ça va aller…(private joke de Furieuse).

Il est alors temps d’accueillir JC Satàn, Belzébuth et Lucifer n’étant pas dispo ce soir-là… Les 5 Bordelais et Turinoise proposent un rock aux accents de medieval doom (enfin, c’est comme ça qu’ils disent) et c’est sacrément efficace. Un maelström fourmillant de sons, de rythmiques, de mélodies, de chants et d’incantations, qui pourrait être la parfaite bande son de l’Apocalypse qui  attend sournoisement de nous exploser à la tronche.

Mais je vous rassure, on sort de cette soirée bien vivants et survitaminés, il est bon parfois de côtoyer l’enfer et la mort, il faut juste reculer à temps !

Un grand merci au Moloco, à la team déco/maquillage et aux créatures sur scène pour cette monstrueuse soirée acidulée, bourrée d’énergies musicales !

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