Toybloïd vs Dead End au Bar de l’U

Le Bar de l’U (Besançon-25) – Vendredi 1er février 2019

Toybloïd vs Dead End

En Gascogne, on dit que « Si février ne sévit pas, tout mois de l’an ennuie.  ! ». Au vu de la programmation du 1er février au Bisontin Bar de l’U, Bad Obsession Prod a dégainé direct, alors ça promet pour les mois à venir en 2019 ! On ne s’ennuiera pas devant nos scènes.

Car ils ont pris la très très bonne initiative d’inviter Toybloïd à visiter Besançon pour la première fois, et j’ai craint fortement que le Bar de l’U ne soit pris d’assaut. Mais heureusement, on a pu entrer et profiter de ce concert dantesque. Accompagnés de leurs potes Dead End, tout droit venus de Strasbourg pour les accompagner sur 2 dates, après déjà 3 passées à leur chauffer la scène, ils ont enflammé la scène du bar. Les murs ne sont pas tombés, le sol n’a pas craqué…tant mieux !

Ce sont donc les quatre gars de Dead End qui sont chargés de lancer l’ambiance vers 21h30, dans une salle déjà bien remplie. Originaires d’Alsace, ils ont gagné le droit de partager la scène avec Toybloïd sur plusieurs dates, signe que le courant passe bien entre eux, et ça se voit. Sur une base de punk, de rock, de punk-rock quoi, et de pétages de corde en série, ils font grimper la température et remuer les premiers rangs très rapidement. Sur des sujets aussi variés et enjoués que peuvent l’être le suicide, la maladie ou la vieillesse (ben ouais, Life is a Dead End…), ils nous mettent pourtant la patate (sans la cancoill’) et se révèlent une découverte plus que sympa. A bout de cordes et de temps, ils passent alors le micro aux riot grrrls et leur batteur.

Dead End

Bon, je ne vous cache pas qu’avoir l’opportunité de côtoyer de si près le trio parisien dans un petite salle du coin me réjouissait depuis ma surprise de l’annonce de ce concert. Parce qu’après avoir découvert le combo sur les terres de Jussey grâce à Music’En Brousse en 2016, et avoir eu une seconde chance de me prendre leur set en pleine face à Landresse, lors de la Guerre du Son 2018 (la photo où ils brandissent notre cher drapeau MIFC sur scène, vous vous en souvenez ?), je ne m’imaginais guère comment ils allaient se contenir sur une si petite estrade au plafond si bas. Toybloïd a de l’énergie à offrir et a besoin de contact ! Beh il y en a eu…

Revenus à un look plus rock (oui parce que la tenue débardeur-short orange, bon ben …bref, de tout façon il faisait trop frais pour la ressortir et tant mieux ;-)…), les voilà qui grimpent sur scène. Madeleine arbore le T-Shirt de Métal in Franche-Comté, et on ne boude pas notre plaisir de voir qu’ils soutiennent encore ouvertement et pleinement notre asso ! Le set aussi est totalement renouvelé, composé essentiellement de nouveaux titres (le nouvel album, « Modern Love » n’est encore pas sorti, il va falloir être patient, et guetter à la rentrée les futures dates de release tour…), mais quelques titres (tubes?) de leur premier album permettent aux fans présents de donner de la voix avec elles, ou de compter brillamment 1,2 3, 4 !. Sur « If you Dare », c’est l’ami Dom qui lance le plus fort les premiers mots du refrain, et qui gagne le droit d’emprunter le micro de Lou pour quelque temps ! Une nouvelle preuve que les Toybloïd aiment partager leur kiff de jouer avec leur public. Et comme l’envie de venir au contact est systématique, Lou n’hésite alors pas à grimper sur un retour, puis sur un bout de comptoir (bondiou de plafond trop bas :-p). Le bain de foule en slam n’étant pas possible cette fois-ci, c’est grimpée à califourchon sur les épaules d’un ami que je garderai anonyme (mais qui n’était pas peu fier quand même !) que Lou fend le public sur quelques mètres, tandis que Madeleine et Greg restent coincés sur l’estrade.

Toybloïd
« 1 de 2 »

Comme d’hab, un show survolté, où les verres de Chartreuse ont durant quelques instants bien secoué les rockeuses enthousiastes, mais il en faudrait plus pour les perturber, parce que ces trois-là ont le surtout le feu de la scène dans les veines ! Et à Métal in Franche-Comté, tout comme chez Bad Obsession Prod et le Bar de l’U, je crois qu’on aime vraiment ça ! Bonne continuation à ces deux groupes, et vivement qu’ils reviennent faire trembler nos terres… Yeaah yeahh, ouuh yeaah !

Report par Steph
Crédit photo Nico Light

 

Concert organisé par Bad Obsession Prod au Bar de l’U à Besançon (25)

Publication associée :

[LIVE REPORT] Ce fut la Guerre du Son ! Carnet de campagne jour 1

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Corosteler au Simpsons’s Pub

Le Simpson’s Pub (Courchaton-70) – Samedi 26 janvier 2019

Corosteler

En cette fin janvier, il y avait pour moi au moins 2 bonnes raisons d’aller festoyer à Courchaton, celle de retrouver sur scène après une (troooop) longue absence sur scène le duo Corosteler et son univers notable, et celle de découvrir enfin le caf’conc’ qui a émergé au sein de ce petit village au nom charmant, et qui annonce régulièrement ses évènements rock tentants…Alors, viiiite minouu, en voiture !! En (seulement) 30 minutes pile depuis la sortie de l’agglo vésulienne, arrivée à Courchaton, tout illuminé de vert simpsonnien. En plein coeur de l’hiver, il fait trop sombre pour apprécier la déco extérieure, et trop frais pour s’en soucier, mais dès que l’on entre dans l’antre, la déco intérieure vrombissante et bourbonnante vient très vite réchauffer l’ambiance. Aux premiers coups d’oeil, le Simpson’s Pub, c’est avant tout une impressionnante collection de bouteilles carrées de tout format de l’ami du Tennessee à l’étiquette noire et blanche (voir un extrait en photo ci-dessous). Mais c’est aussi un cadre chaleureux, qui a consacré une belle surface à une scène toute équipée, signe que les concerts y sont bienvenus, et ça, c’est une bonne nouvelle étant donné le faible nombre de caf’conc dans notre département. Pas de doute, ça ne sera pas la seule fois où je viendrai avec plaisir à Courchaton, et je vous invite à en faire de même.

Passons au son, et même à l’image, car si vous connaissez déjà Corosteler, vous savez que leur univers ne se réduit pas aux notes, loin de là. Sur scène, trônent les dernières créations de NiottProd’, sculptures totem et pieds de micro métal, sur fond de vidéos qui posent définitivement le style inimitable du duo de post metal indus. En deux sets, lancés par leur nouveau chauffeur de salle prometteur, les Coro nous offrent un vaste aperçu de leur tout prochain album (si si si, ça y est, la sortie est imminente, enfin!) et des retrouvailles avec des titres plus anciens et issus de l’album « Vestiges » (je vous invite à aller lire ou relire la chronique qui en avait été faite à l’époque, http://www.metal-franche-comte.info/?s=corosteler). J’aurais personnellement aimé encore un peu plus de volume et de décibels, pour que la musique nous emporte encore plus loin, mais heureusement, elle était plutôt sublimement mise en image sur grand écran. En 2019, les deux compères de Corosteler  réussissent leur retour scénique, qui aurait néanmoins mérité plus vaste audience. Alors ne ratez pas leur prochaine occas’!

Metal in Franche Comté vous reparlera sans nul doute du nouvel album en temps voulu ! En attendant, n’hésitez pas à emprunter la D18 pour découvrir ou soutenir régulièrement ce pub de passionnés, qui encourage et met en valeur les talent locaux, ces lieux si rares qui ont besoin de chacun de vous pour s’épanouir ou même survivre ! Rock on !

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Les agités du Local #2, le forum

Salle Polyvalente (Vaivre-et-Montoille-70) – Samedi 17 novembre 2018

Les Agités du Local #2 et son forum musical, avec DILF on the Beach, Inner Sun Project, Bonye & Klyde et The Fre3 Bastards

 

L’association Aim’Rock organisait le 17 novembre dernier la deuxième édition de son évènement de l’automne, « Les Agités du Local ». La date était fixée depuis longtemps, sur proposition de la commune de Vaivre-et-Montoille, aux portes de Vesoul, et au même lieu de rendez-vous que pour la session annuelle du Lac en Zik en mai. Mais la concurrence était rude ce week-end, sans compter les évènements nationaux et les menaces de blocages de routes… Le genre de facteur extérieur contre lequel on ne peut pas faire grand chose…Cependant, même si certains exposants n’ont pas venir jusque là, le forum musical qui était organisé en même temps que les 4 concerts proposés a permis de réunir de nombreux artisans et acteurs du monde musical local, offrant au public une panoplie étendue de talents. Etaient notamment présents : CG LUTHERIE (luthier) ; CRASH DRUM CUSTOM (fabriquant de caisses claires) ; GUITARE NOVO (luthier) ; SILVERE GRAVELIN (fabriquant de pédales d’effet) ; L’ECOLE DE MUSIQUE PHENIX (piano, chant, éveil musical, sonothérapie) ; LA CAVE AUX SONS (cours de guitare, basse, batterie et studio d’enregistrement) ; THEO VITTE (cours de guitare) ; VESOUL MUSIQUE (cours de guitare, basse, piano, clavier) ; LE CENTRE INFO JEUNESSE (pour ses dispositifs d’accompagnement artistique) ; ECHO SYSTEM (scène de musiques actuelles, de Scey-sur-Saône) ;  UNISSONS – collectif d’associations organisatrices de festivals ; et votre serviteur, METAL IN FRANCHE-COMTE (webzine musical). Ainsi que plusieurs vendeurs, dans le cadre de la Bourse aux Instruments et aux Disques. Tout ce petit monde occupait une grande partie de la salle, et faisait face à la scène où se sont succédés, tout au long de l’après-midi et de la soirée, 3 groupes locaux répétant au local de répétition géré par Aim’Rock, à Echenoz-la-Méline (70), puis les Belfortains de The Fre3 Bastards pour clôturer cet évènement.

C’est le trio DILF on the Beach qui a lancé les concerts en fin d’après-midi. Tout jeune groupe, constitué d’un chanteur-bassiste (qui étrennait sa tenue de scène, non homologuée mais néanmoins validée), d’un guitariste et d’un batteur, mais tous trois déjà croisés maintes fois sur scène sous d’autres line-up, ils égrainent leur rock « sexy et torturé » devant un public encore un peu mince et timide, mais attentif.

Après un intermède qui permet de vagabonder de stands en stands, (ou de buvette en restauration !), c’est au tour d’Inner Sun Project d’ouvrir son univers aux auditeurs. Seule en scène, Nadège dévoile ses textes et sa musique, un set piano-voix calme et lumineux, où elle n’hésite pas à expliquer chaque chanson et ce qui l’a inspirée. Un projet à suivre, mais peut-être dans des lieux plus intimistes, avec moins d’enfants remuants, et plus d’attention et de proximité…

Dernier groupe du local à se produire ensuite, le duo Bonye & Klyde. Dans ce combo, Rose et Joce proposent une relecture acoustique de certains titres de leur autre groupe, Ephedryne, beaucoup plus vitaminé et électrique. Mais sous cette forme, et éclairés de cages, non pas à oiseaux, mais à ampoule, les textes et la voix prennent une autre ampleur, et gardent néanmoins tout leur engagement… ça sort des tripes, pas de doute… Ou comment aller du métal au rock acoustique, en mêlant sentiments et expressions des tensions intérieures.

Enfin, pour la première fois dans le cadre des Agités, la scène est alors empoignée par un groupe ne fréquentant pas le local de répétition : The Fre3 Bastards, trois gaillards venus de Belfort, en bravant les aléas des routes de ce jour-là. Leur rock incisif, énergique et un poil groovy quand même, convainc les participants qui avaient eu la bonne idée de rester pour cette fin de soirée. Non sans mal, ils réussissent enfin à faire se masser le public au plus près de la scène, après plusieurs suppliques de rapprochement ! Les Agités commençèrent alors (enfin) à bien porter leur nom, avec  headbangs et autres remuages de pieds en rythme et entrain.

Avant l’ouverture de la scène aux musiciens motivés pour taper le bœuf, il est à noter que Metal in Franche Comté a fait le bonheur des 10 heureux gagnants de la tombola qui était organisée, en octroyant des lots plus sympas les uns que les autres, avec mention spéciale au décapsuleur mural hellfestesque ! (à répéter trois fois, si tu peux !). C’est sur cette scène ouverte, où se sont succédés plusieurs musicos en pleines impro rock que s’est achevée cette seconde édition des Agités, qui, à n’en pas douter, a malheureusement pâti des blocages et des engagements extérieurs. Bien dommage que le public n’ait pas été plus nombreux, gageons que le contexte sera meilleur l’année suivante pour la (peut-être?) prochaine édition…Alors un grand merci à Aim’Rock et à son équipe de bénévoles pour l’organisation et l’accueil, et pour ces belles rencontres constructives des acteurs locaux de la scène musicale haut-saônoise.

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Halloween Rock Party 2018 au Moloco

Moloco (Audincourt-25) – Mercredi 31 octobre 2018

Halloween Rock Party 2018, aec JC Satàn, The Devils, La Pietà & Blindness

Traditionnellement fin octobre, la fête d’Halloween nous apporte bonbons et monstres en tout genre. Au Mocolo, elle apporte aussi du gros son et des créatures étranges et réjouissantes, y compris sur scène… C’était ma seconde Halloween Rock Party dans l’antre, et d’emblée dans la salle, le ton de la soirée est donné : l’équipe Square Concept en charge de la décoration a fait un boulot de dingue. Point de Jack’O Lantern, mais des nuées de fantômes, de voilages, de pendus, et autres bestioles de la nuit se baladent parmi les cercueils et corbeaux en fond de scène. Le public n’est pas en reste, nombre de zombies, défigurés, sorcières et sans-visage s’y faufilent.

Le premier groupe à monter sur scène est Blindess. Ce duo de frangins vésuliens, en basse-batterie, assène un punk hardcore décomplexé, du noise rock direct dans ta face qui promet une soirée forte en décibels et en uppercuts auditifs. Qui a dit que les cimetières devaient rester silencieux… Environ 2 mois et demi après leur dernier concert à la Guerre du Son (Landresse-25), ça a bossé dur, ça se voit et ça s’entend. Leur set de 30 mn est devenu une vrai boule d’énergie compacte, et pourtant bien carrée (et ouaiiis, amis mathématiciens, ça peut exister !). La salle, pourtant déjà bien pleine, n’a pas encore lancé les hostilités à coup d’épaules, mais ne perd pas une miette de la prestation des 2 frères.

Pour le deuxième acte, place à La Pietà et sa croix brisée en led, et à la découverte en ce qui me concerne, aucune idée de ce qui m’attend,,. Ce sont 2 Batmen qui occupent la scène, l’un derrière ses machines et batterie électronique, l’autre à la guitare, et une frêle silhouette masquée les rejoint. Bon alors, frêle, c’est purement descriptif, car la gaillarde a du tempérament, et on oublie vite cet adjectif, elle incarne tout le contraire. Sur des beats très électro, survoltés par des distorsions rockpunk, elle ne tarde pas à balancer sa rage, par ses textes incisifs, parfois longs, mais c’est qu’elle a beaucoup à dire !, enfin, à hurler, à dénoncer, à avouer…Se qualifiant elle-même de « la moins féministe de la terre », elle appelle même le public de monstres à l’insulter, en vain… Elle termine son set de bitch punkrap par un bain de foule, incitant à une chorale et ronde improvisée autour d’elle sur son titre-phare rudement efficace , « La Moyenne » (en écoute notamment sur la compil des Inouïs du Printemps de Bourges 2018). Comme elle aime à le dire, elle n’était « pas là pour plaire, mais pour déranger », et les oreilles les plus chastes ont pu être heurtées, au vu de certains échanges de regards ou sourires gênés ! Pari gagné !!

A la mi-temps, après quelques déambulations parmi les zombies de la soirée (le stand de maquillage ne semble pas désemplir!), on se prépare à rattaquer, enfin plutôt à se faire ré-attaquer, par les 2 autres groupes programmés. Là encore, j’y vais à l’aveugle, mais entre Devil et Satan, je ne m’attends pas à des berceuses poétiques… Commençons par The Devils !

Au vu de la batterie installée tout en bord de scène, où trône le Pape François hilare (oui oui, lui-même, mais je ne décrirai pas d’où il sort, matez vous-mêmes si vous l’osez), on se dit qu’elle aura toute son importance dans le set. Le show des 2 italiens,, lunettes de soleil sur le nez, est bien rôdé et probablement souvent répété, mais fait diablement effet quand on le découvre pour la première fois…Le guitariste, tout en rouflaquettes et pantalon de cuir apporte un méga cierge allumé, tandis que la batteuse, tout en résilles, cuissardes rouges, mini combi en latex et voile de nonne vissé sur la tête apporte un cierge bien moins religieux… Le godemiché noir (et énoOOorme !) ventousé sur la batterie, le déferlement peut commencer. Ca envoie sévère, comme on dit, ça tabasse, à deux voix et avec une complicité évidente. Cette fois, ça remue sec dans la fosse, et Gianni fait plusieurs descentes pour se mêler au public qui virevolte et remue la tête à s’en démonter quelques cervicales. Après quelques vautrades par terre, il rejoint Erica, imperturbable et increvable sur scène, et fait monter plusieurs spectateurs. Avant qu’on ait eu le temps de trouver un exorciste, the Devils mettent fin à leur set de trashrock diabolique, mais tellement réjouissant, raaaaaaAAA ! Si l’enfer ressemble à ça, ça va aller, ça va, ça va aller…(private joke de Furieuse).

Il est alors temps d’accueillir JC Satàn, Belzébuth et Lucifer n’étant pas dispo ce soir-là… Les 5 Bordelais et Turinoise proposent un rock aux accents de medieval doom (enfin, c’est comme ça qu’ils disent) et c’est sacrément efficace. Un maelström fourmillant de sons, de rythmiques, de mélodies, de chants et d’incantations, qui pourrait être la parfaite bande son de l’Apocalypse qui  attend sournoisement de nous exploser à la tronche.

Mais je vous rassure, on sort de cette soirée bien vivants et survitaminés, il est bon parfois de côtoyer l’enfer et la mort, il faut juste reculer à temps !

Un grand merci au Moloco, à la team déco/maquillage et aux créatures sur scène pour cette monstrueuse soirée acidulée, bourrée d’énergies musicales !

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ZUUL FX + Assigned Fate

Une bien belle double découverte que fut pour moi cette soirée du 27 octobre à Montbéliard, à l atelier des moles !! D’abord enfin l’opportunité de passer pour la première fois la porte de cette salle, dont la programmation m’a titillée bien souvent, et je dois dire que l’accueil fut très sympa ! Un lieu à taille humaine, parfaitement organisé et équipé, compact et complet, un lieu où se sent bien très vite. Puis ensuite la joie de pouvoir enfin découvrir Zuul FX sur scène, suite à plusieurs rendez-vous ratés par le passé. Mais place au préalable, à la prestation d’Assigned Fate, chargé d’ouvrir le bal du métal…

Originaire de Pontarlier, depuis 2014, le groupe, bien qu’amputé d’un de leurs guitaristes, Côme, malade, a là l’occasion de présenter les titres de son premier album, tout chaud sorti depuis une quinzaine de jours. Malgré un public un peu trop clairsemé (vous étiez où, les gens?), le set démarre tout en énergie. Le combo, réduit à 5, enchaîne les titres, avec un chant partagé entre 2 frontmen qui occupent la scène généreusement. Une fois un petit souci de sangle de basse réglé, le set reprend, sur scène, mais aussi depuis la foule. Le meilleur moyen pour Seb d’aller faire remuer le public bien timide en lançant lui-même quelques pogos. Un mini circle pit prend même forme, mais manifestement, personne n’a envie de se faire des bleus pour l’instant…Mais il n’empêche que le public prend un réel plaisir devant cette première partie. Après un « Chainsaw Licence » percutant, avec son intro tronçonneuse (un clip est dispo, je vous le conseille, il sent bon la forêt… : https://www.youtube.com/watch?v=kWvEJGrh5Eg), Assigned Fate envoie son dernier titre de la soirée avant de laisser placer à Zuul FX.

Du haut de ses 15 ans d’âge, Zuul FX, formé dans le Val d’Oise autour de Steeve « Zuul » Petit (ex No Return), est de retour à l’Atelier pour asséner son trash metal indus. Le ton est donné dès les premières minutes, l’homme à la chapka et aux machines lance le son pour booster l’entrée des zikos. Le public, malheureusement guère plus dense, est cependant bien présent et proche de la scène, et les cheveux ne tardent pas à voler de nouveau en rythme. Toujours pas suffisamment de férus de bousculades métalleuses pour lancer la fièvre dans l’audience, mais ça ne manque pas tant que ça, et ça n’entame nullement la générosité des Zuul. La chaleur des lights « à l’ancienne » fait ressurgir de bons souvenirs à Steeve, et elle se propage aussi dans toute la salle. Et même quand tous reprendront en coeur « I Hate You » du premier album, nul doute qu’en fait, c’est tout le contraire…

Une excellente découverte pour ma ptite personne, et un kiff partagé par tous ceux qui avaient pris la bonne décision de venir. Le stand de merch n’a pas désempli et tous les membres n’ont pas boudé leur plaisir de signer et d’échanger avec les fans.

Foi de moi, je reviendrai à Montbéliard ! Et pas plus tard que le 10 novembre prochain, avec Pogo Car Crash Control, qui seront propulsés par les désormais incontournables vésuliens de tRuckks, tout fraîchement sortis de leur 1er enregistrement studio, et auréolés de leur récente victoire Internationale au Tremplin Imagine. Vous venez tous, cette fois, hein ? On se serrera :-p

 

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