Monarch – Sabbat Noir

Nom du groupe

Monarch

Album

Sabbat npor

Label
Date de sortie

2019

LA NOTE
7/10

Il y a deux mois (le 15 février exactement), Monarch, groupe de Doom Metal extrême du sud-ouest de la France, ressortait son 5ème album, Sabbat Noir (sorti à l’origine en 2010). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album porte bien son nom. Plongeons-nous donc dans une chronique obscure, pleine d’adjectifs et de métaphores.

 

Sabbat Noir est l’incarnation musicale d’un accouplement entre les catacombes de Paris et le film Blair Witch Project. Une demi-heure (divisées en deux parties) d’épaisses guitares (Shiran Kaïdine aux guitares et MicHell Bidegain à la basse) en pesanteur et d’atmosphère lugubre, associées à une batterie (Rob MacManus) dont le rôle est celui d’un instrument de torture incisif et sempiternel, le tout ponctué par les cris et les murmures d’Emilie Bresson – voici ce à quoi il faut s’attendre à l’écoute de Sabbat Noir. Le Doom Metal est en effet ici poussé à l’extrême jusqu’à atteindre une noirceur pure. Le tout est très lent, très atmosphérique – mais surtout très malsain, voire dérangeant (au sens horrifique du terme). Si vous ne jurez que par les blast beats et la joie de vivre, passez votre chemin. En revanche, si vous êtes intéressé par une expérience musicale hors du commun ou si vous souhaitez écouter quelque chose d’immersif, prenez le temps de vous plonger dans les abysses de Monarch.

 

Sabbat Noir est une expérience intrigante qui demande un certain état d’esprit à l’écoute pour être compris. C’est un album qui réussit un pari risqué : celui de la lenteur, de l’absence de mélodies, de l’horreur et de l’underground. A ne pas mettre entre toutes les mains, ou plutôt à écouter avec parcimonie.

Membres du groupe
Emilie Bresson a.k.a. Eurogirl : Vocals
Shiran Kaidine : Guitar
MicHell Bidegain : Bass
Stéphane Miollan: Guitar
 
Ville d’origine
Bayonne/Bordeaux
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Born Again + Assigned Fate – Les Passagers du Zinc

Les Passagers du Zinc

Double découverte pour moi en ce vendredi soir à Besançon. Une soirée Metal aux PDZ qui allait regrouper des adeptes de deux styles plutôt différents dans la pratique, du Heavy Metal à l’ancienne avec Born Again et du Metal moderne plutôt Deathcore avec Assigned Fate, mais similaires dans l’esprit : passer une bonne soirée bien énervée avec un public qui s’éclate. Revenons sur ce concert aux couleurs locales.

Born Again joue ce soir dans sa ville d’origine, et pourtant, dès la première chanson, on a l’impression qu’ils ont fait du chemin et qu’ils pourraient venir d’ailleurs. On a bel et bien du bon vieux Heavy Metal devant nous, si bien qu’on a du mal à croire qu’ils n’en soient qu’à leur deuxième album (True Heavy Nation, sorti en décembre 2018) ! Des riffs ravageurs, du mid-tempo plutôt entraînant (peut-être un peu trop de mid-tempo ?), le public de devant s’échauffe assez vite – à l’arrière, il leur faut un peu plus de temps, mais les bisontins de Born Again sauront très bien faire passer un message d’unité au sein de la musique Metal, message qui fait écho au titre de leur dernier album, True Heavy Nation. Ils concluent leur concert avec une reprise de « No Class » de Motörhead, un hommage qui rapproche encore une fois les fans de Metal.

Assigned Fate prend ensuite la relève et balance d’emblée de gros riffs qui achèveront de convaincre le public de se laisser aller aux pogos. Un concert vraiment réussi pour Assigned Fate : les guitares et la basse sont bien précises et envoient à la fois des bons riffs et des bons leads, le batteur place pas mal de patterns intéressants et le duo de chanteurs est au top, ils savent comment entraîner le public. Ensemble, musiciens et spectateurs retourneront les PDZ (littéralement, j’en ai vu marcher au plafond !), le groupe se mêlant souvent à la foule : le partage d’énergie était bien là, et on en a bien profité.

On peut remercier les Passagers du Zinc pour continuer à proposer des concerts comme ceux-ci à un prix aussi bas, c’est vraiment une chance dont il serait bête de se priver. Ils ont d’ailleurs réussi à proposer une soirée Metal éclectique.  Bémol de la soirée : le début du concert, prévu à 21 heures, se fera une heure plus tard. Une attente un peu longue

Pas de photos ce soir là, pour cause de préparation du concert le lendemain !

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Makeout Life Underground – Faded Vol.1

Nom du groupe

Makeout life underground

Album

faded vol 1

Label

autoprod

Date de sortie

mars 2019

LA NOTE
7/10

A l’heure où j’écris ces lignes, le premier EP de Makeout Life Underground, un groupe de Rock – au sens large (Deep Rock, pour les pointilleux) – qui nous arrive de Belfort. Fondé par Malo Thiery (batterie, chœurs) et Noham Houadef (guitare), puis rejoint par Bastian Pussey (basse) et Maëva G. Dupont (chant, guitare), le groupe nous propose le premier chapitre de son histoire : Faded Vol. 1.

L’EP démarre en tromblon avec le titre « Kill Your Friends » (vous comprenez mon jeu de mots maintenant ?), une chanson bien rythmée, simple, mais vraiment efficace (la batterie porte notamment très bien le tout). Niveau son (et cela ne changera presque pas pendant l’écoute), c’est là qu’on trouve le côté garage. Un peu déçu au premier abord, j’ai finalement trouvé que ce son garage collait en fait plutôt bien à l’atmosphère de cet EP : du rock dans un garage, parti de rien, entre amis, et qui peut aller loin. Reste que le chant sonne souvent « trop propre », ce qui de fait dénote un peu avec les instruments – mais cela n’empêche pas d’avoir de bons riffs et de bonnes lignes de chant (un beau timbre de voix également).

            Le deuxième morceau, U Without Me (morceau qui a eu droit à une belle lyric video que vous trouverez plus bas) est beaucoup plus posé. A l’écoute, je ne pouvais que me dire que c’était une jolie chanson. Le son est d’ailleurs plus propre sur celle-ci, avec de bonnes guitares et de bons arrangements à la batterie. Petite note négative : le chant masculin manque un peu d’harmonisation.

            Le troisième morceau arrive comme une très bonne surprise pour moi, car la batterie nous offre une intro tapageuse avec un très bon son qui m’a rappelé l’intro percussive de « When the Levee Breaks » de Led Zeppelin. Un morceau au refrain énergique et aux couplets calmes, le contraste est réussi et la voix est belle (malgré les problèmes de mixage).

            Faded Vol. 1 se termine (abruptement) avec « Mystery Girl », une chanson où l’on trouve cette fois des harmonies vocales plutôt agréables (qui pallie la guitare un peu juste de l’intro). Encore une fois, la batterie est bien pêchue (ceci dit, la batterie est vraiment sympa sur tout l’EP), et les lignes de chant sont chouettes. Malheureusement, comme dans la chanson précédente, un solo de guitare mal exécuté vient un peu ternir l’ensemble, un peu dommage quand on entend que les riffs sont vraiment bons.

Makeout Life Underground fait donc une belle entrée sur la scène rock franc-comtoise et on espère qu’ils iront même au-delà de nos frontières. Le groupe indique sur sa page Facebook qu’il souhaite prendre son temps avant d’enregistrer un album complet : ce futur album n’en sera sûrement que meilleur.

Membres du groupe
Chant / Guitare : Maëva
Guitare : Noham
Batterie / Choeurs : Malo
Basse : Pussy
 
 
Ville d’origine
Montbéliard
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Mörglbl – The Story of Scott Rötti

Nom du groupe

Mörglbl

Album

the story of scott rÖtti

Label

Laser’s Edge

Date de sortie

2018

LA NOTE
7.5/10

L’incomparable trio français Mörglbl est de retour avec un 7ème album intitulé The Story of Scott Rötti. Entre Metal, Jazz, Punk, Fusion et tout un tas de bonnes choses, les virtuoses de la musique et du jeu de mots (en témoignent les titres de chansons comme « La lèpre à Elise » ou encore « Prog Töllog ») vous ont concoctés pas moins d’une heure de Prog. Voyons de quoi il en retourne…

 

Cet album est, comme on peut s’y attendre, très axé virtuosité (n’oublions pas que nous avons affaire à de la musique instrumentale) mais le trio, mené par Christophe Godin (guitare) et Ivan Rougny (basse), ne se force pas non plus à broder de la note pour faire beau. Quand il y a besoin de taper, Mörglbl tape. En d’autres termes, on a autant droit à de l’envolée à la guitare qu’à de gros riffs bien péchus et vraiment entraînants. Le son de guitare est d’ailleurs particulièrement savoureux sur « Döner Dörgazm » (et je viens de comprendre la blague). Pour les bassistes, vous ne serez pas en reste car « La lèpre à Elise » (une chanson qui a la particularité d’avoir des mélodies vocales) démarre avec une intro plutôt sympa à la basse, et les lignes de basse de l’album sont plutôt groovy en général. Un bon solo de basse aussi dans « Prog Töllog ». Et évidemment, que serait un groupe de Prog sans un batteur taillé pour le métier ? Ça groove, ça tape, ça swingue et ça envoie vraiment bien de ce côté-là aussi.

Si l’album est parfois varié, Mörglbl revient tout de même souvent à un son et une rythmique propre et chaque chanson contient et son passage « type », et son passage « spécial ». « Panzer Kökötier » est, par exemple, une chanson à l’ambiance très balnéaire et joyeux à laquelle s’ajouteront tout de même plus tard de bons gros riffs plus Metal. D’ailleurs, pour les métalleux purs et durs qui sont sceptiques vis-à-vis du Prog, je trouve cet album tout de même assez axé Metal (pas dans le sens Slayer évidemment, mais plutôt dans le sens Dream Theater, comme la chanson « Crime Minister », la plus Metal et facile d’accès d’après moi) ou Rock, sans oublier une influence à la Steve Vai. Le premier morceau, « 2 flics amis amish », est d’ailleurs une bonne entrée en matière et pour l’album, et pour le genre. Commencez donc par le commencement, si vous êtes réticents !

 

Je m’étais attendu à plus de surprise venant de cet album mais il n’en manque pas pour autant (la chanson titre est d’ailleurs aussi loufoque que la pochette). Un bon moment de musique, et du Prog suffisamment accessible pour pouvoir être écouté n’importe où, car, selon moi, Mörglbl joue plus sur l’efficacité des riffs et l’éclate que sur une étude et une composition strictement mathématique. Je vous laisse maintenant faire vous-même la connaissance de Scott Rötti.

Membres du groupe
Christophe Godin: Guitar
Ivan rougny: Bass
Aurelien Ouzoulias: Drums
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Waking the Sleeping Bear – Jungle Urbaine

Waking the Sleeping Bear
Jungle Urbaine
31 octobre 2018
autoprod

La note
GRRRRRRRR 85%

On parlait du groupe dolois il y a peu dans le live report du dernier Crazyfest, voici l’ours qui revient pour cette fois nous présenter le tout premier EP de Waking The Sleeping Bear, intitulé Jungle Urbaine. Attaquons sans plus attendre.

Waking The Sleeping Bear n’est pas inconnu des scènes locales, mais faire son entrée sur le marché de la musique est une autre affaire. Le prologue de Jungle Urbaine vient directement nous présenter de quoi il en retourne : des samples, des riffs gras, une voix au flow rythmé, et annonce le ton de l’EP. Dès le début, l’on remarque rapidement qu’il y a un véritable travail d’écriture, les textes étant vraiment conçus pour faire honneur à la fois à la rythmique du chant et à celle des instrumentistes. On trouve également là un beau florilège de rimes, d’allitérations, et d’autres belles tournures bien amenées qui flatte la langue française. Restons sur le chant : quelques passages chantés en voix claire m’ont moins emballé, mais sans doute pour une question de timbre. Côté technique et justesse, rien à signaler, à part peut-être que parfois, le mixage ou le manque d’harmonies donne du chant un peu sec qui sort un peu trop du reste – mais les parties harmonisées sont meilleures. Quant au chant guttural, il est réussi et donne lieu à de bons accès de rage. Vous saurez ce qu’il en coûte de réveiller un ours.

Côté musique, il faut déjà noter que l’ensemble plutôt très bien. Ça percute là où il faut, ça reprend son souffle au bon moment. Pour les guitares, on trouve de très bons riffs bien accrocheurs comme sur « Jungle Urbaine » et « Cannibale », chanson sui figure sur le premier clip du groupe, qui a d’ailleurs très bien choisi son single car « Cannibale » canalise exactement l’identité de Waking The Sleeping Bear : les riffs y sont bons, le chant acéré, et les samples sont ici les plus riches de l’EP. Car Waking The Sleeping Bear, c’est à la fois du Metal, et des sons électro qui sont plutôt bien incorporés à l’ensemble, justement parce qu’ils ne sont pas incorporés. Ils sont pensés avec le reste. Tous ces riffs et ces samples sont soutenus par une batterie qui groove plutôt bien et qui offre quelques patterns bienvenus. Si l’on devait reprocher quelque chose à la partie instrumentale du groupe, c’est peut-être la basse qui est un peu en retrait, même si elle contribue bien aux riffs pesants.

C’est pour moi une réelle réussite que ce premier EP de Waking The Sleeping Bear, qui accomplit avec brio la tâche de se forger une identité musicale dès son premier opus. Nul doute que cet EP sera remarqué, car il n’en mérite pas moins. En tout cas, l’ambition est là, et le tout est conçu avec beaucoup de rigueur, ce qui n’ôte rien à la qualité du rendu.

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Catalyst – Dawn of a Dreadful Fate

Catalyst
Dawn of a Dreadful
2018
autoprod

La note
Un bon début 68%

Le groupe Catalyst, originaire de Metz, sort son tout premier EP intitule Dawn of a Dreadful Fate. Explorons donc cet opus, composé de quatre titres très Death Metal.

Catalyst ne perdent pas de temps, l’EP démarre en trombe et nous indique déjà que les tempi seront rapides.  Niveau son, c’est plutôt bon sur les guitares ; malheureusement parfois le mixage et peut-être la vitesse rendent le tout un peu brouillon. La basse est plutôt discrète est la voix un peu trop présente. Catalyst a choisi d’écrire en anglais, un choix discutable car – sans s’attarder sur la prononciation – il y a quelques erreurs.

Côté musique, la dominante est donc bien à la vitesse, au shred et aux gros riffs, le tout plutôt bien exécuté. Mais Catalyst nous réservent aussi quelques surprises, avec quelques passages de guitare clean vraiment agréables, notamment sur « The Catalyst’s End », dont l’outro a des sonorités tirant sur le Black Metal et qui s’agrémente aussi d’un piano. Le piano tranche d’ailleurs avec les synthés plus moyens de « Forsaken », dont le refrain n’est pas sans évoquer Amon Amarth.

En somme, un début plutôt efficace pour Catalyst, bien que mitigé sur quelques aspects. L’EP étant assez court, il n’y a plus qu’à voir ce que le groupe peut donner sur un premier album, et bien sûr, sur scène !

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