Makeout Life Underground – Faded Vol.1

Nom du groupe

Make life underground

Album

faded vol 1

Label

autoprod

Date de sortie

mars 2019

LA NOTE
7/10

A l’heure où j’écris ces lignes, le premier EP de Makeout Life Underground, un groupe de Rock – au sens large (Deep Rock, pour les pointilleux) – qui nous arrive de Belfort. Fondé par Malo Thiery (batterie, chœurs) et Noham Houadef (guitare), puis rejoint par Bastian Pussey (basse) et Maëva G. Dupont (chant, guitare), le groupe nous propose le premier chapitre de son histoire : Faded Vol. 1.

 

L’EP démarre en tromblon avec le titre « Kill Your Friends » (vous comprenez mon jeu de mots maintenant ?), une chanson bien rythmée, simple, mais vraiment efficace (la batterie porte notamment très bien le tout). Niveau son (et cela ne changera presque pas pendant l’écoute), c’est là qu’on trouve le côté garage. Un peu déçu au premier abord, j’ai finalement trouvé que ce son garage collait en fait plutôt bien à l’atmosphère de cet EP : du rock dans un garage, parti de rien, entre amis, et qui peut aller loin. Reste que le chant sonne souvent « trop propre », ce qui de fait dénote un peu avec les instruments – mais cela n’empêche pas d’avoir de bons riffs et de bonnes lignes de chant (un beau timbre de voix également).

            Le deuxième morceau, U Without Me (morceau qui a eu droit à une belle lyric video que vous trouverez plus bas) est beaucoup plus posé. A l’écoute, je ne pouvais que me dire que c’était une jolie chanson. Le son est d’ailleurs plus propre sur celle-ci, avec de bonnes guitares et de bons arrangements à la batterie. Petite note négative : le chant masculin manque un peu d’harmonisation.

            Le troisième morceau arrive comme une très bonne surprise pour moi, car la batterie nous offre une intro tapageuse avec un très bon son qui m’a rappelé l’intro percussive de « When the Levee Breaks » de Led Zeppelin. Un morceau aux refrains énergique et aux couplets calmes, le contraste est réussi et la voix est belle (malgré les problèmes de mixage).

            Faded Vol. 1 se termine (abruptement) avec « Mystery Girl », une chanson où l’on trouve cette fois des harmonies vocales plutôt agréables (qui pallie la guitare un peu juste de l’intro). Encore une fois, la batterie est bien pêchue (ceci dit, la batterie est vraiment sympa sur tout l’EP), et le les lignes de chant sont chouettes. Malheureusement, comme dans la chanson précédente, un solo de guitare mal exécuté vient un peu ternir l’ensemble, un peu dommage quand on entend que les riffs sont vraiment bons.

 

Makeout Life Underground fait donc une belle entrée sur la scène rock franc-comtoise et on espère qu’ils iront même au-delà de nos frontières. Le groupe indique sur sa page Facebook qu’il souhaite prendre son temps avant d’enregistrer un album complet : ce futur album n’en sera sûrement que meilleur.

Membres du groupe
Chant / Guitare : Maëva
Guitare : Noham
Batterie / Choeurs : Malo
Basse : Pussy
 
 
Ville d’origine
Montbéliard
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Mörglbl – The Story of Scott Rötti

Nom du groupe

Mörglbl

Album

the story of scott rÖtti

Label

Laser’s Edge

Date de sortie

2018

LA NOTE
7.5/10

L’incomparable trio français Mörglbl est de retour avec un 7ème album intitulé The Story of Scott Rötti. Entre Metal, Jazz, Punk, Fusion et tout un tas de bonnes choses, les virtuoses de la musique et du jeu de mots (en témoignent les titres de chansons comme « La lèpre à Elise » ou encore « Prog Töllog ») vous ont concoctés pas moins d’une heure de Prog. Voyons de quoi il en retourne…

 

Cet album est, comme on peut s’y attendre, très axé virtuosité (n’oublions pas que nous avons affaire à de la musique instrumentale) mais le trio, mené par Christophe Godin (guitare) et Ivan Rougny (basse), ne se force pas non plus à broder de la note pour faire beau. Quand il y a besoin de taper, Mörglbl tape. En d’autres termes, on a autant droit à de l’envolée à la guitare qu’à de gros riffs bien péchus et vraiment entraînants. Le son de guitare est d’ailleurs particulièrement savoureux sur « Döner Dörgazm » (et je viens de comprendre la blague). Pour les bassistes, vous ne serez pas en reste car « La lèpre à Elise » (une chanson qui a la particularité d’avoir des mélodies vocales) démarre avec une intro plutôt sympa à la basse, et les lignes de basse de l’album sont plutôt groovy en général. Un bon solo de basse aussi dans « Prog Töllog ». Et évidemment, que serait un groupe de Prog sans un batteur taillé pour le métier ? Ça groove, ça tape, ça swingue et ça envoie vraiment bien de ce côté-là aussi.

Si l’album est parfois varié, Mörglbl revient tout de même souvent à un son et une rythmique propre et chaque chanson contient et son passage « type », et son passage « spécial ». « Panzer Kökötier » est, par exemple, une chanson à l’ambiance très balnéaire et joyeux à laquelle s’ajouteront tout de même plus tard de bons gros riffs plus Metal. D’ailleurs, pour les métalleux purs et durs qui sont sceptiques vis-à-vis du Prog, je trouve cet album tout de même assez axé Metal (pas dans le sens Slayer évidemment, mais plutôt dans le sens Dream Theater, comme la chanson « Crime Minister », la plus Metal et facile d’accès d’après moi) ou Rock, sans oublier une influence à la Steve Vai. Le premier morceau, « 2 flics amis amish », est d’ailleurs une bonne entrée en matière et pour l’album, et pour le genre. Commencez donc par le commencement, si vous êtes réticents !

 

Je m’étais attendu à plus de surprise venant de cet album mais il n’en manque pas pour autant (la chanson titre est d’ailleurs aussi loufoque que la pochette). Un bon moment de musique, et du Prog suffisamment accessible pour pouvoir être écouté n’importe où, car, selon moi, Mörglbl joue plus sur l’efficacité des riffs et l’éclate que sur une étude et une composition strictement mathématique. Je vous laisse maintenant faire vous-même la connaissance de Scott Rötti.

Membres du groupe
Christophe Godin: Guitar
Ivan rougny: Bass
Aurelien Ouzoulias: Drums
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Waking the Sleeping Bear – Jungle Urbaine

Waking the Sleeping Bear
Jungle Urbaine
31 octobre 2018
autoprod

La note
GRRRRRRRR 85%

On parlait du groupe dolois il y a peu dans le live report du dernier Crazyfest, voici l’ours qui revient pour cette fois nous présenter le tout premier EP de Waking The Sleeping Bear, intitulé Jungle Urbaine. Attaquons sans plus attendre.

Waking The Sleeping Bear n’est pas inconnu des scènes locales, mais faire son entrée sur le marché de la musique est une autre affaire. Le prologue de Jungle Urbaine vient directement nous présenter de quoi il en retourne : des samples, des riffs gras, une voix au flow rythmé, et annonce le ton de l’EP. Dès le début, l’on remarque rapidement qu’il y a un véritable travail d’écriture, les textes étant vraiment conçus pour faire honneur à la fois à la rythmique du chant et à celle des instrumentistes. On trouve également là un beau florilège de rimes, d’allitérations, et d’autres belles tournures bien amenées qui flatte la langue française. Restons sur le chant : quelques passages chantés en voix claire m’ont moins emballé, mais sans doute pour une question de timbre. Côté technique et justesse, rien à signaler, à part peut-être que parfois, le mixage ou le manque d’harmonies donne du chant un peu sec qui sort un peu trop du reste – mais les parties harmonisées sont meilleures. Quant au chant guttural, il est réussi et donne lieu à de bons accès de rage. Vous saurez ce qu’il en coûte de réveiller un ours.

Côté musique, il faut déjà noter que l’ensemble plutôt très bien. Ça percute là où il faut, ça reprend son souffle au bon moment. Pour les guitares, on trouve de très bons riffs bien accrocheurs comme sur « Jungle Urbaine » et « Cannibale », chanson sui figure sur le premier clip du groupe, qui a d’ailleurs très bien choisi son single car « Cannibale » canalise exactement l’identité de Waking The Sleeping Bear : les riffs y sont bons, le chant acéré, et les samples sont ici les plus riches de l’EP. Car Waking The Sleeping Bear, c’est à la fois du Metal, et des sons électro qui sont plutôt bien incorporés à l’ensemble, justement parce qu’ils ne sont pas incorporés. Ils sont pensés avec le reste. Tous ces riffs et ces samples sont soutenus par une batterie qui groove plutôt bien et qui offre quelques patterns bienvenus. Si l’on devait reprocher quelque chose à la partie instrumentale du groupe, c’est peut-être la basse qui est un peu en retrait, même si elle contribue bien aux riffs pesants.

C’est pour moi une réelle réussite que ce premier EP de Waking The Sleeping Bear, qui accomplit avec brio la tâche de se forger une identité musicale dès son premier opus. Nul doute que cet EP sera remarqué, car il n’en mérite pas moins. En tout cas, l’ambition est là, et le tout est conçu avec beaucoup de rigueur, ce qui n’ôte rien à la qualité du rendu.

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Catalyst – Dawn of a Dreadful Fate

Catalyst
Dawn of a Dreadful
2018
autoprod

La note
Un bon début 68%

Le groupe Catalyst, originaire de Metz, sort son tout premier EP intitule Dawn of a Dreadful Fate. Explorons donc cet opus, composé de quatre titres très Death Metal.

Catalyst ne perdent pas de temps, l’EP démarre en trombe et nous indique déjà que les tempi seront rapides.  Niveau son, c’est plutôt bon sur les guitares ; malheureusement parfois le mixage et peut-être la vitesse rendent le tout un peu brouillon. La basse est plutôt discrète est la voix un peu trop présente. Catalyst a choisi d’écrire en anglais, un choix discutable car – sans s’attarder sur la prononciation – il y a quelques erreurs.

Côté musique, la dominante est donc bien à la vitesse, au shred et aux gros riffs, le tout plutôt bien exécuté. Mais Catalyst nous réservent aussi quelques surprises, avec quelques passages de guitare clean vraiment agréables, notamment sur « The Catalyst’s End », dont l’outro a des sonorités tirant sur le Black Metal et qui s’agrémente aussi d’un piano. Le piano tranche d’ailleurs avec les synthés plus moyens de « Forsaken », dont le refrain n’est pas sans évoquer Amon Amarth.

En somme, un début plutôt efficace pour Catalyst, bien que mitigé sur quelques aspects. L’EP étant assez court, il n’y a plus qu’à voir ce que le groupe peut donner sur un premier album, et bien sûr, sur scène !

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Desybes – Sermon d’Hypocrite

DESYBES
Sermon d'Hypocrite
septembe 2018
autoprod

La note
80%

Desybes, groupe de Metal du Grand Est depuis 2005, est de retour pour cette rentrée 2018 avec l’album Sermon d’Hypocrite, qui a notamment pu voir le jour grâce au soutien de plusieurs contributeurs.  Autant vous dire que notre région soutient autant Desybes que Desybes soutient la scène régionale ! Je vous invite d’ailleurs à jeter un œil à l’interview et au reportage de la release party de l’album que vous trouverez sur le site. Mais venons-en au fait, et analysons, chanson par chanson, le nouvel album de Benoît, Julien, Silvère et Sylvain (notez que je découvre à la fois l’album et le groupe).

« Dēmokratía » : première surprise pour moi, l’album débute avec un morceau instrumental ce qui permet de présenter tout de suite les musiciens et leurs styles respectifs. Ça percute d’emblée, et non sans être mémorable. J’ajouterai que les sons de guitare sont variés ce qui témoigne d’une recherche dans le son qui est plutôt appréciable.

« The Machine » : une chanson redoutablement efficace qui lance tout de suite dans l’album. C’est le seul morceau de l’album dans lequel vous entendrez de l’anglais (pour le refrain), car Desybes écrit essentiellement en français, et ce n’est pas pour me déplaire. D’autant plus que l’emploi de l’anglais est justifié : la chanson a été composé pour David Radeff, boxeur franc-comtois, alias… The Machine.

« Mort Sous X » : un morceau qui groove beaucoup, et qui, selon moi, possède certains des meilleurs textes de l’album. La chanson parle du mythe du soldat inconnu et le décrypte de manière intéressante. Reste que certaines phrases s’enchaînent parfois un peu maladroitement. Petit plus : la fin du morceau est super, on en fait plus des comme ça !

« Terra Corsa » : un morceau qui m’a fait m’exclamer plusieurs fois ! Mon préféré sur cet album. Un morceau agressif qui tantôt frôle le Hardcore (auquel pourtant je ne connais pas grand-chose) avec un chant plus énervé et des riffs puissants, tantôt le Trash Metal, voire le Heavy ou le Hard-Rock, quand on entend ce solo de guitare ! Le chant continue de surprendre avec des chœurs sur le refrain et sur la fin qui sont vraiment réussis.

« Poussée au Vide » : un morceau visiblement plus personnel dans le texte (plutôt bien écrit également) et qui m’a aussi marqué par ses riffs et ses leads assez surprenants : les gammes et les mesures, sur ce morceau, ont été habilement choisies et modelées. La voix se fait une fois de plus différente, ce qui renforce ce morceau.

« Dolores » : je vous avoue tout de suite que je n’ai pas bien compris de quoi parle cette chanson. Le texte, cryptique pour moi qui manque peut-être de la référence clef, m’est tout de même apparu moins bon que celui des autres chansons car un peu maladroit dans sa structure. En revanche, j’aimerais souligner que la basse est très présente sur cette chanson et donne une rythmique vraiment prenante.

« Elles Veillent » : une chanson dont l’intention est louable et qui soutient la cause des femmes mais qui pour moi fait preuve de quelques maladresses dans le texte, des phrases parfois trop simples dans le fond mais trop complexes dans la forme, qui ont tendance à mettre à mal la diction du chanteur. Quelques tournures viennent tout de même contrebalancer ce morceau. Desybes a en tout cas le mérite de s’attaquer à des sujets difficiles.

« Sermon d’Hyprocrite » : en voilà un de sujet difficile : la politique ; car cet album de Desybes peut paraître plutôt engagé sur pas mal de chansons. Outre quelques jeux de mots bien trouvés (dont le titre), le texte est malheureusement moins bon que les autres. Une rime saute curieusement (même s’il vaut mieux sacrifier une rime plutôt que d’utiliser un mot qu’on ne veut pas) et les maladresses sont trop présentes, notamment dans l’amorce du refrain. Cette chanson ne m’a pas convaincue.

« Hiéroglyphes » : texte plus simple mais plutôt efficace, qui joue encore parfois sur les mots. Les riffs emblématiques sont de retour, et la basse est plus prenante que jamais. Un morceau qui, à coup sûr, mettrait à mal les cervicales en concert.

« Des Visages, des Fissures » : un autre morceau plus personnel, et plus long que les autres, vient conclure cet album. Pour finir en beauté, Desybes s’offre un invité au chant : Raphaël Couturier de Caracariass. Ce morceau apporte un vent nouveau sur l’album, et l’on ne peut s’empêcher de penser à Gojira par moment, tant les sonorités et les riffs semblent s’en inspirer. La chanson se fait parfois plus calme et solennel, ce qui ajoute à la narration. Le texte est plutôt bon, et soutenu par un chant prenant en ouverture du solo de guitare. Une bien belle conclusion pour cet album.

Pour le reste, je vous invite bien sûr à écouter l’album !

Malgré quelques points qui peuvent gêner dans le texte et la diction de celui-ci, je suis vraiment satisfait d’avoir fait la découverte de Desybes. Cet album est à la fois très bon et très prometteur : les riffs sont mémorables, le groove efficace et le quator fonctionne à merveille. Le groupe mérite que l’on parle de lui, alors je vous invite à les soutenir !

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L’ultime édition du Crazyfest

Y a-t-il des metalleux dans le Jura qui ne sont jamais allé au Crazyfest ? Nous vivons, il faut le dire, dans une région où voir un concert ou même jouer du metal n’est pas chose facile. Mais nous avions tous, chaque année, un rendez-vous immanquable : le Crazyfest. Petit festival et tremplin à la fois, le Crazyfest permettait à la fois aux fans de metal d’avoir enfin un lieu où se retrouver, aux groupes débutants de monter sur scène et d’ouvrir pour de vraies têtes d’affiches, et de voir enfin des groupes connus passer dans le coin (votre serviteur, avec feu son groupe Breakin’ Balls a ainsi eu le plaisir de partager la scène avec Frontal et Black Bomb A). Je remercie déjà, et aux noms de mes camarades, toute son équipe, à commencer par Quentin Charles, qui aura sué sang et eau pour que ce projet tienne.

 

Malheureusement, autour de Lons-Le-Saunier et de par sa mairie maladive, la culture a la vie dure. Le Crazyfest se tenait donc pour l’ultime fois au Bœuf sur le Toit, à Lons-Le-Saunier, ce samedi 15 septembre. A l’affiche, deux groupes locaux, Waking The Sleeping Bear et Fury, et une tête d’affiche et pas des moindres : Dagoba.

[NDLR : ce soir pas de photo car aucun photographe ne pouvait se rendre sur place et toutes les demandes pour en trouver n’ont pas abouti Sorry ! ]

Dans un style qui n’est pas sans rappeler Mass Hysteria, Waking The Sleeping Bear vient délivrer un neo-metal (ah, non, on me souffle « nimportecore » dans l’oreillette, au temps pour moi) de très bonne qualité. Quand je découvre (pour la seconde fois en l’occurrence, le groupe ayant déjà participé au tremplin en 2015) un groupe en concert, je dois dire que je suis plutôt difficile. Je dois donc dire que Waking The Sleeping Bear m’a surpris par l’efficacité de son set (qui comprend le meilleur remix du thème de Petit Ours Brun qui soit). Leur concert était proprement exécuté et la rythmique (Edwin, Simon et Arthur) solide, avec une véritable présence sur scène – Adrien (chant, et, notons-le, designer de cette belle affiche) communiquant bien avec le public. Les textes des chansons avaient aussi un bon effet fédérateur et percussif qui résonnait dans les oreilles du public. Les samples étaient plutôt bons également, et le tout était porté par un son bien équilibré. Pour moi c’était presque un sans-faute, à tel point que je ne me souviens pas des fautes (bon, allez, je dois dire que quelques parties chantées et non en rap frisaient parfois la fausse note, mais ça arrive même aux meilleurs).

Viennent ensuite Fury, de Dole, comme leurs camarades de WTSB. Changement de registre : on passe à un metal beaucoup plus mélodique, et l’on est forcé de constater l’admiration (peut-être un peu trop marquée) d’Enzo (Guitare et Chant) pour Children of Bodom. Là encore, je suis surpris de découvrir un groupe nouveau qui a une pléthore de bons riffs sous la main. Malheureusement, je dois dire que le son ne leur faisait pas toujours honneur, car certains de ces riffs étaient parfois peu discernables. On constate rapidement que Fury est constitué de bons musiciens (au passage sympa la Ghost Fret, Hugo (Guitare), et les mélodies harmonisées sont assez bien travaillées, même si parfois le jeu manquait de précision. Mais encore une fois, ça arrive, et je n’ai relevé aucune véritable erreur. A la rythmique, on retrouve Thibaut (Basse), grand habitué du Crazyfest, avec des lignes de basse plutôt sympathiques. Thomas (Batterie) aura droit à son solo. Côté jeu de scène, le groupe est bien mobile et prend beaucoup de plaisir, même si, encore une fois, on ressent parfois une admiration pour des musiciens connus qui leur font imiter certains mouvements. A cela j’ajoute que la timidité du chanteur, en tout cas son hésitation, se faisait assez ressentir. Côté présence, c’était un peu amateur. Mais l’importance est dans la musique, et elle était réussie.

 

J’en viens donc à la tête d’affiche de la soirée, Dagoba. Malgré un son plutôt mauvais (où sont les basses fréquences ? Y a-t-il quelqu’un d’autre que le chanteur et le batteur ?), il est très difficile de rester en place lorsque Dagoba est sur scène. Ça frappe, et ça frappe fort. Le groupe aura su tirer le meilleur de ce public qui était malheureusement assez petit, mais enthousiaste. On les comprend car, je le rappelle, voir des groupes à réputation internationale à Lons, c’est toujours un événement. Le groupe était donc en plutôt bonne forme et enchaînait les titres assez (ou trop ?) rapidement et affichait une bonne humeur. Mais pour ma part, je suis un peu resté sur ma faim, car j’ai trouvé les morceaux un peu répétitifs (je vous ai dit que j’étais difficile ?) et le son en altérait vraiment la qualité.

 

Retrouvez sur le facebook du CrazyFest les photos et reports de toutes ces éditions de folie

Le Crazyfest s’est donc offert une bonne (mais pas ma préférée) dernière édition, qui n’aura malheureusement pas eu le public qu’elle méritait. Mais au moins, on pourra dire que cette ambiance dont je vous parlais plus haut, cette fraternité qui savait nous réunir, que ce soit à la mezzanine de Juraparc (R.I.P.), à la MJC (R.I.P. … vous le sentez, qu’il y a un problème côté culture ?) ou au Bœuf sur le Toit, aura tenu bon. Désormais, je ne peux que souhaiter à tous les groupes naissants, qu’ils aient été là ce soir ou bien ceux qui, un jour, ont pu jouer grâce au Crazyfest, de persévérer et de faire vivre le metal, quoiqu’il en coûte.

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