Void – Jettatura

VOID
Jettatura
octobre 2018
LADLO

La note
Black'n'Roll 75%

Le Black’n’Roll est une espèce rare dans nos contrées, Void serait donc l’exception française ? Oui et non !

Oui car foncièrement le style qui revient le plus sur ce cd serait bien celui-là mais impossible de résumer Void uniquement au Black’n’Roll. En effet le groupe nantais connait aussi ses classiques du Black Norvégien, « Wowen Woods » en est un bon exemple, tant il me fait penser à Satyricon vieille époque. Et aussi dans une moindre mesure au Black Français du début des années 2000.

Sans être d’une originalité audacieuse, Void propose un Black carré, maitrisé qui a su largement s’inspirer de ce qui se fait de mieux dans tous les styles de Black.

Malgré tout, la sincérité du projet est palpable, ça ne sent pas le réchauffer, et certains morceaux sont des sacrés tubes, le mid tempo « We come We breed We live » est planant !

« Omen »  est lui aussi réussi, avec ces breaks agressifs et ses riffs thrash. Et enfin « Red Cardinals » renoue avec la brutalité du Black Metal des débuts , type « Pure Holocaust ».

Résumons en se disant que Void sera vous combler si vous aimez le Black Metal  rentre dedans !

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Undervoid – EP#4

UNDERVOID
Ep#4
octobre 2018
Try & Dye Prod

La note
Rock :! 74%

Quand un gars comme David d’Iron Bastards vous parle d’un groupe, il fait bon l’écouter car le jeune homme a déjà une solide expérience de la scène Rock’n’Roll. Alors ni une, ni deux je jette une oreille à Undervoid ! Vu le nom on s’attend à du Black mais que nenni !

Déjà le 4ème ep pour ces strasbourgeois énervés qui prévoient de s’attaquer au premier album en 2019 en proposant un Heavy Rock sur vitaminé.

Le premier titre « Perdu pour perdu » est assez court et montre une première influence très Trust, mais avec un coté plus fusion proche d’un FFF, d’un Babylon Pression. Un titre engagé qui donne le ton de cet ep, la rage aux dents ! Un bon petit solo pour bien montrer que techniquement ça va aller tranquille !

« On part au loin » lorgne plus du côté Rock français d’un Noir Désir ou d’un Matmatah avec quelques touches de Heavy Metal. Pas original comme titre mais rudement efficace !

« A ta santé », avec un titre pareil et un départ très irish rock à la Dropkick, on s’attend à une chanson à boire au niveau des paroles, c’est presque ça. C’est marrant mais plus ce Ep avance plus j’ai l’impression d’écouter du Matmatah nourri au Heavy Metal !

« Qu’a cela ne tienne » est beaucoup plus soft, plus mid tempo, très ancré dans le rock Français, un morceau un peu en dessous du niveau du reste du EP

Enfin « A tes dépends » avec son phrasé un peu rap me fait penser fortement à RATM mais rapidement d’autres influences me viennent, Mass Hystéria, par exemple !

Bref, cet EP donne envi d’écouter le futur album qui, je n’en doute pas, va donner un nouveau souffle au Heavy Rock chanté en Français !! A suivre !

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Réédition de la démo d’Asmodée

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Normal en 1997, il n’était pas né !! Formé par Spica et Gregor, membres aussi de S.V.E.S.T et Cantus Bestiae, ce projet d’une seule démo avait marqué son époque par sa violence, résolument encrée dans le Black Norvégien.

Rééditée en 2001 par End of All Life en vinyl, cette fois c’est Battlesk’rs qui s’y colle pour un digipack limité à 333 exemplaires, autant dire qu’il n’y en aura pas pour tout le monde.

 

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Electric Worry et les Wampas à Echo System

De retour chez Echo System à Scey sur Saône pour Electric Worry et Wampas..

J’arrive un peu à la bourre pour Electric Worry, le set du trio bisontin est déjà commencé.

C’est du rock, ambiancé 70′, un peu stoner gras…genre Red Fang par moment.

Plutôt cohérent pour ce groupe qui porte le nom d’un morceau de Clutch….

Belle presta, malheureusement le public se fait encore désirer..

Il semblerait qu’il se soit fait désirer pour le groupe phare du soir..les Wampas. 

Le voila, le seul, l’unique, Didier Wampas et sa guitare rose floquée d’un stickers CGT et gravée « not dead »..

Il est bondissant, gesticulant, vociférant.. renverssant les retours son pour grimper dessus, slamant le public la gratte en main, debout ou sur une chaise, la soirée est énergique.

De l’énergie, il en a à revendre le Didier.. sans cesse en mouvement, il se donne pleinement aux papas/mamans venu s’encanailler avec leur progéniture, aux punks sur le tard venu se taquiner les cotes et autres amateurs de punchline sonores!

Le set construit autour du dernier album distille quelques hits singles comme Rimini ou Manu Tchao..

On notera une belle prestation de l’ensemble des musicos, et notament de Florian « Effello Wampas » Gauvin qui nous gratifie d’une sacrée collec’ de guitares!

« 1 de 2 »

Encore une très belle soirée en compagnie de l’équipe d’Echo, que je remercie encore pour tout!

Mention spéciale pour Max.. si tu me lis! 😉

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Maryonmeth – Throne of Nothingness

MARYONMETH
Throne of Nothingness
novembre 2018
autoprod

La note
la folie n'est pas loin 93%

Maryonmeth est un duo bisontin composé de Jim (Negative Haircut, Hamsteroïd) et David (Diluvian, Petosaure, Anosmiac). Ca je l’ai piqué dans leur bio car il y a encore 15 jours, je ne connaissais pas du tout le groupe. Je dois cette découverte à Sly du Titty Twister (qui vaut tous les magazines spécialisés, le nôtre compris, en terme de découverte).

Et bien lui en a pris de parler de ce duo qui revisite un style presque disparu dans nos contrées, le Black Metal ! Attention ce style n’est que le point de départ d’une folie musicale de presque 30 minutes où d’autres genres vont venir s’insinuer !

« Throne of Nothingness » est un premier morceau bien représentatif, il monte en puissance, avec l’ajout d’une voix plus claire mais particulièrement importante, me rappelant un peu celle de Fernando de Moonspell. Et là les blast beat, nous tombent sur la gueule, que ça fait du bien d’entendre ça ! La suite du morceau, se veut bien Black, la voix criée est maitrisée, audible. L’ajout d’un clavier de façon subtile rajoute un degré de plus à la folie qui se dégage de ce premier titre.

Ouah … la suite a intérêt à être à la hauteur car là, on a piqué ma curiosité !

« Flames (a Dream Called Death) » déboulent de façon très Black Metal, un riff tyique mais vite la basse vient éclater tout ça, extrêmement mise en avant, elle écrase un peu le son, c’est presque dommage mais je pense voulu par le groupe car durant tout l’album ce genre de passage se répétera. Et paf, à mi morceau, gros changement, on part sur un trip planant, limite stoner/progressif dans l’idée et la minute d’après, ça reblast … décidément Maryonmeth veut nous perdre dans son univers musical. Ce dernier passage me rappelle d’ailleurs ce que peut faire un Anaal Nathrakh. Finalement une influence qu’on peut largement légitimé pour tout l’album.

« Sun Destroyer » va encore bien me faire cogiter tant on pourrait le classer facilement dans un morceau Black Metal basique, pas trop intéressant au début pour que vers la fin, on se dise que les 2 voix (criée et hurlée/parlée) provoquent un sentiment unique de folie qui rattrape largement un riff trop simple. Décidément, cet album m’oblige à ne pas se faire une idée trop rapide de Maryonmeth.

Et ce n’est pas ce « Riding home on a dead Horse » qui va m’y aider. Avec encore un départ assez Black simpliste, nous voilà carrément projeter dans l’univers d’un groupe souvent décrié mais totalement culte, Mayhem, période « Grand déclaration of War ». La voix est très proche de ce que fait Maniac sur cet album.

Le dernier morceau, « Sorcerer’s Swamp » fait encore remarquer une particularité de Maryonmeth, c’est la fluctuation du mixage de la guitare, parfois mise en retrait pour laisser la section rythmique presque seule, parfois cachée derrière la voix, ou utilisée de façon non saturée, très atmosphérique sur ce dernier titre. Un morceau qui se termine d’ailleurs, comme pour me faire mentir, sur un riff de guitare bien torturé.

Après une telle écoute, je ressors presque éreinté, tant j’ai été mis à contribution pour écouter toutes les influences de Maryonmeth. Mais là où on pourrait croire que trop de mélange tue le mélange, je conclurai en disant simplement que Maryonmeth a juste pondu un vrai Ep de Black Metal (ok sans corpse paint et pochette true Black ) ! Pourquoi : car c’est malsain, ça dégouline d’envies de meurtres, quand on sait que l’histoire est en partie basée sur la vengeance et la mort de la famille du « héros », ce sentiment est tout ce qu’il y a de plus logique et prouve donc que le groupe arrive à faire passer une idée via sa musique et ça, mon copain, c’est dur à trouver de nos jours !!

Alors, franchement si comme moi tu croyais que le Black Metal était plus moribond ces dernières années, dit toi que c’est fini, il y a encore en France des musiciens qui savent le faire comme il se doit.

Un CD pour les fans de Anaal Nathrakh , Mayhem, Arcturus et de … Black Metal !

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